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No title (en attendant d'en avoir un)

Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /2006 13:27

Prenez donc un peu de temps, offrez-vous un moment de répit et suivez-moi.

 

Larguez les amarres de vos bureaux ensevelis sous des piles de paperasses que seul votre gagne pain intéressent.

 

Lâchez prise, quittez le coin sombre de votre séjour.

 

Défaites-vous de cette corvée de nettoyage qui peut bien attendre un peu.

 

Pas de souci, ne soyez pas effrayés, tout sera encore là après.

Travail inachevé, lecture, poussière et même les jouets des enfants disséminés dans toute votre demeure.

 

Comme j’aime à le dire parfois :

 

« Ce qui n’est pas fait aujourd’hui le sera peut être demain… »

 

Le ciel est bleu, baigné de lumière.

 

J’y ai dessiné pour vous une porte. Elle n’a ni forme ni couleur. Elle est celle que vous souhaitez  qu’elle soit. Elle est celle que chacune et chacun d’entre vous imaginez comme la porte à franchir pour être enfin ailleurs.

 

Précédez moi, à vous l’honneur !

 

Venez sans crainte, tournez cette poignée. Voilà ! Vous êtes chez moi.

 

Ici tout est calme, si calme. Je suis loin de la rumeur et des tourments de la ville. J’apprécie de venir m’y ressourcer quand les pressions extérieures se veulent trop oppressantes pour moi.

 

Le soleil de ce milieu d’après midi plombe l’air environnant, la route qui serpente au milieu de la colline pourrait presque passer pour une coulée de lave fraichement durcie tant la chaleur qu’elle irradie fait coller les semelles au bitume. Je connais ces lieux aussi bien voire peut être mieux que bon nombre d’autochtones tant j’ai sillonné cette frange de terre allant de la mer jusqu’à la montagne des journées durant.

Selon la légende cette île serait issue d’une querelle, qui aurait dégénéré, entre deux Titans. L’un, à bout d’arguments et vexé de l’être, aurait arraché un morceau du continent pour le jeter à la face de l’autre. Ce dernier, d’un geste empreint d’une grande souplesse pour un Titan, aurait esquivé l’attaque. D’un simple revers de la main il fit prendre la direction du large à cet amas informe. C’est ici qu’il vint finir sa course au travers des nues et devint mon paradis sur Terre.

 

Quand je pense que les hommes de sciences préfèrent nous parler de tectonique des plaques, dérive des continents et autre surrection. Je me dis que jamais ils ne comprendront pourquoi beaucoup, dont je suis, s’émerveillent de récits fantastiques.

 

Qui me dit d’ailleurs qu’ils détiennent la clef  ? Y étaient ils, l’ont t’ils vu ? Ils dissèquent et expliquent, rien de plus. Pourquoi la tradition orale ne contiendrait-elle pas une part de vérité ? Je reconnais que je raisonne par l’absurde mais qui saurait me reprocher de rêver ?

 

Le bruit d’un moteur me ramène à la réalité. Je tourne légèrement la tête et vois rentrant au port un de ces bateau bigarré qui comme chaque jour transporte sa précieuse cargaison d’éponges. Si peu de chose pour nous et tant d’effort pour celui qui bientôt pourra en tirer quelque argent frais auprès de touristes de passage.

 

Ici les hommes sont fiers, ils se tiennent droits. Leur regard lorsqu’il se pose sur vous paraît telle la flèche vous transpercer. Chacun se veut l’égal de l’autre. Pourquoi baisserait-il les yeux en quelque situation que ce soit ? Pas question de métier ou de situation sociale plus ou moins valorisante, juste question d’homme. Ma vie, sa vie, leurs vies ont toutes la même valeur. Là est leur philosophie.

 

Une mince brise vient de se lever, fraicheur à mon corps ruisselant. Je longe l’unique taverne de l’endroit. Le serveur s’affaire à servir à trois vieux attablés une boisson anisée ici très prisée. La treille qui surplombe la terrasse dégouline de grappes de raisin plus ou moins mures. Bonheur l’ombre qu’elle procure, délice le grain craquant sous la dent laissant couler un jus acidulé au fond de la bouche.

 

Il me faut rentrer ce soir je suis invité à diner.

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 09:39

Une douche ne sera pas de trop pour me décrasser de toute cette poussière qui s’est évertuée à me recouvrir toute la journée. Un dernier regard au lointain vers ce point que jamais humain ne verra. Celui où la mer et le ciel se séparent, celui qui marque la fin de leur étreinte millénaire.

 

Derrière une petite charrette à bras, une belle, fière elle aussi, vante les vertus de son poisson. Je dois admettre préférer et de loin l’œil noir et rieur de la harangueuse à celui bien plus glauque et vitreux du rouget grondin dont elle tente de se débarrasser.

 

Un agréable effluve se joue de mes narines, quelque gourmand fait griller une friture.

 

L’heure de l’apéritif est proche !

 

Je force un peu le pas mais il me faut mesurer ma peine, il me reste tout de même une petite trotte avant de rejoindre la maison. A la sortie du village un panneau sans âge en tôle émaillé indique au promeneur qu’il quitte les murs de la petite citée de Fraoula. Encore quelques mètres et j’entame la montée.

