Les poissons boivent-ils ?Où partent-ils en vacances ?
Ont-ils parfois du vague à l'âme ?
Qui a dit : "que d'eau, que d'eau" ?
Comment les hommes peuvent-ils se baigner dans un cimetière ?
PURPLE SILK
Il est bien difficile de différencier l'amour de l'amitié
Mais cela ne se résume t-il pas en un seul mot :
La tendresse ?
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Les poissons boivent-ils ?
Envie de me baigner dans les vagues dorées de ta chevelure marine, de plonger du haut de la chute de tes reins.
Envie de me noyer au plus profond de ton regard, humecter mes lèvres à l'écume de ton désir.
Envie de sentir ton souffle tel l'alizé sur mon corps effacant les traces de notre tempête.
Envie de finir ce doux moment la tête posée sur ton bas ventre, me reposer sur la mousse encore humide.
Sentir enfin le flux et reflux de ta respiration en regardant les vagues sur nos draps blancs.
Photo : Didier Carré
De tous temps je me suis fait la reflection qu'il n'était besoin de luxe et de superficiel pour toucher au bonheur.
Je parle ici du bonheur simple, celui de l'instant, celui qui vous touche au plus profond de vous même.
En regardant cette photo je me dis que le bonheur c'est ça !
Un instant d'intimité partagé, pas violé.
Pas besoin de contact physique, charnel, juste le plaisir de yeux.
Mouvements d'un corps, lumière qui carresse, ëtre l'ombre qui voit et ne bouge.
Photo : Willy Ronis
Souvenirs du bout des doigts.
Mémoire tactile, empreintes digitales sur un corps, empreinte d'un corps au fond de moi.
Pulpe des doigts excitée à l'idée d'une femme pulpeuse.
Tremblements d'une main timide, tremblements d'une peau avide.
Effleurements, frissons. Contractions, excitation.
Quand reviendra le temps de deux corps qui se touchent et cette exaltation qui parfois humidifie la couche ?
A quand une poitrine sur mon torse, sensation perdue qui me donnait force ?
Femmes que j'aime votre peau lisse au parfum si subtil, de cet instant je rêve et me sens fébrile.
PS : Comme quoi rien ne change les désirs sont toujours les mêmes, même si...
Photo : Patrick Hunt
Sujet délicat voire difficile aujourd'hui.
L'envie de l'autre.
Quand on se retrouve seul à avoir ce désir.
Je ne peux comprendre, m'expliquer que des hommes puissent profiter de leur compagne ainsi.
Comment font-ils pour forcer le non-désir de l'autre ?
Comment font-ils pour se satisfaire alors que l'autre ne fait que de se résigner ?
Je n'en sais rien !
Autant j'arrive à pardonner d'un côté autant l'autre me fait gerber.
Si mon avenir est comme ce que je vis au présent je regretterais mes vingt ans à soixante ans
J’espère donc regretter mes quarante cinq ans….
Jolan du bout des lèvres, mais lesquelles ?
A vos neurones...
;-)
AB : Utilise de la poudre arrêt curé
AC : de me laisser faire
AG : moi
AL : un ange ?
AT : vite
AV : César moriturit te salutant
BB : tout mignon, faudrait pas que ça grandisse
BC : Hmmm
BM : Bof
BN : Toute ma jeunesse
CB : ne pas laisser entre toutes les mains
CC : de se plaindre
CD : mon grand défaut
CL : on y croit
CQ : un seul me suffit…
CX : coefficient de pénétration…
DD : au grattage pas au tirage
DK : non un vrai svp
DQ : et ça me poursuit
DS : j’en connaît une, voire deux
FF : J’aime pas l’expression associée
FL : tour
FM : bande
FS : hmmmm
HR : près de chez moi
HS : pas encore
HT : tout est bradé
HV : oh oui achève moi !
ID : en manque
II : mouarf
IL : mon île
IO : qui a dit grosse vache ?
IR : et bien moins que demain ;-)
IT : missa est
JM : beaucoup sans retour
JN : personne
JV : mais pas tout de suite
KC : moi un peu
KO : l’un
KP : d’épée
LA : pas pris sa chance
LH : ma vie
LM : un autre peut être
LN : seins en poire belle
LR : autour de moi
OB : ancienne pub
OC : à la recherche de l’
OQ : …/...
OT : venez nues à moi
OV : extase
A suivre...
Je m’use souvent, mais j’use les autres aussi de mes mots.
