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Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)

Vendredi 14 avril 2006 5 14 /04 /2006 13:23

Je me souviens de cette soirée où nos deux vies se sont croisées.

Toi en visite chez nos amis communs pour deux jours et moi invité.

A table, côte à côte. Discussions, sourires et rires.
Tu me parles de tes projets immobiliers et je me propose de t’aider.
Echanges de cartes, coups de téléphone, mails.
Peu à peu les liens se tissent, la toile s’étend.
Amitié de deux êtres éloignés, kilomètres de distance, liens épistolaires renforcés.
Et puis un jour, le hasard, de ceux dont on se dit qu’ils n’arriveront jamais.
Je dois venir non loin de chez toi pour deux jours remplacer un patron malade.

Pourquoi moi ? Pas d’idée !

Je ne suis ni mieux ni pire que d’autres mais on m’a choisi.
Envie de te revoir, de retrouver un regard répondant à mes mots.
Je t’appelle, tu hésites puis enfin dis oui.
Juste un après midi, ailleurs, en terrain neutre pour toi, pour moi.
De toi je ne veux rien que la présence, je n’offre rien je ne le peux.

Je vais juste le cœur battant à ta rencontre.

Déjà une nuit passée dans cet hôtel de station balnéaire. La solitude ne m’a jamais vraiment dérangé, je m’y retrouve, m’y trouve même parfois. Je n’ai eu d’inquiétude que celle où tu ne viens pas. Matinée de labeur, ennui de réunions. Enfin, midi ! Je file au lieu du rendez-vous. Nin toi, ni moi ne connaissons cette ville mais comme presque partout ailleurs la gare est le meilleur des points de rencontre. J’y suis ! Soleil dans le ciel parsemé de nuages en troupeau dispersé. Violence et douceur de l’attente, angoisse et impatience. Désert d’un milieu de semaine, une voiture fait le tour de la place. Je te devine, je te sais présente, je souffle pour me reprendre. Tu viens à ma hauteur, me lances un sourire. Je fais le tour du véhicule, mes voici enfin à tes côtés. Ta ceinture se fait barrière, une bise, tu démarres.

Parking bord de mer, boisson méritée, sandwich, gorge serrée, l’émotion s’est invitée. La mer, le sable, une table, toi et moi ici exposés. Les mots quelque peu enfouis montent, dénouement heureux pour toutes ces choses simples à se dire. Mieux que l’écrit, la voix et la vue se mêlent au récit. Tension accumulée, promenade.

Vagues qui lèchent la plage, nos empreintes trahissent nos pas et bientôt disparaissent. Tu marches là près de moi, tu sembles virevolter tel un papillon dans la lumière, j’aime. Les rayons du soleil irradient ton visage, le vent léger gonfle ta chevelure, tu es une étoile filante, la mienne. Brise fraîche, bruine tombante. Déception de ne pouvoir prolonger ce moment vaporeux. Repli vers un salon de thé restaurant, boissons chaudes. Le temps passe, filent les minutes et les heures en ta compagnie. La pendule accrochée me semble exagérer le décompte de nos instants restants.

La pluie bat les vitres, tu es lumineuse dans cette pénombre qui tombe autour de nous. Je ne vois que toi, je te bois, mes sens se repaissent de toi. Est-il tôt ou tard ? Qui s’en soucie ? Eclairs, grondements, l’orage est là ! Tu sembles un instant pétrifiée, petit oiseau pris dans un piège, mis en cage. La lumière revient, tu reprends vie, le filament que je perçois en toi brûle à nouveau dans ton regard. Tu t’inquiètes de l’heure tardive, du déluge extérieur. Jamais tu n’y arriveras me dis-tu. Trop de route, trop d’éléments déchaînés, peur de tes peurs. Je propose, tu disposes. Un lit, un fauteuil. Le premier pour toi et l’autre…

Non ! Hors de question ! Qu’ai-je dit ou fait ?

Incompréhension, tu veux le partage. C’est cela ou rien. Rien d’indécent, seule l’envie d’être deux. Les aiguilles tournent et tournent. Je suis maudit, trop vite, trop court. Nous rejoignons la chambre, enfants timides, adolescents gauches. Tu te glisses nue là sous les draps de ce lit trop grand pour moi, trop petit pour un Amour.


Tu me veux aussi ainsi, je m’exécute. Là, tu te poses sur mon épaule, nos corps font connaissance. Rien de plus, juste ce moment ou une vie ne suffit à le résumer, le conter.

Bonheur simple que celui de se sentir heureux.

Une nuit sans lune, sans sommeil.

