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Un mâle, des mots

Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /2007 14:43
 
UN MALE, DES MOTS
 
Donnez-moi du temps, un peu du votre.
 
Page blanche, mon désert à fleurir de mots.
 
Mon risque, perdre, y perdre un peu, beaucoup de moi. Besoin impérieux de le faire, thérapie pour mes sens, déversoir cérébral.
 
 Mon moyen ? Lui ! Joe Lane
 
Il sait, ose dire et faire tout ce que ma gêne inhibe. Ca y est, un mot puis deux. Le dictionnaire est mon partenaire. Pour la grammaire rien, trop nul, pas assez appris, tant pis.
 
Un drôle d'homme ce Joe, qui est-il vraiment ? De ses récits jamais je n'ai su trier le vrai du faux. Saurez-vous mieux que moi ?
 
Moi c'est Joe, Joe Lane ! Quarante balais bien tassés. D'eux, voici ce que je retiendrais.
 
Erreur dès le début, pas voulu et pourtant sortu ! Tu parles d'un bonheur pour mes parents. Comme si la frangine ne suffisait pas à leur épanouissement, il a fallu que je leur tombe du ciel sur les bras. Enfin, je suis là et beaucoup ont fait avec. Les femmes surtout. Je leur ai dès le début voué une passion à nulle autre pareille. Je ne me gargariserais pas ici sur moi, je veux juste leur prouver mon amour, mes bonheurs et ma détresse.
 
Mes premiers émois je les ai connus comme beaucoup d'autres, collège, lycée, petits bals de province pendant les vacances. Rien de bien concluant en fait, juste de prudes demoiselles qui ne passaient jamais le cap du baiser et des caresses autorisées.
Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 14:15
 
CHAPITRE I - MICHELLE
 
L'insouciance, voilà ce qui reste des années 77-78. Les vacances entre copains parisiens passées à la campagne, notre campagne. Pas besoin d'aller loin à cette époque, les vaches quasiment aux portes de Paname. La ferme de Fontenay aux roses existe encore je crois bien.
 
Mais pour nous en été c'est l'exil, l'aventure, la vallée du Grand Morin, la Seine et Marne. Les grands-parents nous gardent des semaines, des mois entiers.
 
Chez eux nous connaissons nos premiers instants de liberté loin de nos tours et de nos ensembles immobiliers.
 
Première liberté entre toutes, la profondeur de champ, la vue dégagée, notre regard peut se perdre au lointain horizon. Le vert remplace le gris, le bleu moutonné de blanc fait place à l'ombre. Cerise sur le gâteau, la capacité offerte de ne devoir rien à personne. Nous sommes et restons entre nous.
 
Déjà se profile la grande kermesse annuelle et son défilé de chars. Nous passons nos journées et soirées à préparer cet évènement. Premiers émois visuels, nos corps, surtout celui des filles sont en pleine mutation. Leur formes se dessinent, s'affirment et se donnent à nous au travers de T-shirts humides de sueur. Elles savent que nous les regardons, elles s'en amusent et minaudent déjà. Nous, pauvres bougres à peine sortis du giron maternel avons honte de ce que nous ressentons, rien ne laisse présager les tempêtes intérieures à venir et les jouissances à découvrir.
 
Arrivent les forains, leurs caravanes et leurs manèges, pour un peu d'argent de poche nous les aidons. Pour moi c'est le palais des glaces ! Quelle fierté que celle d'aller délivrer de bien jolies princesses perdues au milieu de ce labyrinthe de verre. Le preux chevalier que je suis n'espère qu'un baiser sur la joue en guise de reconnaissance, je suis encore bien innocent.

 

Aujourd'hui c'est le jour tant redouté, veille de fin de fête, le défilé. Après les applaudissements qui viennent de saluer notre passage, notre fierté n'est point feinte ni masquée. Petit instant de gloire, bonheur d'une bande de jeunes qui a réussi son challenge de présenter un char fleuri au même titre que les vétérans de cette procession.
 
Embrassades, congratulations, effusions nous sommes débordants de joie et d'amour pour les autres. Nous n'attendons plus qu'une chose, le bal de clôture !
 
Enfin je dis nous, je dois dire les autres. Je suis le plus jeune, le plus introverti et pas le moins timide.
 
