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Vendredi 23 juin 2006 5 23 /06 /Juin /2006 09:39

Une douche ne sera pas de trop pour me décrasser de toute cette poussière qui s’est évertuée à me recouvrir toute la journée. Un dernier regard au lointain vers ce point que jamais humain ne verra. Celui où la mer et le ciel se séparent, celui qui marque la fin de leur étreinte millénaire.

 

Derrière une petite charrette à bras, une belle, fière elle aussi, vante les vertus de son poisson. Je dois admettre préférer et de loin l’œil noir et rieur de la harangueuse à celui bien plus glauque et vitreux du rouget grondin dont elle tente de se débarrasser.

 

Un agréable effluve se joue de mes narines, quelque gourmand fait griller une friture.

 

L’heure de l’apéritif est proche !

 

Je force un peu le pas mais il me faut mesurer ma peine, il me reste tout de même une petite trotte avant de rejoindre la maison. A la sortie du village un panneau sans âge en tôle émaillé indique au promeneur qu’il quitte les murs de la petite citée de Fraoula. Encore quelques mètres et j’entame la montée.

De chaque côté à flanc de coteau une armée d’oliviers séculaires monte la garde. Les troncs et branches, tortueux et noueux ont toujours représenté pour moi la marche d’une vie. Jamais simple ni rectiligne. Je comprends en le regardant qu’il soit emblème de fécondité et symbole de paix et de gloire.

 

La déclivité augmente, mes muscles se tendent et se durcissent. Si je connaissais mieux l’anatomie humaine je pourrais presque les citer l’un après l’autre tant ils se font présents à chacune de mes foulées. Vivement que j’atteigne le petit faux plat…

 

Voilà, j’y suis ! Béni soit celui qui eut la riche idée de planter ici orangers et citronniers !

 

Une petite halte et je cueille un fruit. Le petit coup de fouet bénéfique avant la dernière ligne droite. Excitation des sens, de tous les sens. Même à température ambiante la dégustation de ces quartiers bien juteux me soutire quelques frissons d’aise.

 

Une grande inspiration et je relance la machine.

Le soleil de ses rayons me darde le dessus du crâne, il fait vraiment chaud. Je dois bien admettre que de ce côté-là le temps a bien fait son ouvrage. Même si je ne suis pas chauve, elle est bien loin l’époque ou j’arborais une tignasse qui coulait en mèches châtain jusque sur mes épaules.

Depuis plus d’un an j’ai opté pour une solution plus radicale et de facilité qui me simplifie bien la vie d’ailleurs : la tondeuse ! En à peine plus de temps qu’il ne faut pour le dire je me sens frais et présentable. Plus besoin de rendez-vous ni d’attente.

 

 

 

 

Une seule chose me manque, le plaisir que me procure à chaque fois la shampouineuse. Non qu’elle pratique sur moi des actes qui se disent répréhensibles, c’est juste que j’aime qu’elle me masse le cuir chevelu avec cette dextérité que je lui connais.

Combien de fois ai-je failli m’assoupir sous la torture qu’elle m’inflige ?

Parfois, alors que je m’apitoie sur mon sort et me plains comme les hommes savent le faire de petits bobos, elle se prend à me prodiguer un massage de la nuque dont elle a le secret.

Depuis un an, quand j’y pense, je me dis que je ferais bientôt un détour par son salon ne serait-ce que pour gouter à nouveau aux joies de passer entre ses mains expertes.

 

« Home sweet home ! » Enfin,  j’arrive …

J’arpente non sans un certain  soulagement l’allée bordée de lauriers roses et blancs qui conduit à mon havre de paix, mon îlot de tranquillité.

 

Nichés près du sommet de la colline deux petits plots blancs reliés par une terrasse couverte où j’aime à recevoir mes amis lors de repas animés.

 

Le premier bâtiment se veut être la pièce à vivre, c’est un lieu que j’ai voulu plutôt dépouillé.