Nos mains se croisent, tu te places dans mon dos et nous devisons encore et encore.

Petit matin brumeux dehors, dedans. Café, croissants sur une table. Tu as froid, un pull irlandais je te donne.


Trop grand pour toi, tu le passes, tu es admirable. Yeux fatigués emplis d’images, sourire si doux, j’aime ton réveil. Tête penchée, sur tes mains posée. Visage d’une madone qui dans mon esprit se grave. Il me faut partir toi aussi. Mon train, ta vie. Pas de promesse, pas de lendemain.

Qu’allons nous devenir ? Je ne le sais.

Mais quoi qu’il advienne de nous, entre nous, je me souviendrai.

Tu es, je suis, nous fûmes et peut-être un jour serons.

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Mercredi 26 avril 2006 3 26 /04 /2006 09:15

Il fait chaud, été de canicule.

Elle, petit bout de femme mi-ange mi-féline, crinière dans le cou porte une petite robe. Bretelles sur ses fines épaules elle est là et cherche de l’air. Après midi de liberté, le bureau pour elle pour des heures. Elle est encore sous le coup de l’émotion. Après des dizaines de mails échangés avec lui, elle a osé, l’a appelé. Encore ivre, bouleversée elle ne sait que penser, si ce n’est que sa voix n’a que surajouté à la température ambiante. Comme d’habitude elle a bu tous ses mots, la moindre phrase avait trouvé un écho dans sa tête et un peu dans un petit coin de son cœur. Les yeux mi-clos elle tortillait un stylo bon marché au coin de ses lèvres. Elle ne s’en rend même pas compte mais même sa petite langue s’est prise au jeu, elle virevolte et le capuchon rouge titille.

Chaleur, torpeur.

Elle les imagine elle et lui couple improbable, couple impossible. Elle part, divague, se laisse bercer. Elle veut ce tube de plastique la main, le doigt sur ses envies. Il n’est rien mais il est l’homme, cette symbolique lui parle. Le voici dans son cou, mouvements si doux, chute entre ses seins.

Chaleur, moiteur.

Sa robe sur ses cuisses elle remonte et ses jambes elle décroise. Sa main découvre alors ce petit bout d’étoffe rose, froissé sous la pression, par la montée des sensations. Elle le remet en place de ses doigts fins et remarque son désir là enfoui.

Chaleur, stupeur.

Le téléphone sonne, elle le saisit, le pose près d’elle.


C’est encore lui.

Lui : Vous me manquiez déjà
Elle : Si vous saviez...

Un silence, blanc, puis elle dit :

Parlez-moi encore.

Blablabla, les mots volent, s’envolent vers elle, ils sont là à l’intérieur. Son cœur bat dans sa poitrine. Mais chose comme incompréhensible, elle le sent aussi dans son ventre, dans son antre. Elle met le haut-parleur et se laisse alors porter. Tout est douceur et volupté, le capuchon rouge sur le tissu se promène. Elle imagine son visage, sa bouche et ses lèvres sur elle posées. Moment de folie, instant d’ivresse elle le veut là maintenant. N’y tenant plus, ne sachant pourquoi et comment, elle se saisit du combiné. Là, voilà nous y sommes. Parle-moi, fouille-moi, épouse-moi. Elle se frotte, sa bouche est là, dedans. Des kilomètres les séparent mais elle le sent la lécher.

Elle se cambre, se bascule en arrière, annone un ou deux mots pour que de parler il ne cesse. Elle sent son ventre trembler, son cul se serrer. La première vague de son océan de désir au bord de son bouton rougi vient de s’échouer.

Chaleur, intensité.

Elle se mord un doigt, puis légèrement sur son fauteuil se balance...

Violence, outrance, d’un coup de foudre elle est transpercée.

Un râle, un cri, il fait noir. A la douceur de ses draps elle se réveille. Tout ceci elle l’a rêvé.

Chaleur, désarroi.

Ce transport elle ne pourra et ne saura achever. Elle est comme ça, besoin d’être deux pour s’emporter.


Ce que son esprit commande les mains l’exécutent.

Son seul souci ?

 
L’esprit sur ses mains seules à chaque fois reste.
 
 
Jolan le 30 août 2005

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 /11 /2006 09:50

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. Me voici plongé dans ce traitement de textes qui me corrige quand il en a le temps ou la capacité.

 

Toc, toc, toc.

 

« Entrez ! »

 

La porte s’entrebâille, son visage apparaît là, sa chevelure brune fait office d’un bien bel encadrement.