A trop vouloir convaincre, je me défais et deviens con.
Impossible de m’arrêter quand je suis lancé, lettre après lettre, mot après mot, phrase après phrase, je déboule et débite.
Moulin à écrire, moulin à paroles.
Si au moins j’avais la sagesse du moulin à prières ou l’efficacité du moulin à café.
A force de vivre avec moi-même je me fais l’effet d’un moulin à vent.
Brassage d’air, hécatombe verbale.
Souvent je me pense sage et raisonné, mais je ne suis qu’un vieux con avec ses certitudes.
Quelqu’un a dit : « quand je me regarde cela me fait peur mais quand je me compare cela me rassure »
Pour ma part je n’ai pas cette vision de moi ou si peu.
Est-il si valorisant de regarder plus bas pour se rassurer ?
Ma faiblesse ?
Penser que ce qui est limpide pour moi l’est pour les autres au travers de mes mots.
Pour moi une phrase est une, unique et indissociable.
Pour beaucoup elles ne sont que mot à mot, ils en extraient ceux qui les intéressent.
Un jour j’ai hurlé en silence : « qu’on me donne une coquille ! »
Je veux être escargot et à ma guise pouvoir m’y réfugier.
Depuis ce jour j’écris, là au moins je suis seul avec moi-même.
Pas de dialogue, juste un monologue.
Mes textes sont un, uniques et indissociables.
La trace d’eux sur la page blanche n’est que la mienne.
Ne vous inquiétez pas je suis en plein délire,
Les mots d’un petit matin ne veulent rien dire
Sachez juste un peu me lire et me comprendre
Alors pour vous je me ferais doux et bien tendre
Mégalomanie, narcissisme, je suis en pleine déraison
Foison de mots, la page blanche est ma vraie maison
Je vous laisse porte ouverte aux noeuds de mon esprit
Pardonnez moi si parfois je ne suis qu’un immense cri
PS : Vouloir avoir raison est le plus grand de mes torts.
Et le tort tue
Jolan nouvelle star…
Musique trop forte, épais brouillard de nicotine, alcool... rires gras, idiots, conversations douteuses ou insipides... tu es assis avec des "amis" à toi, au milieu du vacarme, en train d'enchaîner les tequilas frappées. Je m'approche pour te dire que j'en ai marre et que je voudrais rentrer, tu me gratifies d'un regard de poisson mort et te ressers un nouveau verre dans un sourire béat... j'abandonne.
Je m'en vais. Tu rentreras avec tes potes, ceux qui nous ont amenés ici.
Enfin, si quelqu'un est en état de conduire.
Je marche un peu, l'air frais de la nuit me fait du bien ; un vent léger dissipe lentement l'odeur de cigarette accrochée à mes vêtements.
Deux taxis stationnent un peu plus loin, les chauffeurs sont sortis de leurs voitures et discutent. Je m'approche, m'excuse presque d'interrompre leur conversation. "Vous allez en banlieue ?" demande-je, m'attendant à ce qu'ils me répondent par la négative, comme c'est souvent le cas. "Pas de problème !" me réplique le plus jeune des deux en m'ouvrant la portière de sa voiture. Je m'embarque, soulagée. Il s'installe au volant, me demande mon adresse, et démarre.
La conversation s'engage, anodine à souhait ; je lui dis que c'est rare de trouver un taxi disponible pour une course en banlieue, il me répond que lui ça ne lui pose pas de problème mais que son collègue, en vrai "vieux de la vieille", ne dépassait jamais les Maréchaux ; nous enchaînons sur le temps qu'il fait, étonnés tous deux qu'il fasse encore si doux à quatre heures du matin. Puis, à court de banalités, nous nous taisons.
Dans le silence, je remâche mes désillusions, ma colère, contre toi mais aussi contre moi qui n'ai pas su voir à quel point nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. Je me pose enfin la question que mes proches me posent sans arrêt depuis notre rencontre : qu'est-ce que je fais avec un type comme toi ? Oh, bien sûr, il y a eu de bons moments, et puis tu n'as jamais été cruel ou violent envers moi. C'est ton égoïsme de petit macho, ton mépris ordinaire de mes envies de femme, qui me dégoûte peu à peu.
"Ca va, mademoiselle ?"
Mon chauffeur semble inquiet... je dois avoir une tête pas possible. "Oui, oui, ça va... c'est juste un petit coup de blues", lui dis-je dans un demi-sourire. Il a l'air à moitié rassuré.