De chaque côté à flanc de coteau une armée d’oliviers séculaires monte la garde. Les troncs et branches, tortueux et noueux ont toujours représenté pour moi la marche d’une vie. Jamais simple ni rectiligne. Je comprends en le regardant qu’il soit emblème de fécondité et symbole de paix et de gloire.

 

La déclivité augmente, mes muscles se tendent et se durcissent. Si je connaissais mieux l’anatomie humaine je pourrais presque les citer l’un après l’autre tant ils se font présents à chacune de mes foulées. Vivement que j’atteigne le petit faux plat…

 

Voilà, j’y suis ! Béni soit celui qui eut la riche idée de planter ici orangers et citronniers !

 

Une petite halte et je cueille un fruit. Le petit coup de fouet bénéfique avant la dernière ligne droite. Excitation des sens, de tous les sens. Même à température ambiante la dégustation de ces quartiers bien juteux me soutire quelques frissons d’aise.

 

Une grande inspiration et je relance la machine.

Le soleil de ses rayons me darde le dessus du crâne, il fait vraiment chaud. Je dois bien admettre que de ce côté-là le temps a bien fait son ouvrage. Même si je ne suis pas chauve, elle est bien loin l’époque ou j’arborais une tignasse qui coulait en mèches châtain jusque sur mes épaules.

Depuis plus d’un an j’ai opté pour une solution plus radicale et de facilité qui me simplifie bien la vie d’ailleurs : la tondeuse ! En à peine plus de temps qu’il ne faut pour le dire je me sens frais et présentable. Plus besoin de rendez-vous ni d’attente.

 

 

 

 

Une seule chose me manque, le plaisir que me procure à chaque fois la shampouineuse. Non qu’elle pratique sur moi des actes qui se disent répréhensibles, c’est juste que j’aime qu’elle me masse le cuir chevelu avec cette dextérité que je lui connais.

Combien de fois ai-je failli m’assoupir sous la torture qu’elle m’inflige ?

Parfois, alors que je m’apitoie sur mon sort et me plains comme les hommes savent le faire de petits bobos, elle se prend à me prodiguer un massage de la nuque dont elle a le secret.

Depuis un an, quand j’y pense, je me dis que je ferais bientôt un détour par son salon ne serait-ce que pour gouter à nouveau aux joies de passer entre ses mains expertes.

 

« Home sweet home ! » Enfin,  j’arrive …

J’arpente non sans un certain  soulagement l’allée bordée de lauriers roses et blancs qui conduit à mon havre de paix, mon îlot de tranquillité.

 

Nichés près du sommet de la colline deux petits plots blancs reliés par une terrasse couverte où j’aime à recevoir mes amis lors de repas animés.

 

Le premier bâtiment se veut être la pièce à vivre, c’est un lieu que j’ai voulu plutôt dépouillé.

 

Sur les murs extérieurs, bougainvilliers et chèvrefeuilles se disputent l’envahissement de chaque centimètre carré. Dès les premiers jours de l’été naissant ce dernier diffuse à la nuit tombante une odeur proche de celle du jasmin, sucrée et enivrante.

Cela me fait me souvenir des ces petits marchands des rues en Tunisie, ces enfants qui sous des températures inavouables guettent le touriste pour lui soutirer quelque menue monnaie en échange de modestes bouquets.

 

En entrant la vue se voit offrir quatre murs percés de larges baies vitrées ouvrant soit sur le jardin, soit sur la piscine. Une grande partie de l’année seules des tentures bleues bercées par le vent masquent des ardeurs du disque solaire omniprésent. Deux confortables canapés drapés de batiks rapportés d’anciens périples, une table en bois d’olivier et quelques autres petits meubles chinés de ci de là au gré de mes voyages. La cuisine, sobre, se cache derrière un bar.

 

Voilà, rien de plus !

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 10:26

Le temps de déposer quelques fruits dans les corbeilles je ressors, traverse la terrasse et me retrouve à l’entrée du deuxième bâtiment. Au dessus de la porte file une branche de la bignone qui elle aussi semble s’être donnée la même mission que ses congénères d’en face. Une cascade de fleurs plus orangées les unes que les autres ruisselle sur le tapis vert du feuillage.

Je rejoins ma chambre pour m’y défaire. Je ne regrette vraiment pas de m’être octroyé ce qui pour moi est un luxe, une salle de bains digne de ce nom à l’intérieur de cette pièce. Pouvoir passer de ma douche ou de mon bain directement à mon lit ressortait il y a peu du rêve.

Beaucoup pensent qu’un fantasme réalisé n’en est plus un. Ils ont peut être raison mais ils oublient que cette joie si elle est renouvelée apporte toujours autant de plaisirs voire d’autres bien différents.

Je me surprends parfois d’un petit sentiment sadique qui me traverse. Entendre mes amis qui viennent loger dans une des autres chambres m’envier me donne l’idée de leur dire :

« Ce n’est que pour moi ! »

Mais ce sont des proches, je tiens vraiment à ce qu’ils le restent.