 

« Bonjour ! Si vous le souhaitez le café est prêt »

 

Je lève la tête, lui adresse un sourire puis lui réponds :

 

« Je viens dans deux minutes. »

 

…/…

 

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. Me voici plongé dans ce traitement de textes qui me corrige quand il en a le temps ou la capacité.

 

Toc, toc, toc.

 

« Entrez ! »

 

La porte s’entrebâille, son visage apparaît là, sa chevelure brune fait office d’un bien bel encadrement.

 

« Bonjour ! Le café est prêt »

 

Je lève la tête, lui adresse un sourire puis elle vient vers moi d’un pas assuré, son café et le mien dans les mains. Elle s’approche, se penche un peu et dépose la boisson chaude à quelques centimètres de mon clavier. Je détourne le regard de l’écran afin de la remercier et reste bouche bée. Le décolleté de son t-shirt se veut vertigineux et exaltant. Là, nichées bien au chaud j’y découvre deux biens belles brioches. Un merveilleux accompagnement pour un petit déjeuner. Mais la voici qui tourne déjà les talons et repart me laissant seul face à la lourde tâche qui m’attend.

 

…/…

 

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. Me voici plongé dans ce traitement de textes qui me corrige quand il en a le temps ou la capacité.

 

Toc, toc, toc.

 

« Entrez ! »

 

La porte s’entrebâille, son visage apparaît là, sa chevelure brune fait office d’un bien bel encadrement.

 

« Bonjour ! Le café est prêt »

 

Je lève la tête, lui adresse un sourire puis elle vient vers moi d’un pas assuré, son café et le mien dans les mains. Elle s’approche, se penche un peu et dépose nos boissons chaudes à quelques centimètres de mon clavier. Je détourne le regard de l’écran afin de la remercier et reste bouche bée. Le décolleté de son t-shirt se veut vertigineux et exaltant. Là, nichées bien au chaud j’y découvre deux biens belles brioches qui seraient un merveilleux accompagnement pour un petit déjeuner. Du coin de l’œil elle regarde la boite à images et se montre dubitative.

 

« Que vois-je ? Vous rédigez-vous-même ? » Me lance t’elle.

 

« Etes-vous bien sur de votre orthographe ? Je crois détecter au moins une faute ici ! »

 

Se disant elle pointe le doigt et n’y prenant garde fait effectuer à mon gobelet un saut bien plus que périlleux, celui-ci atterrissant directement sur ma cuisse. Bouillant ! Il est bouillant. Je me lève brusquement et marmonne je ne sais quoi. Dans le même temps elle a déjà fait le tour de mon bureau et attrape à la volée la boite de mouchoirs en papier.

 

« Il faut vite essuyer cela » Me dit-elle.

 

Déjà à l’œuvre elle éponge à qui mieux-mieux le surplus sur la toile encore trempée.

 

« Vous ne pouvez pas rester ainsi !  Il faudrait pouvoir  nettoyer aussi de l’intérieur »

 

Je reste pantois de ce qui s’en suit. Ses deux mains s’activent à mon endroit, dégrafent mon bouton et descendent ma braguette. En deux temps trois mouvements la voici presque accroupie en train de farfouiller dans la jambe de mon pantalon. Situation ubuesque et dérangeante. Que penser de cette position et de ma tenue ?

 

Action, réaction, je ne suis qu’un homme. A mon grand désarroi voici que je sens une érection venir, rien à faire. Tel le bras télescopique d’un monte meubles mon sexe grandit à vue d’œil et pointe le bout de son nez à l’élastique de mon boxer. Je suis limite honteux de ce qui m’arrive.

 

«Il est vivant et bien vivant ! Pas de souci pour sa santé ! » Me dit-elle en le reluquant.

 

Toc, toc, toc.

 

Mon Dieu que faire ? Elle se glisse sous le plateau et me fais signe de m’asseoir. La ceinture à mi-cuisses je passe mes jambes sous la tablette et me reprends.

 

« Entrez ! »

 

« Salut Joe ! Tu viens prendre un café et en griller une avec moi dehors ? Ca frise quand même la bêtise cette loi anti-tabac non ? On a même plus le droit à une bonne pipe au bureau, il faut s’exiler maintenant. »

 

Je n’arrive pas à croire ce qui se passe dans la foulée. Une fraicheur vient de se figer sur mon sexe et le sort habilement de son tissu. Chaleur intense. Elle porte mon gland à ses lèvres et lui fait connaître le bout de sa langue.

 

Je sursaute un peu.