 

Sur les murs extérieurs, bougainvilliers et chèvrefeuilles se disputent l’envahissement de chaque centimètre carré. Dès les premiers jours de l’été naissant ce dernier diffuse à la nuit tombante une odeur proche de celle du jasmin, sucrée et enivrante.

Cela me fait me souvenir des ces petits marchands des rues en Tunisie, ces enfants qui sous des températures inavouables guettent le touriste pour lui soutirer quelque menue monnaie en échange de modestes bouquets.

 

En entrant la vue se voit offrir quatre murs percés de larges baies vitrées ouvrant soit sur le jardin, soit sur la piscine. Une grande partie de l’année seules des tentures bleues bercées par le vent masquent des ardeurs du disque solaire omniprésent. Deux confortables canapés drapés de batiks rapportés d’anciens périples, une table en bois d’olivier et quelques autres petits meubles chinés de ci de là au gré de mes voyages. La cuisine, sobre, se cache derrière un bar.

 

Voilà, rien de plus !

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Jeudi 22 juin 2006 4 22 /06 /Juin /2006 13:27

Prenez donc un peu de temps, offrez-vous un moment de répit et suivez-moi.

 

Larguez les amarres de vos bureaux ensevelis sous des piles de paperasses que seul votre gagne pain intéressent.

 

Lâchez prise, quittez le coin sombre de votre séjour.

 

Défaites-vous de cette corvée de nettoyage qui peut bien attendre un peu.

 

Pas de souci, ne soyez pas effrayés, tout sera encore là après.

Travail inachevé, lecture, poussière et même les jouets des enfants disséminés dans toute votre demeure.

 

Comme j’aime à le dire parfois :

 

« Ce qui n’est pas fait aujourd’hui le sera peut être demain… »

 

Le ciel est bleu, baigné de lumière.

 

J’y ai dessiné pour vous une porte. Elle n’a ni forme ni couleur. Elle est celle que vous souhaitez  qu’elle soit. Elle est celle que chacune et chacun d’entre vous imaginez comme la porte à franchir pour être enfin ailleurs.

 

Précédez moi, à vous l’honneur !

 

Venez sans crainte, tournez cette poignée. Voilà ! Vous êtes chez moi.

 

Ici tout est calme, si calme. Je suis loin de la rumeur et des tourments de la ville. J’apprécie de venir m’y ressourcer quand les pressions extérieures se veulent trop oppressantes pour moi.

 

Le soleil de ce milieu d’après midi plombe l’air environnant, la route qui serpente au milieu de la colline pourrait presque passer pour une coulée de lave fraichement durcie tant la chaleur qu’elle irradie fait coller les semelles au bitume. Je connais ces lieux aussi bien voire peut être mieux que bon nombre d’autochtones tant j’ai sillonné cette frange de terre allant de la mer jusqu’à la montagne des journées durant.

Selon la légende cette île serait issue d’une querelle, qui aurait dégénéré, entre deux Titans. L’un, à bout d’arguments et vexé de l’être, aurait arraché un morceau du continent pour le jeter à la face de l’autre. Ce dernier, d’un geste empreint d’une grande souplesse pour un Titan, aurait esquivé l’attaque. D’un simple revers de la main il fit prendre la direction du large à cet amas informe. C’est ici qu’il vint finir sa course au travers des nues et devint mon paradis sur Terre.

 

Quand je pense que les hommes de sciences préfèrent nous parler de tectonique des plaques, dérive des continents et autre surrection. Je me dis que jamais ils ne comprendront pourquoi beaucoup, dont je suis, s’émerveillent de récits fantastiques.

 

Qui me dit d’ailleurs qu’ils détiennent la clef  ? Y étaient ils, l’ont t’ils vu ? Ils dissèquent et expliquent, rien de plus. Pourquoi la tradition orale ne contiendrait-elle pas une part de vérité ? Je reconnais que je raisonne par l’absurde mais qui saurait me reprocher de rêver ?