Après avoir déposé mes vêtements sur le valet de nuit j’ouvre la porte-fenêtre laissant ainsi un vent léger et tiède envahir l’espace. Ce soir, pas le temps de piquer une tête, je vais être en retard.

Et dire que la piscine me tend les bras !

La teinte du liner vert bouteille qui ne dénature pas le paysage, la plage en pierre du pays, son eau à peine ridée par les humeurs d’Eole sont autant de tentations auxquelles il me faut savoir résister après les efforts consentis toute la journée. Si je m’écoutais, je passerais un appel  téléphonique pour me décommander. Mais non ! Il ne faut en aucun cas succomber, j’ai promis ma présence.

Nu comme un ver je monte dans la baignoire, fais coulisser le pare-douche et tourne avec empressement la tête du robinet. Miracle de l’ère moderne, l’eau coule sur mon corps. Fraicheur, mes muscles se détendent. Par milliers les gouttes tombent en pluie fine et viennent mourir sur moi. Je passerais des heures là ainsi. Le jet sur mes épaules, mon torse et mon ventre ne tarde pas à me revigorer. La mousse du savon aux senteurs naturelles me couvre bientôt et blanchit ma peau halée.

Grrr !

Personne pour me masser le dos, c’est bien dommage…

Ahhhh ! Je suis transi. !

Encore ce fichu  système de chauffage solaire qui fait des siennes. J’ai, en une fraction de seconde, tous les poils au garde à vous. Moi qui voulais me réveiller un peu, là je suis servi. Biceps, dorsaux et autres fessiers sont contractés et hurlent au secours. La tiédeur revient enfin. Un rinçage en règle, j’attrape une serviette et me sèche.

En me regardant dans le miroir je me dis que je vieillis. Mes cheveux ont laissés place à un système pileux plus fourni partout ailleurs et ont maintenant une bien fâcheuse tendance à se vouloir plus nombreux en gris qu’en châtain. Même si j’ai lu il y a peu que les femmes ne dédaignaient pas les hommes légèrement dégarnis cela ne me rassure pour autant.

Une moitié de vie déjà dépassée et je n’en ai rien vu tout comme on ne voit pas ses enfants grandir avant qu’ils ne nous quittent. Je ne me suis pas souvent retourné pour voir le chemin parcouru et parfois, il me saute à la figure.

Un costume en lin beige sur une chemise blanche fera bien l’affaire pour ce soir. Je chausse mes lunettes à monture fine assortie au bleu de mes yeux, je suis fin prêt.

Je m’octroie quelques minutes et m’assois au bureau. Des notes, des idées qui me sont venues dans la matinée pour un prochain texte. La fulgurance de certaines images m’impressionne toujours quand celles-ci me viennent. Quelques secondes avant je suis dans la vie et hop !

Chasseur, proie, victime etc. Iridescence, diamant, scintillement. Tous ces mots résonnent  en moi comme des évidences. Viennent ensuite le film des événements, les protagonistes, les lieux, les pourquoi et les comment.

Une partie du lectorat m’interroge sur la part de vérité dans mes récits. J’aime à rester évasif. A quoi bon savoir ? Le mystère a ceci de bon, il fait travailler les imaginations. Et puis d’ailleurs, demande t-on à un auteur de polars si les truands et flics sont de son entourage ?

La seule chose que je puisse admettre ici c’est que seule la description de ma petite personne se veut réaliste. Il ne m’est encore jamais arrivé à ce jour de penser à qui que ce soit d’autre pour le personnage masculin principal. Petit moment de gloire personnelle que celui ou je me couche sur la page blanche via pleins et déliés.

Si seulement je pouvais être aussi fin que le trait qui me dépeint…

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 10:28

Bon, il me faut maintenant partir. Ma tenue ne saurait supporter d’y aller à pieds. Les routes poussiéreuses en cette saison auraient tôt fait de me donner l’allure d’un épouvantail posé depuis une éternité au milieu d’un champ. Et dire que je vais mettre autant de temps que si j’avais pris au travers des vergers et de l’oliveraie…

 

Un tour de clef, me voici sur la route. Les derniers rayons du soleil s’accrochent au sommet de la montagne qui parcourt l’île en son centre d’Est en Ouest. Quelque brume de chaleur se dissipe au loin, la grande bleue semble s’évaporer. Je peux sans souci aucun rouler fenêtre baissée, le bras ballant à l’extérieur, le bitume à cette heure  a bientôt fini de rendre son indigestion de calories ingurgitées toute la journée durant.

 

Une volée de piafs profite du peu de clarté qui reste pour se dégourdir les ailes.

Je profite de ces quelques minutes de trajet pour me sortir une clope et la griller en paix. Seul à bord de mon véhicule je sais ne pas avoir à croiser un regard désapprobateur ou subir quelque sarcasme.

 

Pour l’heure, ce ne sera pas l’ultime, pas l’envie, pas la force mentale pour arrêter. Je sais que je vais le faire, mais comme nombre de fumeurs je me trouve toujours l’excuse pour repousser cette échéance.

 

Je stoppe sur le gravier, quelques torches disséminées sur le semblant de pelouse et au bord de l’allée sont allumées. Elles animent tels feux follets la nuit qui son voile de deuil a baissé.