Nous n'échangeons pas d'autre parole, mais je remarque qu'il ne cesse de m'observer du coin de l'œil, dans son rétroviseur. Un regard un peu inquiet. Attentif. Presque tendre. Plus tendre en tout cas que les regards que tu me lances habituellement.
Est-ce la fatigue qui accentue ainsi mon malaise ? Des pensées confuses semblent se bagarrer dans ma tête, un ouragan s'empare de moi, je tremble, j'ai le vertige, je me sens me glacer, pâlir...
Le taxi s'arrête sur le bord de la route, le chauffeur se retourne vers moi. La douceur de son regard me frappe de plein fouet. "Vous ne vous sentez pas bien ?- Non", dois-je admettre d'une voix hésitante. Il descend du véhicule, en fait le tour, ouvre ma portière et m'aide doucement à sortir. "Venez, on va prendre l'air, ça va vous faire du bien..."
Nous faisons quelques pas le long de la route, lentement, mes jambes ont du mal à me porter. Il me tient par le bras, la chaleur de sa main sur ma peau est rassurante... et surprenante. Je vacille, il me retient par la taille...
C'est comme un électrochoc. Comme si j'attendais ses mains depuis toujours.
Je me retourne vers lui brusquement, il retire ses mains de ma taille, s'excuse, il ne voulait pas me gêner... je le sais bien... mon regard planté dans le sien, j'y lis ce que je n'avais jamais lu dans tes yeux, toi le soi-disant « homme de ma vie », une tendresse immense, vertigineuse. Une flamme douce et enveloppante... mais capable de tout ravager...
Dans son regard, je ne suis plus une femme déçue, déchue, je suis Femme, tout simplement, et si fort... Et je veux être femme pour lui, avec lui, contre lui, à lui... je veux qu'il me touche, qu'il m'aime, qu'il me prenne et me donne...
Les yeux fermés, je m'éloigne d'un pas, lui tourne le dos, essaie de reprendre mon souffle... je sens son regard m'envelopper de caresses...
J'ouvre les yeux, lui fais face à nouveau.
Cri du cœur, cri du corps, ma voix se fait murmure...
"Aimez-moi...".
Il s'avance vers moi, je prends ses mains et les pose sur ma taille. Le feu se propage dans tout mon être.
Ses lèvres s'approchent des miennes, hésitantes... il s'arrête à quelques centimètres à peine de mon visage, nos regards ne se lâchent pas, je l'attire contre moi, l'enlace... blottie contre lui, je sens poindre son désir...
Je laisse s'envoler de moi ces mots, dans un souffle..."Fais-moi l'amour..."
Son regard si chaud s'enflamme à mes paroles, son visage s'approche du mien, il me frôle, me caresse, me respire... je penche la tête en arrière, mon cou offert appelle ses lèvres... elles sont douces, si douces... dans un sillon de baisers légers comme une plume, je sens sa bouche remonter lentement, s'attarder au creux de mon cou, et enfin s'emparer de mes lèvres...
Notre baiser, d'abord tendre, se fait vorace, j'ai tellement faim de lui... nos langues se cherchent, se mêlent, nous ne respirons plus...
Mes mains caressent son visage, sa nuque, ses cheveux... il me serre très fort contre lui, ses mains ont quitté ma taille pour s'aventurer dans mon dos, il m'accroche à lui comme s'il avait peur que je disparaisse... brusquement, il m'attrape par les hanches et m'attire plus près encore, nos bassins se collent l'un à l'autre, il veut me faire sentir à quel point il a envie de moi, il me le dit, entre deux baisers pleins de fougue...
Sentir son sexe gonflé tout contre moi, même à travers le tissu de nos vêtements, m'attise encore davantage.
Provocatrice, j'abandonne ses lèvres et laisse mes mains descendre le long de son corps, découvrant son torse... sa taille... ses fesses, auxquelles je m'accroche à mon tour, plaquant son bassin contre le mien... et mes hanches commencent à onduler, vagues sensuelles jouant avec ce rocher de désir qui ne cesse de croître... il accompagne mes mouvements... nos lèvres se sont détachées mais pas nos regards...
Nous n'échangeons pas un mot, les mots sont inutiles... nous savons très bien tous les deux que nous pourrions jouir comme ça... mais je sais qu'il veut me donner davantage, et il sait que c'est au fond de mon corps que je veux qu'il s'abandonne...
