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A quatre mains

Lundi 7 août 2006

Attrayante, en dessus de lin jasmin

J'ai la connaissance du plaisir divin

Je te sais, là, arrivé, spectateur

Avant moi pour être juste à l'heure

Le bruit, les verres s'entrechoquent

L'alcool et les sens sur les lèvres fricotent

Je te sais, là, arrivé spectateur

Inspectant, chacun d'eux, merle moqueur

Moi, en talon aiguille, chaussures vernies

Une blonde triste au bras, ta femme est jolie,

Je te sais, là, arrivé spectateur

Agacé, tu ricanes, tu joues l'inspirateur

Le champagne qui pétille, tourne les têtes

Autour de moi ces "mâles" comme des bêtes

Je te sais, là, arrivé, spectateur

Sur moi, tu m'observes, si inquisiteur

Gênantes, je les chasse, je veux changer d'air

Dessous de soie, ton regard sur moi tu exagères

Je te sais, là, arrivé, spectateur

Ta concentration sur mes fesses, voyeur

Je te sais, là, les yeux rivés spectateurs

Je te veux toi, en moi, révélateur

Tes gestes, ma chair, tes airs instigateurs

Législateur, tu m'emmènes pour un ailleurs

Par Joe Lane
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Lundi 4 septembre 2006

Le lieu où tu en es inspirateur

De mon corps, tu te fais l'inspecteur
Tes mains se faufilent toutes en lenteur
Sous ma jupe jasmin, ma/ta couleur

Tes lèvres consultent, tu es l'interrogateur
Tu me découvres, tu deviens l'explorateur
Ta langue qui se promène, l'interlocuteur
J'exsangue sous les tortures de ta chaleur

Ma faiblesse, sous tes mains leur chaleur
Entre mes cuisses, ou tu t'insinues, provocateur
Bloquée contre cette porte, tu es le transporteur
Sur ma chair chacun de tes gestes font fureur

Quand le feu fait place à la tiédeur

J'écarte les jambes, tu es l'entremetteur

De mes envies que tu éveilles avec ferveur
Agrippée à tes épaules, j'officie en diverses clameurs

Seuls, éclairés par la lune, sa lueur
Tu peaufines mon plaisir sans pudeur
J'exauce les tiens sans aucune candeur
La tête entre tes jambes, j'inspire mon ravisseur…

Par Joe Lane
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Vendredi 11 mai 2007

Ce matin j’ai eu le droit à mon réveil favori.

Celui où le soleil, à peine égoutté de l’eau de mer dans lequel il passa la nuit, vient me lécher l’épiderme.

Celui où encore comateux je rejette les draps et m’offre nu en pâture à ses rayons pas encore tout à fait dards, mais plus tout à fait en veille.

Quelle plus douce chaleur que celle-ci à part celle des bras d’une femme ?

J’aime à me réfugier la tête sous l’oreiller, ainsi coupé du monde et de son brouhaha. Mon corps mort, à même les draps froissés et encore tièdes, entame alors son chemin vers sa résurrection journalière.

Je tourne et vire mollement pendant que le frottement de la couche exacerbe mon érection matinale. Douceur de la matière le long de ma hampe jusqu’à mon gland. Excitation majuscule, veines saillantes, fut tendu comme celui du canon prêt au tir.

Il s’en faudrait de peu pour que je déclenche les hostilités.

Un bruit là dans la pièce juste à côté, je tends l'oreille.

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Par Joe Lane
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Mercredi 16 mai 2007

Je me suis réveillée un peu avant l’aube. Je n’avais plus du tout sommeil mais il était encore bien trop tôt pour te réveiller, tout aussi sensuellement soit-il, j’ai donc choisi de me lever, sans bruit…

Je me suis fait un café avant de m’installer sur la terrasse, sous le tilleul. Le jour pointe à peine mais la chaleur est déjà présente en ce petit matin d’août. L’air sent bon les vacances, n’avez-vous pas remarqué comme les odeurs se modifient selon notre emploi du temps, notre inconscient prend le pouvoir et influence notre ressentit, dans bien des domaines.

Quelques frissons m’envahissent, j’aurais du enfiler un gilet, j’ai tout de même un peu froid nue sous cette petite nuisette ivoire que tu aimes tant… L’ardeur que tu as eu hier soir à m’en débarrasser ne m’en fera même pas douter, je sais combien tu préfères mon corps nu, offert à ta vue, à tes mains caressantes

Me voilà déjà qui m’égare  à de douces pensées érotiques…je m’y plonge…

Quand le soleil se lève enfin j’entre à pas de loup dans la maison, entrouvre la porte de la chambre… Tu sembles en pleine phase de réveil, le drap ne recouvre plus du tout ton corps. Le soleil à prit sa place et donne à ta peau un aspect encore plus halé, accentuant sa teinte si croustillante…humm ce que j’aimerais venir te goûter… cela viendra… pour l’instant tu sembles si bien, la tête enfouie sous l’oreiller, allongé sur le ventre…

J’imagine ta queue, sans doute déjà toute excitée qui se plait à être ainsi prisonnière, entre ton corps et ce lit. Elle doit vibrer au moindre de tes petits mouvements, prête à tous les assauts. Déjà dans l’attente que tu la laisses s’épanouir à son aise.