Un filet de musique vient jusqu’à mes oreilles, la réception doit avoir débutée. J’entends d’ici, le rire d’un ou deux convives, l’entrechoquement des verres, je ne serais pas le premier.

Après les salutations d’usage je prends place. Un alcool frais local, quelques fruits secs, divers toasts ornés de légumes et fromages ne tardent pas à me mettre en appétit.

Les discussions vont bon train. Comme souvent, les uns et les autres refaisons le monde à notre manière, sport national s’il en est. Une seule et unique règle pour moi, éviter les sujets qui fâchent. Politique et religions sont bannies de ce genre de soirée. Elles ont la particularité de rendre les bonnes ambiances délicates, électriques voire de les pourrir.

Le vent maritime du soir se lève, les femmes passent une petite laine pendant que les hommes tous auréolés de leur qualité de mâles font comme si de rien n’était. En cuisine on s’affaire, bruits de vaisselle, bringuebalement d’une desserte que l’on fait rouler.

Les plats servis sur de multiples assiettes sont un ravissement tant oculaire qu’olfactif.

Merveilleuse coutume, un seul service à l’instar des mezzés que j’ai découverts au Liban. Chacun peut à loisir laisser libre cours à ses idées et agrémenter les mets de son choix à sa guise. Salé et sucré, chaud et froid, pas de menu convenu. Personne en cet instant n’a à subir la volonté d’une maîtresse de maison et ne risque de se voir imposer quoi que ce soit qu’il ait en horreur.

Les dames picorent, non qu’elles n’aient faim, mais la plage, vous comprenez… il sera bien temps dès le retour de l’automne et le retour à la dure réalité de reconstituer ses réserves.

Comment leur faire comprendre une fois pour toutes que les magazines ne vendent que du rêve ? Le doux rêve d’esthètes et de photographes. Je suis enclin à penser que les mains d’un honnête homme éprouvent bien plus de désir charnel se sachant bientôt pleines plutôt qu’à demies contentées.

A en croire une bonne partie de mes congénères, du sexe dit fort, je ne suis pas le seul et unique à partager ce penchant. Quand vont-elles cesser de confondre : Ronde et obèse, mince et maigre ?

Surement pas demain malheureusement …

Et encore, je ne suis pas trop trivial. Combien d’entre elles pensent qu’elles ont un gros cul alors que pensant leur faire honneur leurs maris ont osés avouer leur admiration pour leurs hanches et rondeurs charnues ?

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 10:29

Laissez-moi un court moment vous faire les présentations de quelques amies et amis qui m’entourent.

Par galanterie je commencerais par les femmes bien sûr. Et même si cette charmante manière n’était pas de mise, je dois bien avouer ici que c’est bien la gente féminine qui possède le plus d’attraits pour moi.

Tout d’abord voici Myriam, la trentaine joyeuse et d’un abord des plus agréable.

Blonde aux formes aguichantes qu’elle aime à mettre en valeur. Je suis sûr et certain qu’il ne lui est jamais déplaisant de savoir le regard de bon nombre d’hommes se poser sur elle. Il faut dire qu’elle ne fait rien non plus pour que cela n’arrive. Je me demande même si ce n’est pas devenu un jeu pour elle que de tester sa popularité physique. Elle ne minaude jamais mais tout dans ses gestes est piège pour les yeux.

On lui prête beaucoup de conquêtes masculines, voire féminines, mais je n’y crois guère. Je la crois plutôt difficile dans ses choix et bien incapable de succomber au premier venu sur une simple impulsion. Par contre, elle se retient bien de faire taire toutes les rumeurs sur tel ou tel mâle ayant pu, pour un soir ou une nuit, s’abriter aux creux de ses bras et de ses reins.

Tiens, la voici qui se lève et se propose de servir un des convives.

Mon dieu !

Quel supplice que de la voir plantée là juste face à moi. La vue plongeante bien plus que dégagée me met l’eau à la bouche. Deux biens beaux obus s’agitent à quelques encablures de mon nez qui jouerait bien les têtes chercheuses.

Hmm, cette œillade malicieuse à mon endroit me porte à croire que l’objet de sa convoitise du soir n’est pas celui que je croyais. Il me faut à tout prix reprendre mes esprits. Je ne voudrais pas qu’elle me prenne pour ce que je suis en fait, un adorateur des femmes et de leurs divins atours.

Voilà, je me détourne un peu.

 

 Jean Claude Buisson

 

 

 

 

 

 

J’aperçois maintenant Hermine, ce prénom lui sied si bien. Ce petit bout de femme mérite que l’on s’y attarde, pour moi elle est exemplaire, ne se plains jamais de rien alors que la vie ne la guère épargnée. Mère modèle elle a dû élever et s’occuper depuis des années de ses enfants. Son mari, un homme sans envergure à mes yeux préfère conter fleurette à une petite écervelée. Avec elle il n’a aucun souci à se faire, elle ne lui fera jamais d’ombre. Jamais il n’a levé le petit doigt même pour ses propres mômes depuis son départ il y a bien longtemps.