 

« Non, non ! Pas tout de suite ! J’ai un truc à finir et en plus je tente de diminuer en ce moment »

 

L’importun referme la porte et j’entends son pas filer dans le couloir.

 

Je n’arrive pas à résister à cette douce attaque en règle. Déjà elle me fourre à sa bouche, sa langue s’active, elle salive sur mon membre excité. Sa main passe sous mon bas ventre et me masse. Je la vois à peine me sucer avec véhémence et bientôt je n’y tiens plus et me lâche. Quel bonheur !

 

Comme si de rien n’était elle s’extrait de sa cache et se relève. Elle se saisit de son café et le boit goulument.

 

« Hmmm ! Rien de tel qu’un bon crème pour commencer la journée !»  Glapit-elle me jetant un œil coquin.

 

« Si le cœur vous en dit, je reviens demain ! Moi je m’avoue impatiente de touiller mon jus avec un tel bâton »

 

Pas le temps de lui répondre, la voici qui tourne déjà les talons et repart me laissant seul face à la lourde tâche qui m’attend.

 

…/…

 

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. L’envie d’un jus me prend. Je prends les couloirs déserts et descends à la machine à cafés. Je m’allume une clope et tire une grande bouiffe.

Ce matin comme tous les autres matins je suis seul.

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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /2007 10:35

 Je veux que nos lèvres se mêlent, non, pas celles-ci !

Allonge-toi, ouvre-toi et laisse-moi faire, j’officie

Je salive de mon festin

Tu trembles de ton proche destin

Toison sur laquelle ma main passe, frissons qui sur ton ventre se multiplient.

Baiser volé, baiser appuyé, baiser aimant, ton sexe me donne envie

Langue coquine, langue fouine, capuchon enlevé, bas ventre défloré

Mon majeur sur ton bouton d’alarme s’attarde, je le trouve bien émancipé

Toi la sirène à ses assauts tu râles et exploses

Plus tu te lâches, plus celui-ci s’affirme et ose.

Cambrure, mon nez en ce lieu saint plonge

Humide puis trempé par ton jus issu du désir qui te ronge

Ici je tourne et vire, là je fouille et tes lèvres déguste enfin

Clitoris bandé, amuse bouche pour apaiser ma faim.

Je l’aime le petit, cet objet de plaisir

Ne serait-ce que pour les cris qu’avec sa complicité je te soutire.

Je veux à cet instant être trivial et ton sexe bouffer

Que tu jouisses enfin sans rien cacher ni rien étouffer.

Mouille moi la gueule que je devine tes sens dessus dessous

Oh oui comme ça ! J'adore tes cuisses serrant mes joues.

Bonheur d'un court instant par tous deux partagé

Pour cet acte de grâce je suis à jamais ton obligé.

Souvenirs d'un temps pourtant pas si lointain

Ou femmes de Joe aimaient ce genre d'entrain

 

Un lien tiré au hasard

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /2007 09:23

Intérieur nuit, la chambre est dépouillée mais tu en es le bijou. Au milieu de ce simple écrin tu te veux mon joyau, mon diamant.

 

De la rue, nul bruit. Juste un pigeon parfois s’ébroue sur le bord de la fenêtre, duvet et plumes virevoltants dans la nuit parisienne.

 

Un néon tente désespérément de percer la lourde toile des rideaux, mais rien n’y fait. Seul le poste de télévision muet illumine subrepticement le décor hôtelier.

 

Tu m’as quitté pour un moment, quelques minutes, une éternité.

 

Je t’entends t’affairer à la salle de bains, je t’imagine.

Moi, les yeux clos j’hume l’air saturé du bonheur dont nous venons de l’emplir.

 

Un clic, extinction des feux. Ton pas sur la moquette, tes petits pieds s’activent. Aveugle je suis, mais je te sais. Ton corps qui balance, ton derrière qui dodeline, tes seins qui s’agitent.

 

Le vide, plus rien, silence de cathédrale.

 

Un bruissement, un drap que l’on froisse, la couche qui mollement s’affaisse, te voici.

Moi, Jésus de pacotille les bras en croix au milieu de ce lit qui connu mille amants.

Toi, la tentatrice.

Tu glisses, tel serpent d’Eden ondules, tes cheveux de mes jambes à mon torse me provoquent. Je me hérisse, pas de colère non, de fébrilité. Mes mains te cherchent, tu les rejettes.

 

« Caresses » est mon nom murmures tu.

 

Ces mots venus de nulle part emplissent mon esprit.

 

Tes doigts experts  filent, défilent, parfois même se faufilent et fouillent mes failles.

Je suis électrique, que cherches-tu donc, une décharge ?