Pensive je te laisse tranquillement te réveiller et me dirige vers la cuisine pour te faire un café. J’en prends un autre par la même occasion puis je file prendre une douche fraîche, mouillant ma longue chevelure que tu aimes tant…

Ensuite, je te rejoins dans la chambre, le corps encore tout mouillé, je n’ai essoré que mes cheveux.

Toi, tu ne sembles même pas surpris de me voir nue et humide, juste là, presque sous ton nez. C’est comme si tu m’avais entendu arriver ; sans doute le souhaitais tu si j’en crois ton regard déjà plein de gourmandise et ce sourire qui en dit long sur tes intentions…

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Par Joe Lane
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Lundi 21 mai 2007

Mes narines frémissent.

De tous temps, jusqu’à ce que puissent remonter mes souvenirs, j’ai aimé la douce odeur du café qui emplit la maison. Ce matin ne faillit pas à la règle, je devine que tu t’es levée avant moi et as profité des premiers des premières lueurs du jour.

Je me prends à rêver de toi en prise aux premières chaleurs matinales. J’imagine ta nuisette collant à ta peau et laissant transparaitre tes courbes affolantes. Mes mains et ma queue tremblent déjà du désir de se frotter à si bel animal.

Mais te voici, tu viens de couper la lumière et mes yeux mi-clos ont perçu ton passage devant le lit. C’est à contre jour que tu te dévoiles à moi.

A pas de chat tu déambules et finis par venir vers moi. Alors que tu te penches, pour déposer un baiser à mon front, une goutte file le long de ta chevelure humide et vient finir sa course sur mon torse chaud. Elle me soutire un frisson de fraicheur.

C’est l’œil lubrique que je reluque à loisir ta poitrine qui me nargue. J’aime cette lourdeur et les lois de la pesanteur qui l’anime.

Tes mamelons larges, d’un brun clair, sont la plus belle base de lancement pour tes deux tétons charnus que j’affectionne tant. Volupté quand du bout des lèvres je les saisis et les titille. Ravissement papillaire quand ils se mettent à bander sous les assauts de ma langue.

Mais je digresse, durant ma brève rêverie tu es venue sur la couche te blottir contre moi.

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Par Joe Lane
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Jeudi 31 mai 2007

Tout contre toi je frissonne.

C’est ton regard sur moi qui a ce pouvoir… J’y lis tant de choses et en si peu de temps que cela me rend plus désireuse encore…

Ton désir pour moi m’excite. Je le vois qui grandit sous mes yeux alors que je chemine lentement vers toi. Mon corps ondule, savourant tes yeux.

Ils me disent tout ce que tes mains n’ont pas encore oser me faire ce matin… Et tout ce que tes lèvres veulent déjà me faire subir…

A peine es-tu sorti de ton sommeil que déjà, tu es prêt à te plier à tous mes caprices… A moins que cela ne soit l’inverse…

Et si c’était toi qui voulais me faire assouvir tes propres désirs ?

Qui de nous deux prendra le contrôle ce matin… ?? Peu importe, laissons nous porter par nos envies…

Tout en douceur je m’allonge sur le côté gauche, me colle tout le long de toi. Je suis de dos, ton torse contre mes épaules. Mes fesses capturent ta hampe… Elle se glisse entre elles, s’allonge contre ma raie.  Je me presse un peu plus contre elle, cambrant les reins.

Mon bras se faufile derrière toi, ma main flatte ton cul avant de t’attirer un peu plus contre le mien. La dureté de ton sexe ne fait aucun doute, il est là, tout contre moi, palpitant, je le sens…

Déjà glissant de ton excitation tu lui fais faire de tous petits mouvements de va-et-vient que ton bassin imprime. Le long de ma raie il prend corps, enfin libre de venir se frotter tout contre ma peau, tout près de ma fleur…

Le soleil nous offre une toute douce sensation de brûlure qui accentue le bien être de l’instant.

J’abandonne tes fesses, ma main caresse ta hanche droite en remontant légèrement du bout des doigts sur ton flanc… Je me sens bien, lovée comme ca…

Tes lèvres viennent picorer ma nuque pour me faire perdre pied, tu sais très bien l’effet que cette caresse a sur moi…

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Par Joe Lane
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Mardi 19 juin 2007

Douce tension que la mienne. Tel le serpent cherchant la fraicheur d’une faille dans la roche je me faufile et suis le chemin que me trace ta raie.

Je glisse mollement de ta petite rondelle vers ton coccyx et mon gland mûr s’arrête là. D’un petit coup de cul tu me marques ton approbation et dodelines tant et plus. Tes fesses m’enserrent, j’aime sentir la tiédeur qui règne ici.

Je relève tes cheveux qui dégoulinent sur ta nuque et y pose un baiser. Tu exhales un soupir et frissonnes maintenant.

Je repousse un instant ton bras. Pourtant Dieu sait que j’aime que tu câlines mon flanc ainsi. La pulpe de mon majeur suit la courbe de ta hanche puis dévie sa route pour finir sous ton sein. Envie prégnante de le prendre à pleine main.