 

Le bruit d’un moteur me ramène à la réalité. Je tourne légèrement la tête et vois rentrant au port un de ces bateau bigarré qui comme chaque jour transporte sa précieuse cargaison d’éponges. Si peu de chose pour nous et tant d’effort pour celui qui bientôt pourra en tirer quelque argent frais auprès de touristes de passage.

 

Ici les hommes sont fiers, ils se tiennent droits. Leur regard lorsqu’il se pose sur vous paraît telle la flèche vous transpercer. Chacun se veut l’égal de l’autre. Pourquoi baisserait-il les yeux en quelque situation que ce soit ? Pas question de métier ou de situation sociale plus ou moins valorisante, juste question d’homme. Ma vie, sa vie, leurs vies ont toutes la même valeur. Là est leur philosophie.

 

Une mince brise vient de se lever, fraicheur à mon corps ruisselant. Je longe l’unique taverne de l’endroit. Le serveur s’affaire à servir à trois vieux attablés une boisson anisée ici très prisée. La treille qui surplombe la terrasse dégouline de grappes de raisin plus ou moins mures. Bonheur l’ombre qu’elle procure, délice le grain craquant sous la dent laissant couler un jus acidulé au fond de la bouche.

 

Il me faut rentrer ce soir je suis invité à diner.

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 09:27

 

 

Je voudrais pour l’éternité être à vous toutes enchaîné

Puissiez-vous sans relâche en moi, des tempêtes déclencher.

Mes lèvres à d’autres qu’elles soient hautes ou basses

Passe le temps de ma vie et pourtant jamais ne me lasse.

Mes doigts de vos peaux ont gravé leurs empreintes digitales

Ils gardent en eux la douceur des fleurs et de leurs pétales.

Frappe le marteau sur mon enclume comme un diable

Restent en moi les sons de jouissances mémorables.

Même clos mes yeux me semblent encore grands ouverts

Sur les courbes et galbes de vos corps découverts.

Mon odorat aguerri, affuté par tant de : à vue de nez

Perçoit les effluves de lieux magiques par le désir animés.

Mes papilles sensibles quant à elles s’excitent et se souviennent

De vos intérieurs si chauds quand vous étiez enfin miennes

Le mélange de tout ceci à mon âme n’est que douceur

J’y ajouterais, la constatant, une bien palpable raideur.

Jolan le 15/06/06

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /Juin /2006 10:59
 

Je m’use souvent, mais j’use les autres aussi de mes mots.

A trop vouloir convaincre, je me défais et deviens con.

Impossible de m’arrêter quand je suis lancé, lettre après lettre, mot après mot, phrase après phrase, je déboule et débite.

Moulin à écrire, moulin à paroles.

Si au moins j’avais la sagesse du moulin à prières ou l’efficacité du moulin à café.

A force de vivre avec moi-même je me fais l’effet d’un moulin à vent.

Brassage d’air, hécatombe verbale.

Souvent je me pense sage et raisonné, mais je ne suis qu’un vieux con avec ses certitudes.

Quelqu’un a dit : « quand je me regarde cela me fait peur mais quand je me compare cela me rassure »

 

Pour ma part je n’ai pas cette vision de moi ou si peu.

 

Est-il si valorisant de regarder plus bas pour se rassurer ?

 

Ma faiblesse ?

 

Penser que ce qui est limpide pour moi l’est pour les autres au travers de mes mots.

Pour moi une phrase est une, unique et indissociable.

Pour beaucoup elles ne sont que mot à mot, ils en extraient ceux qui les intéressent.

 

Un jour j’ai hurlé en silence : « qu’on me donne une coquille ! »

Je veux être escargot et à ma guise pouvoir m’y réfugier.

Depuis ce jour j’écris, là au moins je suis seul avec moi-même.

Pas de dialogue, juste un monologue.

 

Mes textes sont un, uniques et indissociables.

La trace d’eux sur la page blanche n’est que la mienne.