 

De tes mignons mamelons tendus tu me harcèles, tension extrême. L’un d’eux tutoie mon gland, ils sont à cet instant les meilleurs amis du monde.

Ton souffle léger balaye ma pilosité, mon phallus subit tes outrages. Omphalos, nombril de l’univers tout se concentre là, je touche au divin. Tes ongles me ramènent à la réalité en pénétrant mes flancs. Ta langue pinceau humide esquisse le dessin d’un sexe, le mien. Ta chevelure en bataille excite la moindre parcelle qu’elle couvre.

 

Bleu, rouge, jaune, l’écran te colorise, tes formes se découpent à l’horizon de ce pan de mur. Ton cul, mon dieu ton cul… même en négatif il ne dégage que des ondes très positives.

 

Dix mille volts !

Suceuse que tu es, gouteuse de mon bonbon rose gorgé de miel. Manuelles, buccales, linguales, je suis perdu dans cette multitude de caresses. Descente aux enfers, je perçois le Styx. Tu me gobes, m’avales, m’enfournes entre tes lèvres supérieures. Chaleur et moiteur d’une gorge, mon vit est un roi en ton palais. Tu gémis d’envie, tu me branles et palpes mon assentiment.

 

A ta joue une seconde tu me passes.

 

Et, deuxième fournée du matin, cuisson à l’étouffée. Chaleur tournante, virevoltante, je suis sens dessus dessous. Tes mains à mes fesses, tu me soulèves comme pour mieux m’appréhender.

 

Retournement, tu me chevauches maintenant et ton pubis à mon nez se pose. Apnée de rêve, montée des eaux, une salve part. Accélération, tu me fais tout à l’instinct animal. Je me gorge et dégorge, tu ingurgites et palpites. Je baigne de moi, de nous. Tu me dégueules et me dégustes.

 

Repue, tu me câlines. Je salive déjà des minutes à venir…

Jolan le 19 octobre 2006

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Mercredi 28 novembre 2007 3 28 /11 /2007 08:01

Quel moment de douceur partagée que celui où toi et moi feuilletons au fond du canapé le catalogue d’une exposition récemment visitée.

Soirée de canicule, de ton corps contre le mien je sens aisément la chaleur au travers de ton corsage m’irradier. Rien à cet instant ne me laisse présager de ma prochaine stupeur, de ton ardeur retrouvée et de ce pan de nuit torride à venir. Alors que par tes gestes je me laisse bercer, que ce maudit air plombé dans une certaine torpeur me fait tomber, brusquement le bouquin au loin tu jettes.

Tu te lèves et me lances : « J’ai envie de faire l’amour, là, maintenant ! »

Le reste se veut ferme et empreint d’une certaine grandiloquence mais je ne retiens que cette première invective. Sont-ce les estampes quelques peu coquines ? Jamais je ne le saurais mais peu m’importe. J’ai comme le sentiment que ce qui va suivre sera pour nous deux de la lourdeur ambiante une délivrance.

Comme deux animaux avant l’affrontement final, désignant le dominant du dominé, nous nous lançons des regards en chien de faïence.  Légèrement vêtus, le tissu à nos peaux collé,  des yeux mutuellement nous nous sommes déshabillés.

Tu m’attrapes par la main, me voici en face à face bien dressé sur mes pieds. A toi tu me plaques et tes lèvres sur les miennes tu viens poser. C’est toutes langues défouraillées que nos deux bouches se sont alors fourrées.

Nous tournons et virons l’un à l’autre aimantés, derviche-tourneurs quelque peu déboussolés. Jeux de mains l’un à l’autre prodigués. Les stades vestimentaires un à un sont franchis. Nous sommes tour à tour déboutonnés, débraillés, déssoutifés, déculottés, pour enfin finir à poilés. Comme deux jeunes félins excités et endiablés, toutes griffes dehors et dans les chairs de l’autre plantées, voici que dans de bien douces douleurs souhaitées et d’avance acceptées nos peaux se trouvent labourées, limite lacérées.

Tu me repousses et là je constate que ta vue excitée se dirige tout droit vers mon membre érigé. Tu t’accroupies, empoignes mes cuisses et commences d’abord par mon cornet lécher avant de te lancer ailleurs et de ses deux boules t’empiffrer. Tu reprends ton ouvrage en mains et telle petite chienne affamée, maintenant c’est mon os à moelle que tu souhaites ronger.