Soudain il s'éloigne de moi, je ressens comme une déchirure... Il prend mes mains dans les siennes et m'attire un peu plus loin, sur le bas-côté de la route... il n'y a pas de fossé, juste quelques arbres qui bordent une prairie, quelques étoiles, une clarté brumeuse au loin qui ressemble à l'aurore... "Viens..."
Je le suis dans notre chambre nuptiale à ciel ouvert.
Encore un baiser, profond, presque sauvage, tandis que nos mains chassent nos vêtements avec impatience... j'ai hâte d'être nue contre lui, de fondre ma peau à la sienne...
Enfin plus aucun artifice ne nous sépare, nous nous éloignons légèrement pour nous regarder ; moi qui n'aime pas trop mon corps, je me sens belle dans ses yeux... Et lui... mon dieu qu'il est beau... ses épaules, son torse, l'éclat de son regard dans l'obscurité finissante... et son sexe érigé, impatient... comme ma bouche aimerait s'en emparer, là, tout de suite !
Je fais un pas vers lui, un océan chaud gronde dans mon ventre, la source entre mes jambes ne demande qu'à jaillir...
Il me fait allonger par terre, dans la rosée, et se pose tout contre moi, nos lèvres et nos langues se rejoignent à nouveau, mes mains parcourent son torse tandis que, du bout des doigts, il part à la découverte de mes seins... il ne fait que les effleurer, dessinant le contour des aréoles, s'attardant sur les pointes de plus en plus fermes... il les honore désormais à pleines mains, sa bouche abandonne la mienne, ses lèvres tracent un sillon ardent sur mon cou, mon épaule, à la naissance de ma poitrine... lentement, il vient emprisonner un téton, le faisant rouler sous sa langue, tandis que sa main, plus ferme mais si tendre, vient enrober l'autre sein...
Je soupire...
Je le fais basculer sur le dos. A mon tour de m'occuper de lui...
De mes mains, de mes lèvres, je voyage sur sa peau, le déguste de mille petits baisers, m'approchant doucement de son mât dressé qui s'offre à moi, et m'éloignant à chaque fois, aiguisant son impatience... A mon tour j'embrasse ses tétons, les flatte de ma langue, tandis que ma main descend plus bas, toujours plus bas, et prend doucement possession de son sexe, dans une lente caresse...
Sans plus de retenue, je cède à mes envies, à nos envies... mes cheveux caressent son ventre, et mes lèvres se rapprochent, avides, jusqu'à effleurer son mât, de bas en haut... avec tendresse, j'embrasse son gland, en dessine les contours de la pointe de ma langue, il gémit... me supplie de ne plus le faire attendre... alors je l'emprisonne de ma bouche et commence à savourer sa chair... je le suce avec gourmandise, il est si doux, si chaud, je le sens palpiter sous ma langue espiègle...
Il se contracte, transporté par les va-et-vient de ma bouche autour de sa chair... "Attends... attends, ma belle, je vais..." ; mais je n'ai pas envie d'attendre, je veux l'emmener au bout de son plaisir...
Il jaillit dans un spasme, chaud, sucré... je savoure son élixir divin jusqu'au bout... il reprend doucement son souffle, je viens me blottir contre lui, il m'enlace, caresse doucement mon visage, ses yeux flamboient...
"A moi de t'aimer maintenant, princesse..."
Ses mains s'emparent tendrement de mon visage et l'approchent du sien, nos bouches s'offrent l'une à l'autre, gourmandes et passionnées... Avec une lenteur délicieuse, il caresse mes épaules, mon dos, je frissonne... Ses mains atteignent mes fesses, et la caresse se fait à présent un peu plus appuyée, audacieuse... il se promène du bout des doigts sur le sillon, reprend à pleines mains les deux globes de mes fesses et les écarte avec douceur, les rapproche, les écarte à nouveau... au fond de mon ventre les vagues de désir s'entrechoquent comme un jour de tempête...
Il me fait basculer sous lui, nos lèvres se quittent dans un soupir impatient. Au loin, la nuit commence à pâlir...
Il s'allonge à côté de moi, m'enveloppe de son regard... ma peau réclame ses caresses, ses baisers... il penche son visage vers mes seins, promenant sur eux ses lèvres, la pointe de sa langue... sa main s'est posée, légère, sur mon ventre et s'approche lentement, presque timidement... je m'ouvre doucement et sa main se faufile entre mes cuisses, à la recherche de la source chaude... oh ! Le divin frôlement de ses doigts sur mes rivages intimes... le tendre massage de ses doigts agiles qui s'appuient sur ce tout petit rocher saillant, à la pointe du mont de Vénus... je gémis de joie et d'impatience...
