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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 12:07



Les minutes passent et défilent, je me laisse porter vers des ailleurs luxurieux. Cette femme plane dans les airs, le ballet qu’elle exécute est d’une précision machiavélique, elle sait son objectif et s’y tient.

 

Une main tendue, je me lève. Elle tourne et vire autour de moi sans jamais me toucher. Son visage empreint de joie laisse croire à un abandon prochain. Pourtant il n’en est rien, chacune de mes tentatives d’approche se conclue par un retrait de sa part.

 

Elle me glisse à l’oreille :

 

« Souvenez-vous de notre conversation » puis reprends sa sarabande.

 

Me revient alors à l’esprit nos moments de dialogue, de sa vision de l’emprise que l’on peut avoir sur une personne. Elle m’assurait alors pouvoir dominer sans contrainte aucune, en ayant même l’assentiment de l’autre. Je commence à comprendre, elle veut m’éprouver et me faire la preuve de ses assertions. Je crois que c’est à cet instant que j’ai décidé de participer à ce jeu sensuel avec elle.

 

La voici qui à la suivre m’invite. Son corps découpe l’air avec grâce, un mamelouk ne saurait mieux manipuler son sabre. Je suis fasciné par tant de dextérité et de précision. Chaque geste est compté, le moindre mouvement, ne serait-ce que d’un doigt, est exécuté avec minutie. Moi qui pensais, il y a peu encore, seules les slaves capables de telles prouesses.

 

Je voudrais l’étreindre, la prendre là contre le mur mais mon esprit m’y interdit. Elle m’a jeté un sortilège, je suis à sa merci. Qu’il est doux de se laisser porter par l’instant fut-ce t’il même impossible à maitriser. Je veux entre ses mains n’être plus rien et être son tout. Etre la terre qu’elle malaxe, devenir son œuvre, me sentir le chef d’œuvre de ses envies.

 

Je ne sais plus où je me trouve, le dédale des couloirs, le parfum qu’elle laisse sur son passage troublent tous mes repères. Je ne suis plus qu’une aiguille folle qui tourbillonne sur une boussole, je perds le Nord.

 

Un rai de lumière filtre de l’entrebâillement d’une porte, elle se glisse là et m’enjoint de venir.

 

La pièce est digne d’un palais des mille et une nuits. Tout est sujet au plaisir.

 

Une table ornée d’une corbeille de fruits savoureux. Draperies, tapisseries, soieries émerveillent la vue. Encens enivrants. Musique diffuse au lointain. Si le paradis existe nous n’en sommes plus très loin.

 

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Commentaires

Ca ressemble beaucoup a mes tissus...non?

Commentaire n°1 posté par Véro le 09/07/2009 à 12h24

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