Si vous saviez Hermine…

Un mètre cinquante de tonicité sous un aspect de petite fille timide. Elle a quelque chose qui chaque fois me fait craquer. C’est quand elle se trouve face à vous, la tête légèrement baissée, elle vous jette un sourire. Là, sous sa frange de cheveux sombres tombants, deux yeux de biche s’illuminent, son nez se fronce un peu et vous entrevoyez alors le filet blanc de ses dents. Je ne peux m’empêcher de fondre tant le tableau est charmant et rayonnant de simplicité et de bonheur.

Vous ai-je aussi dit ses hanches et son cul digne des grands maîtres ?

Non ? Et bien voici chose faite !

Je ne suis pas vulgaire ou ne veux l’être en nommant cette partie de son anatomie ainsi. Pour moi ce terme est comme un qualificatif désignant l’approche d’une perfection.

J’ai découvert ce bijou par un matin d’été alors qu’elle pensait se promener seule sur la plage loin des regards de tous. Sûrement la seule et unique fois depuis des temps immémoriaux qu’elle se mettait ainsi en danger, en maillot de bain.

Et qui fut l’heureux homme observateur de cette scène ? Moi !

Je me souviens encore avoir rougi de la voir. J ’aurais presque pu la prendre dans mes bras et poser mes mains sur son bassin tant l’envie m’a prise ce jour là. Depuis, si je la vois dans la rue devant moi, je me remémore ses galbes et rondeurs et je trotte d’un pas alerte et enjoué.

Aujourd’hui elle m’ignore, elle écoute comme elle sait si bien le faire le flot de mots que déverse son voisin de table.

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 10:31

Déboule alors Eolia, la maîtresse des lieux et de votre serviteur par le passé.

Amis d’enfance, nous avons usés jupes et culottes depuis les bancs de la communale jusqu’aux années lycée. Nous fîmes presque toutes nos premières armes ensemble.

Confidents mutuels pendant des lustres c’est naturellement qu’un jour nous croisâmes les armes de nos corps. Comme un défi lancé l’un à l’autre, celui qui saurait donner à l’autre le plus bel orgasme sortirait vainqueur.

Le jeu n’en resta un que peu de temps, à la fureur de nos étreintes, aux ruissellements de nous deux épuisés par ce que nous ne pensions être que des prouesses, vinrent se méler les sentiments.

Nous savions notre amour impossible dès sa genèse, elle devait sous peu quitter notre pays pour quelques années d’études prenantes.

C’est pour cela que nous décidâmes un beau jour de nous offrir une dernière séance, la notre.

Plus de tentative, pas une once d’expérience, juste elle et moi.

Merveilleux souvenir que nous évoquons encore parfois avec nostalgie et les yeux pleins de feux follets voire des larmes d’émotion.

Elle n’est partie que peu de temps en fait, ce qu’elle prenait pour sa passion ne supporta pas l’éloignement de sa terre natale.

Revenue au pays elle s’est mariée jeune et a maintenant un grand gaillard de fils ainsi qu’un mari toujours aux petits soins pour elle.

Si ce n’est pas l’image du bonheur cela y ressemble comme deux gouttes d’eau.

Nos longues heures de discussion en duo ont repris, son époux et moi nous portons une affection partagée. Il me sait et je le remercie de la rendre si heureuse.

Un éclat de voix, des rires !

J’aime à les entendre ainsi, je les reconnaitrais entre mille ces effusions.

Toujours et encore le même trio infernal, Thifaine, Chris et Jean Luc.

Les deux frangins les plus cool de la Terre pour moi. Ils sont tellement indissociables l’un de l’autre que tout le monde les surnomme « les jumeaux » malgré les quelques années qui les séparent.

Un rouquin à la tignasse hirsute, un grisonnant coupe à la GI Joe. A notre première rencontre je me souviens bien m’être demandé : « Mais où sont attachés leurs chevaux ? »  tant leur démarche me faisait penser à John Wayne descendant de son canasson après une chevauchée de plusieurs heures.

Petits, trapus, bâtis comme des rocs ils ne laissent jamais la gent féminine indifférente. Aux regards que jettent certaines sur leur personne, je suis dans l‘idée qu’ils plairaient bien en guise de quatre heures. Il faut bien dire que ces messieurs adorent à se promener en T-shirt faisant admirer ainsi moult muscles, tablettes de chocolat et autres friandises alléchantes. Leur visage sec semble avoir été marqué au fer de la masculinité absolue.

En un mot comme en cent, de vrais mâles !

Mais ce qui les caractérise vraiment n’a rien de physique.

Sous ces traits un peu brusques sommeillent de vifs esprits toujours prompts à de bons mots et à vous raconter pour la énième fois en duo des fragments de leur vie. Même les pires horreurs tournent au burlesque sous le poids de leur verbe et de leur mime quasi systématique. Je ne me souviens pas une seule fois ou je n’ai pas ri alors que leur vie ne compte presque plus un seul secret pour moi.

La même histoire, triturée, transformée, relookée selon l’humeur du moment apparait sous un nouveau jour et prend tournure inimaginable jusqu’alors.