Rien que l'idée de paraître en public me pétrifie et pourtant je me sens liquide. Auprès de mes amis je me sens invulnérable mais pourtant plus les flonflons se font présents plus j'avance à reculons. De part et d'autre des badauds s'amusent, rient voire titubent déjà. Comme d'habitude le grand orchestre de la région est de sortie et prend l'engagement de faire vibrer les corps et les cœurs jusqu'au petit matin.
 
Un halo au bout de la rue, les guirlandes illuminent le chapiteau de toile posé là. L'entrée me fait l'effet de la gueule d'un monstre dans laquelle il va me falloir me jeter, j'entends les grouillements et gargouillis dans le ventre de la bête. La proie se sent prise au piège, la file avance et rien ne saurait l'arrêter. Inexorablement je suis happé puis englouti.
 
Sur le parquet se meuvent des couples déjà formés, de jeunes gens qui ne voient plus personne et d’autres enfin en quête d’une compagnie improbable d’un soir.
 
Le chanteur s’égosille tant bien que mal tentant de nous livrer une pâle copie d’un « Saturday Night Fever » des campagnes.
Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /2008 15:54
 
Seul, je file sur l’un des bancs qui délimitent la piste et là je m’affale. Me voici rassuré, je suis invisible au milieu d’autres congénères. Les spots diffusent une lumière chatoyante pendant que la boule à facettes tourne sans fin. La fascination qu’exercent les rais balayant la toile sur moi est indescriptible. Je suis comme hypnotisé par leur rythme et celui de la musique mêlés. Evasion, comme si je n’attendais que cela pour ne plus  appréhender mes craintes.
 
Il fait chaud, très chaud. Une moiteur étouffante envahit l’air puis diffuse au travers de mes vêtements qui, il y a peu encore fleuraient le frais. Je sens comme une gêne monter en moi. Même si je me sais propre, il me semble que la première personne venue pourrait penser le contraire en m’approchant. Je ne vais pas rester plus longtemps ici, là n’est pas ma place
 
Alors que je me lève pour quitter ces lieux, extinction des feux. Plus un bruit, juste une poursuite fichée sur le visage du braillard. Un simple accord, une phrase et là je frissonne. Entame de « Me and Mrs Jones », Billy Paul…
 
C’est à cet instant précis que m’est apparue Michelle fondant sur moi comme la misère sur le monde.
 
D’un pas sur et alerte, cette belle jeune femme aux formes déjà bien affirmées pour ne pas dire affermies, s’approche, tend sa main vers moi et me mène au milieu des danseurs sans que je ne puisse piper mot. Je n’ose dire ici mon état mêlé tant d’anxiété que d’excitation. Ses frêles mains sur mes épaules, les miennes qu’elle vient de déposer à ses hanches, la chaleur de sa poitrine collée à mon torse semblent m’apporter comme un fragment d’éternité.
 
Je sais aujourd’hui qu’à jamais je me souviendrais de ce moment précis où ma vie a basculée. Je viens de poser un pied dans l’univers des femmes, de la femme. Aussi émouvant pour moi que le fut le premier pas sur la lune d’Armstrong, mais là j’en suis l’acteur. A peine quelque mots échangés, nos prénoms, nos âges.
 
Qui suis-je donc pour intéresser une femme mon ainée de plusieurs années ? Et puis zut, peu m’importe en fait car là, je suis bien.
Ne plus être en un lieu, juste être. Elle et moi.

Avec délicatesse sa main se pose sur ma nuque, ses yeux mi-clos me revoient l’image d’une mer de tranquillité. Instant suprême que celui où, sa joue se pose contre la mienne. Je souhaite que tout reste ancré à ma mémoire et c’est le cas, je peux l’affirmer aujourd’hui.

Mes doigts remontent dans son dos, les siens filent sur mes reins. Légère étreinte, sa respiration et la mienne sont à l’unisson. Rien ne saurait déranger ni troubler l’harmonie de nos deux corps qui viennent de se trouver. Etourdissement des sens, inexplicable conjonction de pôles opposés qui s’attirent.

Pour faire ici un aveu ce n’est que beaucoup d’années plus tard que j’ai pu gouter à nouveau à tel sentiment. Mais cela vous le saurez plus tard, beaucoup plus tard.
 
Les notes s’enchainent, les musiques défilent et chaque fois une angoisse, que le charme soit rompu. Mais il n’en est rien, elle me sert avec tendresse et nous repartons dans la danse.