Brusquement il retire sa main, ses lèvres quittent ma poitrine, son regard plonge dans le mien, envahi de fièvre... et fond comme un oiseau de proie sur mon sexe offert, brûlant... sa bouche se pose, s'accroche, se régale de ma moiteur... sa langue s'enroule autour de ma perle, joue avec elle, l'abandonne et la retrouve aussitôt, me faisant trembler de chaleur... je fonds sous ses audaces, déversant dans sa bouche l'océan de mon plaisir,
tandis que sa langue s'engouffre dans mon estuaire, assoiffée, pour recueillir des vagues plus lointaines...
Noyée de joie, vaincu, abandonnée, je reprends mon souffle tandis qu'il pose sa tête sur mon ventre. Sa main s'est posée sur mon sexe comme pour le protéger des premières lueurs du jour. Il respire doucement, je sens le vent chaud de son souffle glisser sur ma peau, et bientôt ses lèvres dessinent de nouveaux itinéraires autour de mon nombril, vers mes hanches, un peu plus haut vers mes seins qui se tendent pour appeler
Après un long et délicieux parcours nos bouches se retrouvent enfin, mes bras s'enroulent autour de lui et je réponds à sa langue dans un baiser incendiaire... serrés l'un contre l'autre, unis mais pas encore assez, nous savons tous les deux qu'il nous faudra un temps infini avant d'être rassasiés... je sens tout contre moi sa chair qui durcit et me réclame...
Les lèvres toujours abandonnées aux siennes, je renonce à toute patience, mes cuisses s'ouvrent et l'enserrent tandis que ma main descend à la recherche de son mât... je le trouve aisément, dressé de toute sa splendeur, je m'en empare comme d'un trésor, le caresse, le dirige vers l'entrée de mon estuaire... il s'y engage avec une terrible lenteur, il profite de chaque millimètre gagné dans ce territoire tropical, je l'accueille en moi dans un gémissement... il est là, en moi, au fond de mon ventre, j'aime, je l'aime... mon bassin s'anime de tendres vagues autour de son sexe, je veux le caresser de tout mon corps... il m'accompagne dans ce nouveau ballet, lentement, si lentement... peu à peu notre danse se transforme, il me suit, m'accompagne, me soumet à son rythme pour mieux me laisser ensuite lui imposer le mien... nos va-et-vient nous embrasent, nous envolent... nos lèvres se lâchent le temps d'un râle puis se reprennent, langues affamées, peaux enflammées... entre nos reins un merveilleux séisme gronde, là, juste à fleur de nos sens... là... je tremble... la vague monte, monte encore... nos cris s'envolent, portés par l'écho de la forêt toute proche, et vont se jeter dans le feu du soleil qui se lève... la terre gronde et se soulève, mon corps éclate en mille morceaux d'étoiles...son regard plein de flammes guette ma jouissance, il m'attend... il m'y emmène...oh ! Il me trouve ! Il me trouve si fort qu'il se perd avec moi ! Je peux lire dans ses yeux le plaisir qui le ravage, qui nous ravage, et sentir dans mon ventre les spasmes de sa chair, il se déverse en moi, j'aime la délicieuse brûlure de sa lave au fond de moi...
Lovés l'un contre l'autre, nous regardons au-dessus de nous. Il fait à présent tout à fait jour. Une voiture passe sur la route, là, à quelques mètres de nous... nous ont-ils vus ?
Cette simple pensée nous fait soudain éclater de rire...
Il se lève, me tend la main pour m'aider à me relever à mon tour, me serre dans ses bras, m'embrasse... m'embrasse encore... il y a tant d'amour dans ses yeux, dans les frôlements de ses mains, dans la douceur de ses lèvres...
Je ne sais pas son nom, il ne sait pas le mien. Je sais juste que c'est pour lui que tout à l'heure, en rentrant à la maison, je vais te quitter.
(septembre 2006)
Je suis là, pas très loin même si peu prolixe ces derniers temps.
Le peu de commentaires laissés me laissent à croire que peu viennent ici ou aiment mes écrits.
Loin de vouloir être nombriliste je m'interroge sur moi, mes mots, la suite..
A bientôt
Amicalement
Jolan
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