Combien de fois les avons-nous écoutés des heures durant, avons-nous bus de tout notre saoul leurs phrases plus imagées les unes que les autres ? Combien de litres lacrymaux ? Combien de spasmes irrépressibles ? Et enfin de douleurs abdominales le lendemain…

 

Mais la chose amusante entre toutes, c’est qu’ici en ces lieux ils ont croisé le chemin de Thifaine…

 

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 12:00

Cette femme est la représentation même d’expressions comme :

« Bien campée sur ses jambes » ou bien « Ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot ».

Elle se veut droite, honnête  et fonceuse.

Ne vous avisez surtout pas de vous mettre en travers de son chemin si elle a décidé d’entreprendre quoique ce soit. Sa volonté farouche balaye tout ou presque sur son passage.

Mais attention, ne vous y trompez pas, autant elle se veut femme forte autant ne l’imaginez surtout pas forte femme.

Elle me fait souvent penser à des Sophia Loren ou Gina Lollobrigida.

De ces italiennes qui vous tiennent dans les films une maison, un domaine sans oublier de rester féminines. De ces transalpines qui même sous un soleil accablant et tout en suant sang et eau apportent cette touche qui nous fait tant de bien à nous les hommes. Je veux parler de la féminité.

Autant elle se veut sure de ses actes autant, une fois de plus, voici une personne du sexe qualifié de faible n’ayant aucune confiance en ses attraits et atours. Et pourtant elle plait.

Que lui faut-il de plus que ces hommes qui lui tournent autour et lui font la cour ? Son pouvoir d’attraction est bien présent je puis vous l’affirmer. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son franc parler tranche avec ses parties de réelles rigolades. Pourquoi pour autant la dire autoritaire ? On se fourvoie complètement si l’on  pense cela d’elle. Ce rideau de fumée qu’elle a dressé autour d’elle n’est là que pour masquer les interstices et autres fissures de la muraille qu'elle veut montrer.

« Scout toujours ? Prêt ! » Voilà, c’est elle. Pour l’effort et même le réconfort. Combien de fois ne l’ai-je vue apporter soutien moral aux autres alors qu’elle vivait des tourments personnels ?

Une chose est bien certaine, avec mes deux lascars ils se sont biens trouvés…

Une soirée, un anniversaire, ils sont toujours de la fête. Leur absence à tous trois ne traverse même pas l’esprit des gens d’ici. Ils sont appréciés, aimés voire même adulés.

Mais je m’emporte, m’exalte, je me prends pour eux.

Ils m’habitent rien que de vous les dépeindre.

Par touches délicates des chants et musiques emplissent maintenant nos vapeurs légèrement alcoolisées.

Eolia de retour parmi nous après une brève disparition vient de poser un vieux 33 tours sur la platine du salon.je reconnais ces notes, les nôtres… « Harold Melvin and the Blue Notes » entament avec langueur un titre à jamais gravé en mon cœur et mon âme. « If You don’t know me by now.. » pleure le chœur.

Et moi je me souviens.

Nostalgie des heures d’étreintes, réminiscence de nous au lit bercés par cette complainte.

Images de virées nocturnes sur les routes, sa main sur ma cuisse. Lignes blanches rayant l’asphalte, radio K7 déversant le sirop de ce titre jusqu’à plus soif dans l’habitacle. Soupirs, hochement de tête, sortie de torpeur obligatoire sous peine de débordements émotionnels.

Œil embué, regards croisés, elle me sourit.

Je n’ai pas le droit de fondre, pas ici pour le moins.

A l’autre bout de la table une inconnue, je n’y ai pas prêté attention depuis que je suis là. Je ne la vois qu’à peine, elle est loin.

Frôlements, caresses sur ma joue, que se passe t-il ?

Moi, le bien dégarni je vois dégouliner sur mon épaule des cheveux d’une longueur que je n’ai jamais  connue. Un souffle sur moi, agréable sensation d’un corps étranger se collant, s’écrasant mollement contre mon omoplate.

Myriam, sa chasse continue. Murmures à mon oreille, frissons garantis.

« Dis-moi Joe tu n’aurais pas envie de fumer une petite cibiche ? Ou bien veux-tu bien m’accompagner ? Je ne suis pas rassurée dans ce jardin immense et si sombre»

Pas fou le bourdon ! Me pense t elle tombé de la dernière pluie ? Comme si le coins éclairés par les torches manquaient et qu’elle se croyait obligée de les éviter…montée de salive, envie.

Mais pourquoi donc me parle t elle de clopes ? Je n’y pensais pas et voilà, maintenant c’est ancré dans ma caboche. Comme un soudain manque de nicotine, de saveur à ma gorge. Assèchement buccal, je craque.

« D’accord Myriam, mais juste une ! »

 

 

 

 

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /2006 12:04

Elle file à petits pas devant moi, un bref sourire narquois me prend. A croire que c’est l’ensemble de sa tenue, de la robe aux sous vêtements qui a rétrécit.

 

Je ne suis pas intimement persuadé que sa peau puisse ainsi respirer tant le tissu de ce que j’imagine être un tanga épouse ses formes. Non seulement il les épouse mais en plus il paraît faire corps avec son cul qui s’agite.

Comment en sais-je autant me direz-vous ?

 

Je dirais que tout sur elle se veut étudié pour… Que rien n’est laissé au hasard et que Myriam a tout de la mante sauf sa religiosité.