Arrêt sur image, fin des slows. Alors que mon cœur s’emballe de perdre ma cavalière celui-ci connaît une bien plus grande émotion quand elle se prend à me mener hors d’ici sans mot dire. Je suis fasciné, je ne sais plus réagir, elle exauce mon vœu le plus cher, rester encore un peu ensemble.

Nous déambulons main dans la main, arpentant les rues illuminées par la fête. Sa tête se pose sur mon épaule, machinalement mes doigts se baignent dans sa chevelure.

C’est en arrivant au bout du monde, là où la pénombre se jette sur vous, qu’elle me demande si je ne connais pas un endroit accueillant pour deux personnes en mal de calme comme nous.
Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 13:49
Elle ne peut pas mieux tomber, j’avais l’instant d’avant dans l’idée de l’emmener non loin de là.
 
Je connais à moins de cinq minutes un endroit des plus propices, un havre de paix qui m’appartient. Un membre de ma famille m’a offert hospitalité sur son domaine agricole, une bande de terre pas plus grande qu’un jardin de banlieue mais qui n’est qu’à moi.

Un bras du Morin se perd là, j’en ai fait ma plage, de celle où mes amis et moi nous baignons dans l’eau si fraiche. C’est ici que nous posons aussi nos canoës entre deux virées. Juste un lit d’herbe, un petit ponton aménagé et nous avons la sensation d’y être les rois du monde.

La nuit estivale n’a rien perdue en chaleur, il fait bon, si bon.

Sans un mot nous dévalons le sentier. Nous y voici. Le reflet de la lune sur l’onde éclaire la berge. Au loin, par-dessus la plaine, se font admirer les étoiles nimbées d’une brume légère. Moment de partage, celui ou les yeux s’émerveillent de la nature infinie.

Je la conduis comme vers l’autel tant l’émotion me gagne. Je vois son regard scruter le firmament, deux diamants brillent dans la nuit. Elle pousse un profond soupir puis se tourne et vient se serrer contre le semblant d’homme que je suis.

C’est à peine si je l’entends alors me susurrer à l’oreille : « Merci »

Elle est tremblante, petit oiseau tombé de son nid. Et moi grand échalas à peine sorti des jupes maternelles je suis son réconfort. C’est maintenant sans crainte que je me laisse faire, je devine ses mains glissant sous les pans de ma chemise. Ses doigts fins et frais parcourent mon dos avec une grande douceur. Je n’ai encore jamais connu telle sensation que de se sentir quelque peu désiré et choyé de caresses. Les sens s’éveillent, le désir aussi. L’enfant qui est toujours en moi devient honteux de son corps et des réactions de celui-ci.

 

Excitation. Pour la première fois de ma vie la mienne s’exprime à découvert, je la sais maintenant palpable par ma charmante compagne. Sentiment de honte qui monte, je me recule un peu. Avec tendresse elle me montre sa joie de me faire tel effet. Me prenant par la taille elle m’étreint et vient alors coller son ventre au mien. Un sourire se dessine, une œillade, ses lèvres s’approchent, elle me déguste.

La pénétration buccale se veut une bien belle entreprise à mon égard, nos langues s’accordent puis, entreprennent une danse délicate.

 

Elle se prend à déboutonner ma chemise et à me baiser le torse, frissons. Je me risque à lui rendre la pareille. Je ne sais si mes mots suffiront à retranscrire  ici le ravissement qui m’est alors offert. Mes mains frémissent en découvrant le grain de sa peau dans cette semi pénombre. Je fais glisser le tissu et son petit corsage ne tarde pas à rejoindre le vert pâturage sur lequel nous nous trouvons.

 

Vive émotion que d’entrevoir enfin ses courbes que la lune déflore.

 

Mon index s’octroie une promenade anatomique. Partant de son cou il s’égare un moment sur une épaule et en dessine le bord. Revenant à son point d’origine il subit alors non l’attraction terrestre mais une qui se veut bien plus forte, l’attraction physique. Une descente rapide et le voici en une vallée bordée de deux monts bien fascinants. Il devient plus hardi et même téméraire. Il se hasarde à suivre la bordure de soierie qui magnifie le décolleté puis s’y enfouit sans vergogne.

 

Ma partenaire tressaille.

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /2008 16:04

Ses mains saisissent les miennes et viennent les plaquer sur ces rondeurs que je pensais il y a peu inaccessibles. Une perle de sueur dégouline sur mon front.