Tu le titilles, le mordilles puis un moment à mon bout rose tu aimes glandouiller. Mais décidément, ce soir tu es vorace, d’un coup d’un seul tu ouvres grand les lèvres et voici mon braquemard englouti. Je sens ta gorge chaude et en moi la fièvre qui est montée. Simulation d’un accouplement, je vais et viens en des à coups désordonnés. J’aime à regarder, à chaque envoi, tes joues déformées par mon bout raide qui vient les frapper.

Bientôt du pompier le casque tu fais sauter, je n’y tiens plus et laisse tout en toi débouler. Te voici, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, sur-vitaminée et sur-protéinée. Vision jouissive que la mienne. Tu te lèches les babines que mon sperme vient d’enduire, nettoyage en règle de tes lèvres par lui souillées.

Tu te relèves et me bouscules et me voici au sol projeté. Tu vacilles puis te précipites sur moi, à califourchon j’admire tes deux obus, tes ogives, armes de séduction massives. Mes mains sont comme fascinées, par eux attirées. A ma verticale tu te trouves tous mamelons tendus. Je les saisis, les voici étirés, malmenés, torturés à mains nues.

Je te fais subir un tête-à-queue, et nous voici cul par-dessus tête. Ainsi retournés, nous glissons sur le côté, direction le Rhône département 69. Je vais moi aussi tenter de te faire du bien. Ma truffe échauffée se faufile entre les poils soyeux et quasi lustrés de ton minou. Ma gueule à ton entrecuisse te soutire déjà des feulements.

Je ne savais nos mains aussi baladeuses et curieuses, leurs gestes se veulent chirurgicaux et précis. J’aime à nous savoir  mutuellement masturbés et pouvoir ressentir nos esprits ainsi ébranlés. C’est manuellement que je vais t’explorer. Je m’immisce, voici ta bien belle fente doigtée, majeurée, pour enfin finir poucée.

Je bave d’envie de me régaler, t’achever et ton con gamahucher. Je susurre des mots doux à ton bijou gorgé, je m’y attarde un long moment comme pour le toiletter. Je fais la fine bouche et m’en délecte, je veux pour toi ton petit rubis salivé et lubrifié. De ma langue je tourne et vire, elle s’amuse en des dérapages incontrôlés.

Tu me réclames et me désires, à mots couverts tu me fais comprendre que mon poireau même bien dégorgé à ta motte tu veux planter. De nos corps emmêlés tu défais l’enchevêtrement, nouveau retournement, c’est à quatre pattes que tu défies l’amant. Je me faufile derrière et reluque la cambrure, tu me chopes les pognes et à tes cuisses les poses. Je te caresse et te malaxe, je le sais et te connais, tu aimes par moi avoir tes hanches pétries.

Petits chuintements, du bord des lèvres que tu mords tu me fais connaître ta volonté par des ânonnements : « j’ai envie d’un membré pour combler un vide »

Je t’ouvre, je t’écartèle. Mon gland hardi et téméraire à ton sillon dégoulinant se présente. Vaillant soldat, tendu et veines saillantes. Commence la prise d’assaut, le combat est rude. Te voici culbutée, je te sens vibrante, puis au plus profond enfoncée je t’entends hurlante. Cette fois ci aucun chuchotement tu montes les gammes direct. Ta croupe pour moi là se veut tellement bandante que je pars en accélération, mouvements cadencés qui te rendent bientôt ruisselante.

Corps en vibrations, éructations, tremblements de chairs, râles et beuglements mêlés.

Il y avait bien longtemps que je ne nous avais sentis tous deux si déchainés. J’arrive et je viens, déjà une giclée. La tension monte entre nous, il va falloir y remédier. Tu m’ordonnes à ce moment de mes couilles bien vouloir décharger. Quand déferle la vague, quand arrive le tsunami, tes lèvres ma bite ventousent et tu finis en cris.

Douleur ou jouissance ?

J’ai vite ma réponse, alors que j’entre et sors tu dégorges du raz-de-marée de nous. Je me retire et sur ton dos me baisse. Mes mains à ton bas ventre s’activent et je suis époustouflé, mes doigts sentent ta chatte mon surplus de lait recracher. Je sais qu’abondance de biens ne nuit pas, mais là…

Tu gémis et grognes comme insatisfaite. Je me relève sur les genoux et là, d’un coup d’un seul tu dresses ton corps vers moi et plantes ton cul sous mon nez. Message plus clair pour moi ne saurait être. Ta petite rondelle de ma langue tu veux qu’elle soit tour à tour, râpée, déflorée puis fouillée.

Tâcheron de tous tes désirs je me fais.