 

Ses jambes fines, ses cuisses, tout est tendu. Le choix même de chaussures ouvertes à talons hauts participe de cet élancement et de la provocation. Bandés comme des arcs, ses muscles la fusèlent, elle est cambrée à mort. Sa robe légère ne masque rien de ses galbes et rondeurs, gourmandises oculaires. 

 

J’en suis arrivé à presque oublier le but initial de cette promenade. N’étant pas vraiment pratiquant, je ne me sentirais même pas gêné de me surprendre à prier pour qu’un coulis d’air du soir s’engouffre sous les voiles. Juste un instant subtil, subrepticement me régaler visuellement de sa chair sous les étoiles.

 

Au risque d'être ici vulgaire, je vous garantis qu’à cette minute, je suis fin prêt pour une bien belle partie de pêche tant j’ai la gaule… Mon célibat prolongé n’arrange rien à mon affaire soyez-en surs. Moi qui me pensais à l’abri de cela à son endroit, me voici bien pris au piège.

 

Les rumeurs s’estompent un peu au loin. La sinuosité du chemin nous mène vers un petit arpent du terrain enherbé au milieu duquel un olivier tortueux se pavane.

 

De ma poche j’extrais mon paquet de cigarettes et lui en propose une. Elle se pose devant moi, ses doigts fins font un choix et elle porte le fruit de son désir à ses lèvres. Etincelle dans la nuit, une allumette s’enflamme, déjà elle exacerbe l’incandescence d’une longue bouffée. Ses poumons emplis de fumée poussent sa poitrine vers mon regard, je ne peux me détacher de cette vision de rêve. Je prends un pas de recul et elle me jette alors au visage la fumée qu’elle exhale. Stupeur et bonheur à mes pupilles, ses courbes se détachent sous le voile qui sous l’effet des torches devient translucide. Mon membre il y a peu flaccide se permet une érection soudaine. Je le sens glisser mollement de mon bas ventre où il était bien au chaud en direction de mon nombril. Telle boussole indiquant le pôle magnétique il pointe fièrement vers son décolleté mais toujours à l’abri de sa vue. Un peu gêné, limite confus je m’empresse de commencer à griller une cibiche. Je retrouve alors un peu de contenance, je respire un grand coup et regarde au loin le sommet de la colline qui se dessine.

« J’ai chaud » me dit-elle.

Je lui fais remarquer que sa tenue se prête pourtant tout à fait à notre climat et qu’elle ne devrait donc pas trop en subir les conséquences. Je lui demande si l’alcool qu’elle a pu consommer même avec modération ne serait pas le responsable de son état. Elle me dit que non, tout ceci n’a rien à voir avec cela. Elle fait mine de s’approcher et m’explique que de temps en temps elle est prise de bouffées de chaleur qu’aucun traitement n’a réussi à faire disparaître. Elle ne connaît qu’un remède à ce mal fortuit et passager, mais un remède qui chaque fois vaut toutes les médications du monde. A cet instant je me mets à craindre le pire tout en me surprenant à le souhaiter aussi.

Mille pensées m’envahissent alors.

Dois-je provoquer l’évènement ? M’en voudra t’elle ? Ses allusions sont-elles bien celles auxquelles je pense ? Et si cela était, saurions-nous ne garder de cet instant qu’une idée de plaisir partagé par deux êtres en manque de tendresse et de sexe ? Notre amitié ne s’en trouverait-elle pas détruite ? Pourrais-je et pourra-t-elle ne pas me reprocher tout ceci et ne plus vouloir de ma présence ? Tout tourne et vire dans ma tête, je suis un peu paumé. Je vois bien que depuis le début de soirée son manège n’est pas innocent et que rien n’a été gratuit dans ses attitudes vis-à-vis de moi ces dernières minutes. Tant pis, c’est bien trop tentant ! Qu’avait-elle besoin de se jeter ainsi dans la gueule d’un loup affamé par de longs mois d’abstinence ?

« Ce n’est peut être qu’une petite montée de température, mais il faudrait s’en assurer vite » lui dis-je en écrasant du talon ma cigarette à peine entamée.

Joignant alors le geste à la parole je passe subrepticement derrière elle et me plaque dans son dos.

Ma main gauche relève son volant de robe jusqu’à son ventre pendant que sa petite sœur se faufile sous le tissu vaporeux de sa culotte et descend vers ses enfers paradisiaques. Mon majeur s’insinue et constate l’ampleur du problème, un vrai dégât des eaux.

Le Styx de la belle est en pleine crue et je m’y baigne avec délectation. Il n’est ici point besoin d’un Charon pour m’accompagner lors de la traversée, je passe sans souci de la chair ferme à ses mondes souterrains sans autorisation préalable.

Mon pouce l’esprit badin prend la température des évènements, en effet madame semble en chaleur. La manière dont elle se tortille autour de celui qui la déflore indique que la méthode pratiquée commence à porter ses fruits.

Elle fait volteface et me fait subir à mon tour une palpation en règle. Bien mieux qu’un simple contrôle de police et tellement plus agréable.

« Hmm, joli piston ! Il ne manque qu’un bon lubrifiant pour tester si son alésage est parfait pour ma cylindrée. » Me dit-elle d’un air chafouin.

