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Peau aime à fleur de

Mercredi 29 mars 2006
 
Aux flux et reflux des corps je me sentais Quasimodo

A tes pupilles de biche, à ton regard je me pense beau

Immonde gargouille, insipide sculpture taillée dans la pierre

A la cour des miracles, celle des gueux bien d’autres de moi se moquèrent.

Un jour pourtant au détour et contours de mille et une lignes

Tes yeux noirs en un instant ont su  à nouveau me rendre digne

Tu ne m’as jamais jugé, tu ne m’as que chaque jour apprivoisé

Depuis bien des lustres maintenant tant de mots je n’avais débités

Pour toi ma gitane, je suis un livre ouvert quand tu m’écoutes

Ta belle âme de la mienne noircie a su ouvrir les soutes.

Je voudrais au fronton de la plus belle des cathédrales

Graver ceci : tu es tout, tu es femme idéale

 
Par Joe Lane
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Jeudi 30 mars 2006
Mon regard sur ton corps s'est posé
Au fond de mes yeux tu as plongé
L'un comme l'autre sommes hypnotisés
Rien au monde ne peut le changer.
Mon regard bleu jeté sur toi comme électrique
Débute pour toi le transport quasi extatique
Tu te donnes à l'envie, tes inhibitions libères
Je te dévore car c'est ainsi que je te préfère.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Photo : Bjoern
 
Par Joe Lane
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Jeudi 30 mars 2006
  
 
 
Mes doigts brûlants de mes caresses du soir
Ne font qu’ajouter à mon commun désespoir.
Encore de longs moments passés ou sur ton corps
J’ai dessiné de mes mains l’amour qui me dévore
Mais comme toutes mes nuits de longue veille
Une fois encore tu as trouvé le sommeil.
Il me faut à ce moment ma rage cracher ici
Et cette page blanche, innocente en pâtît
Vomir encore mes pleurs ne serait qu’illusion
Déchirure cérébrale issue d’une parfaite décision
A chaque parcelle, de mon corps torturé, arrachée
Un pan de mon cœur dégouline bien tranché.
Par Joe Lane
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Jeudi 30 mars 2006


Vision embuée, coeur troublé

 



Coeur embué, vision troublée.

                  Vision  lacrymale

 


Mâle à coeur à cri


Corps arme fatale


Cri d'alarme animal

Par Joe Lane
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Jeudi 30 mars 2006

 

Douceur d'un regard,
La beauté sans fard.
Trait d'un nez parfait,
Visage plein d'attraits.
Bouche à la moue boudeuse,
Que voilà femme heureuse.
Comment peut-on se détourner
D'une telle perfection exprimée ?

 

Photo : Blackfox
 

Par Joe Lane
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Vendredi 31 mars 2006
J'ai vainement tout tenté. Rien !

J'ai repoussé les limites. Vide !

Dans l'obscurité j'ai avancé. Noirceur !

Je suis au bout. Le mur est là !

Si haut soit-il, si faible que je sois, je m'appuierais, je le repousserais.

Je m'épuiserais jusqu'à en avoir la vue troublée, jusqu'à ne plus le voir.

Ma volonté entrainera tout sur mon passage et tant pis si je suis seul, mon Amour lui est en moi.

 
 
 
Photo : Misha Gordin
Par Joe Lane
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Lundi 3 avril 2006

 

Dans le brouillard de mes pensées

Un regard furtif sur toi j'ai posé.

L'air humide sur ton corps est la plus belle parure

Du fond, de tes formes peu importe l'écriture

J'aime ce sentiment de bonheur si diffus

Rien que l'idée de toi mes sens exténue

Par Joe Lane
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Mercredi 5 avril 2006

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 

Vision céleste que celle de cette lune nue
Pas celle que je connais, non un astre inconnu.
De ceux dont je rêve de faire l’intime exploration.
Je suis le soleil qui de son rayon dardera cette étoile passion.
Mon engin gonflé d’orgueil est sur le pas de tir,
La cible mouvante, émouvante me nargue sans frémir.
Me voici parti pour un court voyage vers le firmament
Mon appareil de ta voie lactée se veut devenir l’amant
Paysages lunaires jusqu'alors non déflorés
Ma frêle fusée tente de survoler
Je découvre alors un spectacle merveilleux
Une terra incognita s'étend sous mes yeux
Plus je m'approche, plus l'attraction se veut forte
Mon pilote automatique est attiré par une porte
Mais que se passe t-il depuis quelque instant ?
Un trou noir est là et m'attire maintenant
De violentes vibrations voilà je tressaille
Il me faut m'arrimer à une de ces deux failles
Par un mouvement infime que j'ai à peine deviné
L'astre devant moi vient de changer d'apogée
Ma vision trouble dans le lointain se perd
Là bas j'entrevois un curieux désert
Un mont bordé de buissons que je pense soyeux
Je file droit devant n'en croyant pas mes yeux
Déjà scintille ton rubis dans son magnifique écrin
Je suis le voleur, celui du prochain larcin
La vitrine de ta jouissance je souhaite crocheter
Ma clef de ta serrure fait sauter la sûreté.
Bain bouillonnant des fluides surchauffés mêlés
Champignon nucléaire de deux corps chamboulés.
 

Par Joe Lane
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Mercredi 12 avril 2006
Que sa crinière soyeuse soit brune blonde ou rousse
 
Peu importe tant que la nuit nous est douce
 
Qu’elle soit blanche, jaune, noire de peau ou métisse
 
Je veux juste que d’une petite mort nos corps périssent.
 
Je les apprécie petites, moyennes ou grandes
 
Ma passion d’elles n’est point une légende.
 
A vous mesdames qui me lisez je le crie haut et fort
 
A tout jamais j’aime nos cœurs à corps.
 
Photo Sean Armenta
Par Joe Lane
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Mercredi 12 avril 2006
  
Nuit d’été, moiteur, les volets de la maison ouverts
Les étoiles au firmament regardent ton corps offert
De ses rayons la lune lèche ta peau déjà bien humide
Endormie tu te laisses aller dans un état impavide
Dans la pénombre du soir de mes mains j’ai survolé tes lignes
Je respecte tes non-envies et vite à ne rien faire je me résigne.
Que reste t-il de nos anciens ébats et combats si torrides ?
J’ai bien peur que peu à peu mon amour te semble insipide.
Chaque nuit qui passe ainsi un peu plus mon cœur saigne
Mais chaque fois je rêve que d’envie tu m’étreignes.
 
 
 
Photo : Alex Holland
 
 
Photo : Alex Holland
Par Joe Lane
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