Commence la danse, la décadanse d’un célèbre chanteur. Tu dodelines, je m’attarde, tu roules et ventiles, un doigt se hasarde. Fleur ouverte, tu veux que je butine. A ton sexe je récolte nos jus mixés et là à ce petit anus fraichement éclos je le dédie.

Canne en main, je badine avec ta raie. Certain l’aime beurrée et bien moi je la préfère et veux de nous crémée. Mes efforts si futiles soient-ils n’en sont que mieux récompensés, tu t’ouvres tant et plus. Pas besoin de crocheter cette porte, tu es en demande et si accueillante que « Oh glissade sublime » là me voici plongé.

Comme un tour de magie, le bout de ma baguette disparaît puis, elle n’est plus du tout là. Tes fesses tressautent et tressaillent, à mon bas ventre elles battent, ma queue ne m’appartient plus, tes allers et retours se l’accaparent. Un claquement dans l’air, une fessée pour te mettre en rythme. Tu rues un coup puis te soumets. Je dirige la cadence même si tu continues à remuer ton croupion en décrivant des cercles.

Ma banderille te transperce, exécution sommaire. A t’entendre ainsi rendre gorge, pas vraiment un calvaire. Tu resserres tes cuisses et me presses. Tu nous entraines vers une mort subite, celle que l’on nomme petite mort. J’explose extatique, même mes bourses vides je jouis de toi, en toi. C’est maintenant vidés, harassés, calcinés, enivrés que nous roulons au sol.

N’avons-nous que baisé comme disent certains ?

Toi et moi nous en fichons bien. A corps et amants consentants les mots des autres restent vains.

Pour preuve pour nous deux qu’à chaque fois dans l’absolu nous baignons.

Il me tarde de vivre notre prochaine exposition…

PS : Fin de l'exercice de style, j'attends avec grande impatience vos commentaires fussent-ils négatifs.

Jolan le 30 mars 2007

Un lien tiré au hasard

 

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 19:06

Douceur, torpeur, stupeur, ardeur, envie, chaleur, canicule, torride.

Vêtus, regards en chiens de faïence puis délivrance, grandiloquence.

Des yeux déshabillés, déboutonnés, débraillés, déssoutifés, déculottés, à poilés.

Déboussolés, nos deux bouches se sont fourrées, langues défouraillées.

Deux félins endiablés, toutes griffes dans l’autre plantées.

Peaux labourées, douleurs acceptées souhaitées.

Ta vue excitée vers mon membre érigé.

D’abord mon cornet léché avant de ses deux boules s’empiffrer.

Mes mains attirées, tes deux obus, tes ogives, armes de séduction massives.

Mamelons tendus, torturés à main nue, étirés, malmenés.

Feulements, chuintements, râles et ânonnements.

Baladeuses et curieuses, mutuellement masturbés et ébranlés.

Petite chienne affamée, mon os à moelle souhaite ronger.

A mon bout rose tu aimes glandouiller, mais décidément vorace, mon braquemard englouti.

Gorge chaude, fièvre montée, joues déformées des à coups désordonnés.

Du pompier le casque tu fais sauter, te voici sur-vitaminée et sur-protéinée, lèvres souillées.

Retournés, tête à queue, cul par-dessus tête, dérapages incontrôlés.

Ma gueule à ton entrecuisse, je vais t’explorer, ton con gamahucher.

Hanches pétries, fente doigtée, majeurée, poucée.

Poils du minou lustrés, bijou gorgé, petit rubis salivé et lubrifié.

Cambrure, éructation, envie d’un membré pour combler un vide.

Mon poireau même bien dégorgé à ta motte tu veux planter.

Sillon dégoulinant, veines saillantes, corps emmêlés.

Culbutée, au plus profond enfoncée, vibrante, hurlante, bandante, bientôt ruisselante.

Cris, aucun chuchotement. Douleur ou jouissance ?

Accélération, giclée, beuglements mêlés, tous deux déchainés.

Corps en vibrations, tremblements de chairs, tsunami, raz-de-marée de nous.

Retournement, ton cul sous mon nez.

Ta petite rondelle de ma langue, râpée, déflorée puis fouillée.

Mes doigts sentent ta chatte mon surplus de lait recracher.

Je badine avec ta raie et je la veux crémée, tu t'ouvres tant et plus que là me voici plongé.

Tes fesses tressautent et tressaillent, à mon bas ventre elles battent.

Tu m’ordonnes à ce moment de mes couilles bien vouloir décharger.

Mort subite, petite mort, exécution sommaire, pas vraiment un calvaire

Vidés, harassés, calcinés, enivrés.