Je la devine dans la nuit détachant la clope de ses lèvres, tournoiement féérique d’une luciole qui se pose au sol.

 

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /2007 18:47

Ni vue ni connue elle m’embrouille.

En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire je me retrouve le pantalon plus que taille basse et le boxer mi-cuisses. Presque agenouillée elle s’enfile mon gland et une grande partie de mon sexe en bouche comme un simple esquimau. Je sens sa salive venir sur lui et le tremper, elle s’affaire avec véhémence à son ouvrage.

Elle recrache le morceau et vient alors le placer entre ses deux seins qu’elle a bien pris soin de libérer durant les quelques instants précédents.

Je suis en arrêt. Quel chef-d’œuvre de la nature !

Sa poitrine qui me donnait déjà des frissons sans que je la connaisse me provoque comme un sur-durcissement, j’en frémis une fraction de seconde. Mais pas de répit, elle la resserre autour de ce qui ne me parait plus être qu’un stylet en leur compagnie.

« La longueur devrait aller, il ne nous reste plus qu’à vérifier le calibrage » Dit-elle comme soulagée.

Moi qui commençais à prendre mes aises et mes marques avec ses frères jumeaux…

Je dois me résoudre à interrompre cette première rencontre avec eux. Elle vient de se relever et de m’attraper le bras. Je la suis sur quelques pas. Ils sont empruntés, à la limite titubants, mon falzar comme entrave aux chevilles n’aidant en rien.

« Viens ! Fais rugir les chevaux ! Mais maîtrise la puissance, je suis plus fan des 24 heures du Mans et de leur course d’endurance que des grands prix de Formule 1. »

Tout en s’agrippant à une branche basse de l’olivier près duquel elle se trouve elle se penche puis, remonte le bas de sa robe dans son dos. Elle me présente, sans autre artifice que celui de son string, son cul rebondi et ferme. Les lueurs vacillantes d’une torche lèchent ses contours attrayants. J’aimerais bien pouvoir, moi aussi, m’occuper avec autant d’ardeur de ceux-ci.

C’est bien plus qu’un simple cul qui s’offre à moi, c’est tout un monde que je vois s’animer là sous mes yeux. Un de ces lieux dont je veux être l’explorateur même si je ne suis pas le premier à y laisser ma trace. Peu m’importe la primeur, je suis heureux. Je savais ce monde caché exister, là je le vois et peux à loisir le fouiller et en ressortir mille trésors.

« Tu rêves ? » me demande t’elle.

«Tout éveillé » ne puis-je m’empêcher de répondre.

Je m’enhardis et avec délicatesse je me hasarde à la défaire de cette ligne de partage insérée entre ses deux fesses, lune blafarde. Mon nez arrivant proche d’elles, je ne puis m’empêcher de m’y perdre un instant. J’y place une langue humide et parcours ce rai sombre qui m’invite.

Une fois libérée elle s’ouvre plus encore à moi et c’est ainsi qu’elle se soumet à moi. Mon piston, comme elle l’a nommé, encore mouillé de ses jeux linguaux se présente. Le voici qui se frotte déjà à sa toison, buisson ardent qui se démêle à mon passage. Mon gland rosi, rougi s’y plonge, aucune résistance.

Juste un murmure me parvient aux oreilles, « viens, viens ».

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /2007 10:26

 

 

 

 

 

 

Mes deux mains fiévreusement plaquées sur ses hanches je me rends à sa volonté. Chaleur des mers du Sud, moiteur tropicale, vague montante et déferlante.

Son jus intime me transporte vers des ailleurs, des profondeurs abyssales dont je ne souhaite qu’une chose, m’y enfoncer puis refaire surface et ainsi de suite à l’envie.

Mes ongles à sa chair se crispent, je me tiens droit et déguste sa croupe pupilles toutes écartées. Les à-coups de mon bas ventre percutant son divin postérieur ne tardent pas à lui soutirer quelques grognements d’aise.

Je vois son corps onduler, ses muscles se bandent à chaque aller-retour, elle vient de porter une main à la bouche et la mord afin que ne s’échappent des cris qui pourraient violer le silence de la nuit.

Pour ma part l’une des miennes vient de passer sur son ventre, me voici presque couché sur elle. N’écoutant que mes désirs je la caresse, je remonte et perçois le balancement de ses nibards subissant non seulement le mouvement que nos ébats leurs transmettent mais aussi l’attraction terrestre. Entre mes pouces et index roule un mamelon ferme, la manœuvre l’excite d’autant plus.

Mon chibre en passe de dégueuler de joie s’active. Je ne mesure plus rien, ni le temps, ni la cadence. Ses lèvres il y a peu béantes sefont prégnantes et m’enserrent chaudement, comme si son cœur se mettait à battre là.

La fine peau de mon membre, chaque veine de celui-ci, redécouvrent la merveille de ce moment. De ceux où à l’unisson deux univers se concentrent pour n’en faire plus qu’un. De ceux  où de cette rencontre très ponctuelle jaillit un big bang que rien ne saurait retarder ou refreiner.

Nous y voici...

Un lien tiré au hasard

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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