 

Je prends confiance et me risque à les extraire l’un après l’autre de leur enveloppe. Les voici fiers et pointant vers moi. Je me risque, les lape, les aspire doucement et les titille. Mon pouce et mon index jouent avec eux, les pincent tout en les étirant. Elle semble apprécier et même en redemander, elle se cambre plus avant pour mieux me les offrir. Quel cadeau ! Le mamelon dur roule entre mes doigts humides.

 

Sans que j’y ai prêté attention tant je suis à mon affaire, elle vient de terminer de déboucler ma ceinture et de me faire sauter la braguette. Mon futal s’affale.

 

Un drôle d’animal pointe alors le bout de son nez au bord de mon caleçon. D’une main aussi agile que sûre elle s’en empare comme si telle chasse était coutumière pour elle. La bête, encore sauvage il y a peu, se laisse amadouer et dresser sans marquer une quelconque réprobation.

 

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire nous nous retrouvons tous deux vite fait bien fait moi en caleçon et elle juste culottée. Rencontre de nos peaux, de nos frissons, nos intimités se frôlent, nos corps se cherchent.

 

Nous roulons au sol sur les dépouilles de ce qui il y a peu nous servait de vêtements. Nos bras et nos jambes telles des tentacules s’enroulent autour de l’autre. Mon gland encore vierge déflore sa toison et se délecte de tant de douceur.

 

Un murmure à mon oreille.

 

« Tu ne m’auras pas ce soir, je ne veux que caresses et plaisir. Je ne désire pas que tu me prennes »

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /2008 14:00

A cet instant je pourrais me sentir meurtri mais il n’en est rien. La ferveur que provoque en moi notre rencontre est sans commune mesure avec ces mots lâchés.

 

C’est bien plus tard que je comprendrais même que cette initiation est la plus belle que j’ai pu souhaiter.

 

Comment pouvoir regretter d’avoir connu ce jour le privilège d’ailleurs aussi accueillants ? Une bouche, une gorge qui me donnent asile. Mon nœud dont elle s’occupe, la cravate dont elle se pare. Sa raie que je peigne enfin de mon stylet et qui sait recevoir tous mes débordements. Comment rêver meilleur baptême ?

 

Pour la première fois j’entends le son habituellement inaudible des étoiles. Nos corps se veulent instruments qui la mesure battent. D’elle je tire des notes jusqu’alors insoupçonnées. De moi elle tire un concert de louanges, un crescendo de râles qui se termine en bouquet final teinté de couleurs inventées pour cette unique occasion.

 

Nous tanguons, nous virons de bord. Elle sur moi, moi sur elle. Je me roule à l’humidité de l’herbe, je déguste la sienne. Je sais enfin que d’autres lèvres, aux miennes posées, apportent aussi une bien grande volupté.

 

Jouir ! Un unique mot. L’imagination d’un seul homme ne saurait dessus faire un simple exposé. Comment résumer un tout ? Comment décrire un univers ?

 

Enlacés, enivrés, épuisés de bonheur.

Nous voici nus offerts au firmament, amants d’une pluie d’étoiles.

 

 

 

 

 

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 13:29

Je ne sais plus mes mains, je ne sais plus les siennes. Sa plastique entière je dessine du bout des doigts, mon anatomie est sa toile. Mon premier festin de roi, je me rassasie de sa chair tendre, elle dévore tout ce qui s’offre à elle.

 

Minutes découpées en secondes, élasticité du temps, je ne sais plus quand nous sommes, je ne veux être que là. Je jouis de mes baisers, je tremble sous les siens.

 

Puis, vient ce que par dessus je redoute, la fin de ma première étreinte. Mutuellement nous nous rhabillons et  le chemin enfin reprenons. Je voudrais une vie ainsi ébahi, mais ainsi n’est pas la vie. Déjà les flonflons, notre dernière heure n’est pas loin de sonner. Je me plonge à son regard, la sers contre moi, son cœur me parle, il me dit adieu.

 

Les doigts se décroisent, s’effleurent puis se quittent. Une ultime fois elle se retourne, puis disparaît au cœur de la foule.

 

Je ne saurais jamais son non prénom ni elle le mien.  

 

Alors pourquoi Michelle me direz-vous ?

 

C’est sur les notes de cette chanson qu’elle vient de me quitter. A chaque passage de celle-ci sur les ondes, je me souviens, résonnent en moi des souvenirs impérissables.

 

Elle ne sera pas la dernière, mais qui peut prétendre l’être ?

 

Elle sera à tout jamais la première et rien ni personne ne saurait le lui retirer.

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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