N’avons-nous que baisé comme disent certains ?

Toi et moi nous en fichons bien

Chaque fois dans l’absolu nous baignons.

PS : Ceci est un petit exercice de style qui ressort de mon envie d'explorer un peu l'écriture et ses formes.

Bientôt sortira : Flash Trash 2

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 14:49

undefined

J’ai souvent rêvé de trouver mon âme jumelle
Jamais je n’ai pensé qu’elle puisse être réelle
Il y a peu dans mon ciel, une poussière de comète
Juste un point lumineux qui a mon regard se prête
Même si je la sais pour toujours impossible étoile
J’aime la scruter, parfois soulever le coin du voile
Plus je m’approche d’elle, plus je suis ébloui
Mon cristallin brille alors de découvrir cet infini

.../...

Les pleurs intérieurs ne laissent que des cicatrices 
Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /2008 08:35

 

50.000 visites depuis ce week-end !

Merci à toutes celles et ceux qui viennent passer quelques instants à me lire.

Pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas, je dépose ici l'adresse de mon site :

 

http://purplesilk.site.voila.fr

Amitiés

Jolan

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 16:08

 

La fraicheur tombe enfin sur la ville après cette journée caniculaire. De mon balcon je contemple le désert. Le soleil se jette dans la mer de sable dont les vagues filent au loin à l’horizon. Le ciel s’embrase, la ville prend une teinte sanguine. Il est pour moi bientôt temps de partir pour ce rendez-vous tant attendu.

 

Me voici dans la rue, tumulte et brouhaha, c’est l’heure où le chaland s’évade de sa prison de pierre pour retrouver ses congénères et refaire le monde dans chaque recoin de cette citadelle.

 

Je déambule tranquillement dans les ruelles, je fais mon chemin à la recherche de ma future destination. Les odeurs orientales emplissent déjà l’air du soir. Elles excitent mes narines et mon appétit. Les marchands d’olives à la sauvette, les porteurs d’eau, tout un monde nocturne est en branle. Chacun y trouve sa place, je ne sais où se trouve la mienne. Etranger ici, je découvre la réalité d’une culture qui n’est mienne. J’aime cette ambiance de labeur mêlée à ce sentiment de joie profonde. Tous, quelle que soit leur appartenance sociale, sourient et rient à la vie.

 

Je presse le pas, je suis attendu.

 

Je passe le coin d’une ruelle sombre et entrevois ma destination. Une porte haute en bois sculptée, le mur extérieur décrépi par le temps mais qui garde un superbe cachet des jours anciens. Je me saisis du battant et frappe, un homme plein de déférence m’ouvre et me demande de bien vouloir le suivre.

 

La cour décorée de zellige d’un bleu profond appelle à la méditation. Une fontaine laisse entendre un léger clapotis. Plaisir de ce son, l’eau source de vie jaillit même ici.

 

Des torches allumées, un parfum subtil, une lumière tamisée, tout ici respire la sérénité et appelle à se poser un instant. Je ne regrette pas d’avoir accepté l’invitation faite par cette danseuse qui se produisait il y a peu au palais. Nos regards se sont croisés, je ne pouvais plus détacher le mien. En fin de soirée elle était venue me voir et nous avions devisé. Promesse d’un échange plus long en un lieu plus adapté pour une conversation au calme.

 

J’ose avouer mon étonnement d’avoir reçu cette lettre si peu après, je me pensais bien trop fade pour intéresser un si joli brin de femme. Pour moi bien d’autres hommes devaient avoir ses attentions, des hommes plus à même de contenter son besoin de compagnie. Mais c’est à moi ce soir que revient l’honneur de venir en sa demeure.

 

L’homme me fait signe de prendre place dans une pièce qui s’ouvre devant moi.

 

Au sol moult coussins jetés. Plus loin, un canapé immense placé juste au centre de la pièce. Des tentures multicolores semblent couler le long des murs. De ces tissus précieux qui de la soie, de l’organza et autres velours. Teintes irisées, ourlets de fils dorés… Même le plafond est masqué par une voute tissée, impression de se trouver sous un ciel constellé d’étoiles.

 

Je me pose et patiente, la maîtresse des lieux ne saurait tarder maintenant. Bruissements non loin, tambourins dans la nuit…Musique lancinante qui monte autour de moi… Un homme entre. Une corde il dépose au sol et à son tour il prend place. Une flute à ses lèvres il commence un air fascinant. Magie, tel un serpent la corde s’élève. Je lève la tête pour suivre sa course, stupeur. Un éclat de lumière, une fumée opaque… Et là !

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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