 

Ne vous inquiétez  pas je suis en plein délire,

Les mots d’un petit matin ne veulent rien dire

Sachez juste un peu me lire et me comprendre

Alors pour vous je me ferais doux et bien tendre

Mégalomanie, narcissisme, je suis en pleine déraison

Foison de mots, la page blanche est ma vraie maison

Je vous laisse porte ouverte aux noeuds de mon esprit

Pardonnez moi si parfois je ne suis qu’un immense cri

 

PS : Vouloir avoir raison est le plus grand de mes torts.

Et le tort tue

 

Jolan nouvelle star…

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /Juin /2006 12:48

Oups !

Désolé, erreur de typographie, je n’ai pas laissé les bonnes consignes.

 

Le titre : J’aime les seins doux

 

Petits, moyens, gros peu m’importe en fait.  Je les aime, c’est tout.

 

Mesdames, cessez donc de vous faire des nœuds au cerveau avec des idées du genre :

 

Ils sont ceci, ils sont cela, je voudrais en changer.

 

N’est-il pas important le regard de celui qui les chérit et les cajole ?

 

Pour ma part je me dis que tout est peut être dans l’art et la manière qu’a monsieur de vous renvoyer une image valorisante de ceux-ci.

 

Qu’elle que soit leur taille, leur bonnet, ils sont tous beaux.

 

Prenons pour exemple ceux dont vous voudriez bien les gonfler à l’hélium car petits pour vous.

 

Et alors ?

 

J’aime à me délecter de ces fruits affriolants. Y passer une paume de main toute en douceur, voir un mamelon apprécier cette caresse n’est il pas plus belle récompense ? Quand vos frissons nous marquent assentiment…Quand vous vous cambrez plus avant afin que nous leur prodiguions moult douceurs.

 

Y passer une langue légère et vous soutirer des soupirs,  les savoir tout entiers amuse bouche, les faire disparaître entre nos lèvres avides… Je n’oublie pas le pincement au cœur de cible.

 

On me parlait il y a peu d’une cravate issue du monde notarial les concernant. Je dis, qu’à cela ne tienne, qui a dit que les notaires l’avaient toujours bien droite au milieu du torse ? Je dirais que même un gland avec eux saurait tirer son épingle du jeu. Quel beau jeu d’ailleurs que celui que vous pratiquez parfois en le plaçant là, juste à une pointe émue…Argghhh rien que d’y songer !

 

Et puis dites vous qu’il n’est point uniquement de grandes mains… ou grandes gueules comme moi ;-)

 

Maintenant pour les autres, mêmes punitions, mêmes motifs…

 

Juste une chose en passant pour finir. Pour le test du crayon je veux bien aider…

 

Je fournis le crayon !

 

Quoique sans prétention aucune je dirais presque le marqueur.

 

A bonnes entendeuses !

 

Jolan sein taxe

 

PS : Pour celles qui n’aiment pas et ne supportent pas qu’on les touche, dîtes le nous sans ambages, cela évitera parfois bien des erreurs de manipulations.

Par Joe Lane - Publié dans : Petits conseils sans conséquence (sexe)
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Mardi 6 juin 2006 2 06 /06 /Juin /2006 15:09

AB : Utilise de la poudre arrêt curé

AC : de me laisser faire

AG : moi

AL : un ange ?

AT : vite

AV : César moriturit te salutant

BB : tout mignon, faudrait pas que ça grandisse

BC : Hmmm

BM : Bof

BN : Toute ma jeunesse

CB : ne pas laisser entre toutes les mains

CC : de se plaindre

CD : mon grand défaut

CL : on y croit

CQ : un seul me suffit…

CX : coefficient de pénétration…

DD : au grattage pas au tirage

DK : non un vrai svp

DQ : et ça me poursuit

DS : j’en connaît une, voire deux

FF : J’aime pas l’expression associée

FL : tour

FM : bande

FS : hmmmm

HR : près de chez moi

HS : pas encore

HT : tout est bradé

HV : oh oui achève moi !

ID : en manque

II : mouarf

IL : mon île

IO : qui a dit grosse vache ?