Mes doigts se fichent dans la chair et la pétrissent. Après avoir pris soin de mouiller mon pouce et mon index je pince tendrement ton mamelon faisant bander ainsi cette pointe charnue.

Tu grognes,  je plante mes dents dans ton épaule. Tu rues. Je te veux impatiente, je te veux languissante.

D’une poigne assurée je me saisis de mon membre et le passe entre tes cuisses brulantes. Mon bout rougi devine la soie de tes poils pubiens, tu me comprimes. Un majeur en mal de liberté descend la ligne imaginaire allant de tes salières jusqu’à la naissance de ton pubis que protège ton buisson métropolitain.

Un petit râle, tout ceci va trop vite.

Je me dégage, passe en mode lingual  et entame un léchouillage en règle de tes reins et de ton arrière train. Je m’enhardis et entreprends mille circonvolutions de la langue.  Arrive enfin le moment magique où, curieux comme pas deux, je souhaite mettre mon nez dans tes affaires et te porter l’estocade.

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Par Joe Lane
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Jeudi 2 août 2007

Mes affaires ne te regardent pas sauf ce matin où le va et vient de ta langue me procure une joie intense.

 

Je me cabre sous l’effet des sensations que celle-ci me procure. Lorsque tu t'arrêtes là, entre mes fesses, je sens ton souffle tel un buffle envahir mon intérieur.

Il est chaud et humide... ton nez effleure mes lèvres rétractées d'envie -tant l'acte si attendu depuis plusieurs jours n'est plus qu'une question de minutes- ton retour était inespéré pour moi.

Cette femme n'est-elle plus qu'un parfum, qu'une effluve, qu'un souvenir ?

Toi seul le sais et cette épreuve me pousse à me rendre plus câline ou plus féline - comme tu le voudras- pour te garder.... en moi.

Ta langue maintenant effectue une danse dont toi seul détiens le secret. Mes lèvres s'écartent, la liqueur de mon désir dégouline déjà entre mes cuisses ouvertes, attendant le retour de ton membre dur.

Cette idée me procure comme une convulsion tellement mon désir de te détenir en mon antre est puissant.

Tu me retournes brusquement.

A peine le temps de te regarder dans les yeux tu te dresses au bas du lit, me soulèves puis me plaques contre le mur. Relevant ma jambe d'une façon experte tu me pénètres au plus profond de mon être. Tes yeux dans mes yeux, ton membre dans mon ventre.

Ce va et vient, lent mais intense, me laisse penser que cette belle brune n'est plus qu'un lointain souvenir… A moins que tu ne penses à elle en me faisant l'amour.

Je redouble donc de vigilance et augmente d'un mouvement de reins régulier la cadence. Tes râles provoquent les miens. Ta bouche m'aspire.

Tes dents dans ma chair m'affirment : « Tu es à moi !»

Pour aujourd'hui au moins…

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Par Joe Lane
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Mercredi 19 septembre 2007

Mon Dieu que ta liqueur est douce à ma gorge !

Je m’enivrerais des jours et des nuits de ce breuvage tant il me fait tourner la tête.  Mais il n’est plus temps de rester à ce comptoir même si la patronne m’offre un open-bar. Tes lèvres rosies se détendent, tu mouilles maintenant ma langue tant et plus, je n’y tiens plus.

Je me lève promptement, t’empoigne et te colle au pilori. La paroi fraiche t’arrache des frissons, je m’amuse de voir ces milliers d’hérissements envahir ta peau si lisse il y a encore peu.

C’est sans retenue aucune que je te prends là. Nul  besoin d’une autorisation, je te veux et tu m’appartiens à cet instant. Envie violente de te pilonner, pénétration profonde, coups de boutoirs, plus je te martyrise et plus tu t’ouvres.

Mes mains te pétrissent. Ton cul, tes hanches jusqu’à tes seins tout y passe. Ce n’est pas dur, je n’ai qu’un désir, te bouffer !

Je te toise, te défie du regard. Si tu me résistes je n’en serais que plus enchanté encore. Mais que nenni, tu te donnes et me prends. Je dirais même que tu sembles réclamer plus encore. Pour preuve tes mains enserrent mes fesses et avec vigueur elles m’intiment de venir plus vite, plus fort.

Ma bouche elle mange la tienne puis file sur ton épaule. Je veux être repu de toi et de ta chair. Je ne me reconnais pas, je salive et je bave sur ta peau. Si je ne me retenais pas mes dents se ficheraient là et te cisailleraient. Le fauve et sa proie, toi et moi.

Sons de fonds de gorges, claquements d’un bas ventre contre l’autre, bruits de succion de nos sexes se prenant et se recrachant. Je ne peux plus rien stopper, tout est trop fort, même si rien n’est jamais trop fort. Mon pouce coquin s’est posé sur ton clitoris bandé, trempé. Il tourne et vire, virevolte et le titille.

Tu râles, gémis à présent.

Moi je ne veux de nous qu’une chose, nos hurlements et tressaillements immodérés.

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Par Joe Lane
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