IR : et bien moins que demain ;-)

IT : missa est

JM : beaucoup sans retour

JN : personne

JV : mais pas tout de suite

KC : moi un peu

KO : l’un

KP : d’épée

LA : pas pris sa chance

LH : ma vie

LM : un autre peut être

LN : seins en poire belle

LR : autour de moi

OB : ancienne pub

OC : à la recherche de l’

OM  : argh… Burps

OQ : …/...

OT : venez nues à moi

OV : extase

 

 

 

 

 

 

 

A suivre...

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 11:51

Je connais trois chiennes qui mon chemin ont croisé

Trois bêtes peu enviables qui chacun veulent mener.

De la première je ne sais que les yeux qui me transpercent

De la seconde que les crocs qui ma vie là mettent en pièces

Pour la dernière et non des moindres pour moi

Sa gueule qui tous mes os fins ardemment broie

Je les ai pourtant vues et entendues venir de loin

Je me suis caché lâche, me suis tapi dans un coin

Elles m’ont pisté et un jour enfin m’ont rattrapé

Depuis c’est la saignée, pour ne pas dire la curée.

Je vais ici pour vous ici toutes trois les nommer

Elles sont : Vie, Amour et enfin Destinée.

 

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 10:40

MOTS - WORDS

19.. - 2006

Quand le vieux Joe qui se pensait sage

Fait à son tour dans sa tête le ménage

Ne me demandez plus amis un conseil à vous donner

Partial je suis, pas le genre de type à qui vous fier

De toutes et tous j’ai toujours voulu le bien

En fait je ne suis que Joe pâle vaut rien

Mes mots par d’autres disséqués et malmenés

De leur sens cérébral sont ainsi évidés

Sans cesse depuis longtemps la même ritournelle

Ce que ma bouche dit est détourné par les belles

Privé de pleurs, de mort ou de vie, de longues années

Ma tête explose, j’ai du tout seul me la miner

Sécheresse lacrymale qui tout mon corps a pris

Elle n’a d’égale que son inverse à mon cœur meurtri

Voici la place mes amis, j’ai en main la pelle

Creusez avec moi, mes mots leur mort appellent

Par eux il ne sera plus ni le bien ni le mal

Juste rien mais quoi de plus normal ?

Quand mon sujet, mon verbe, de terre seront couverts

Vous serez enfin libres de ce que bon vous semble faire

Si un jour par hasard au monticule vous passez

Ne changez pas de route pour venir le visiter

Ils n’étaient là que pour sur le chemin guider

Mais à tant ma boussole semblaient déréglée

J’emporte avec eux tout mes intérieurs secrets

Vous ne les connaitrez et c’est ainsi parfait

J’aime déjà le silence dans lequel je tombale

Plus jamais mes mots à quiconque ne feront mal.

 

Amitiés à toutes et tous

RIP

 

Jolan 2h46

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 16:14

Si mon avenir est comme ce que je vis au présent je regretterais mes vingt ans à soixante ans

 

J’espère donc regretter mes quarante cinq ans….

Jolan du bout des lèvres, mais lesquelles ?

 

A vos neurones...

 

;-)

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Lundi 15 mai 2006 1 15 /05 /Mai /2006 09:28

Même si nous ne sommes l'un pour l'autre que des mots

Les siens pansent délicatement la plupart de mes maux.

Sujet, verbe, complément, que j'aime à lire ses phrases

Baume à mon cœur, à mon esprit que ma vie écrase.

Elle est un bel oiseau qui de ses plumes pour moi dessine

Des pleins et déliés d'une encre limpide aux courbes fines.

Elle se veut la page blanche sur qui parfois je me couche

Mes lettres par milliers j'espère la caressent, la touchent.

Ma seule peur pour elle mon ange, mon petit "a" doré

C'est de n'être pour elle qu'une bien belle cage décorée.

Si un jour l'envie lui prend de vouloir partir à tir d'ailes

Je ne lui en voudrais point elle ma plus belle voyelle.

Mon écriture avant me semblait vaine et minuscule

Merci à elle d'avoir tout passé en mode MAJUSCULE.

Octobre 2005

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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