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Vendredi 22 décembre 2006

Depuis quelques temps je me pose cette question  :

Comment les lectrices et lecteurs de mon blog et de mon site les ont-ils connus ou découverts

Même si je m'attends à peu de réponses, la question vous est tout de même posée.

Faites moi plaisir, grand plaisir même, dites-moi

Amitiés

Jolan

Par Joe Lane - Publié dans : Sondages
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Mercredi 20 décembre 2006

Parfum délice, phéromones qui une toile tissent.

Sucré, salé, épicé même, j’aime.

Regards croisés, fuyants, éperdument, nonchalamment, tendrement.

Peau lisse, sirène.

Epiderme doré, pain d’épice à déguster.

Frôlements, bruissements, tressaillements, impatiemment.

Sourire enjôleur, fièvre aux bords des lèvres, chaleur.

Yeux rieurs, fripons, paillettes, poudre aux yeux ?

Désir, envie, répression, expiration.

Décolleté, belle plongée, émerveillé, émoustillé.

Mains qui frémissent, cœur complice, le temps glisse.

Passé, présent.

Rien.

Que ces instants.

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Jeudi 30 novembre 2006

Merci pour tous les quand

 

 

 

Les regards se croisent ou bien se volent

Les jupes au vent d’autan s’envolent

Les épaules se veulent pour moi nues

Votre présence n’est celle d’une ingénue

Entre vos bras vous m’accueillez

Pour moi vous vous êtes effeuillez

Vos corps à mon corps se sont offerts

Vos mains mon épiderme ont découvert

Vos effluves si charnels l’air envahissent

Votre vertu parfois vire un peu au vice

Vos gémissements et cris emplissent nos ébats

Vos jambes se croisent et crissent vos bas

L’un dans l’autre nous nous aimons

En moi tout contre vous monte le frisson

Passés, antérieurs, futurs et à venir

Vous savez l’homme que je suis faire frémir

 

 

 

 

Jolan le 30 novembre 2006

 

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Jeudi 9 novembre 2006

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. Me voici plongé dans ce traitement de textes qui me corrige quand il en a le temps ou la capacité.

 

Toc, toc, toc.

 

« Entrez ! »

 

La porte s’entrebâille, son visage apparaît là, sa chevelure brune fait office d’un bien bel encadrement.

 

« Bonjour ! Si vous le souhaitez le café est prêt »

 

Je lève la tête, lui adresse un sourire puis lui réponds :

 

« Je viens dans deux minutes. »

 

…/…

 

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. Me voici plongé dans ce traitement de textes qui me corrige quand il en a le temps ou la capacité.

 

Toc, toc, toc.

 

« Entrez ! »

 

La porte s’entrebâille, son visage apparaît là, sa chevelure brune fait office d’un bien bel encadrement.

 

« Bonjour ! Le café est prêt »

 

Je lève la tête, lui adresse un sourire puis elle vient vers moi d’un pas assuré, son café et le mien dans les mains. Elle s’approche, se penche un peu et dépose la boisson chaude à quelques centimètres de mon clavier. Je détourne le regard de l’écran afin de la remercier et reste bouche bée. Le décolleté de son t-shirt se veut vertigineux et exaltant. Là, nichées bien au chaud j’y découvre deux biens belles brioches. Un merveilleux accompagnement pour un petit déjeuner. Mais la voici qui tourne déjà les talons et repart me laissant seul face à la lourde tâche qui m’attend.

 

…/…

 

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. Me voici plongé dans ce traitement de textes qui me corrige quand il en a le temps ou la capacité.

 

Toc, toc, toc.

 

« Entrez ! »

 

La porte s’entrebâille, son visage apparaît là, sa chevelure brune fait office d’un bien bel encadrement.

 

« Bonjour ! Le café est prêt »

 

Je lève la tête, lui adresse un sourire puis elle vient vers moi d’un pas assuré, son café et le mien dans les mains. Elle s’approche, se penche un peu et dépose nos boissons chaudes à quelques centimètres de mon clavier. Je détourne le regard de l’écran afin de la remercier et reste bouche bée. Le décolleté de son t-shirt se veut vertigineux et exaltant. Là, nichées bien au chaud j’y découvre deux biens belles brioches qui seraient un merveilleux accompagnement pour un petit déjeuner. Du coin de l’œil elle regarde la boite à images et se montre dubitative.

 

« Que vois-je ? Vous rédigez-vous-même ? » Me lance t’elle.

 

« Etes-vous bien sur de votre orthographe ? Je crois détecter au moins une faute ici ! »

 

Se disant elle pointe le doigt et n’y prenant garde fait effectuer à mon gobelet un saut bien plus que périlleux, celui-ci atterrissant directement sur ma cuisse. Bouillant ! Il est bouillant. Je me lève brusquement et marmonne je ne sais quoi. Dans le même temps elle a déjà fait le tour de mon bureau et attrape à la volée la boite de mouchoirs en papier.

 

« Il faut vite essuyer cela » Me dit-elle.

 

Déjà à l’œuvre elle éponge à qui mieux-mieux le surplus sur la toile encore trempée.

 

« Vous ne pouvez pas rester ainsi !  Il faudrait pouvoir  nettoyer aussi de l’intérieur »

 

Je reste pantois de ce qui s’en suit. Ses deux mains s’activent à mon endroit, dégrafent mon bouton et descendent ma braguette. En deux temps trois mouvements la voici presque accroupie en train de farfouiller dans la jambe de mon pantalon. Situation ubuesque et dérangeante. Que penser de cette position et de ma tenue ?

 

Action, réaction, je ne suis qu’un homme. A mon grand désarroi voici que je sens une érection venir, rien à faire. Tel le bras télescopique d’un monte meubles mon sexe grandit à vue d’œil et pointe le bout de son nez à l’élastique de mon boxer. Je suis limite honteux de ce qui m’arrive.

 

«Il est vivant et bien vivant ! Pas de souci pour sa santé ! » Me dit-elle en le reluquant.

 

Toc, toc, toc.

 

Mon Dieu que faire ? Elle se glisse sous le plateau et me fais signe de m’asseoir. La ceinture à mi-cuisses je passe mes jambes sous la tablette et me reprends.

 

« Entrez ! »

 

« Salut Joe ! Tu viens prendre un café et en griller une avec moi dehors ? Ca frise quand même la bêtise cette loi anti-tabac non ? On a même plus le droit à une bonne pipe au bureau, il faut s’exiler maintenant. »

 

Je n’arrive pas à croire ce qui se passe dans la foulée. Une fraicheur vient de se figer sur mon sexe et le sort habilement de son tissu. Chaleur intense. Elle porte mon gland à ses lèvres et lui fait connaître le bout de sa langue.

 

Je sursaute un peu.

 

« Non, non ! Pas tout de suite ! J’ai un truc à finir et en plus je tente de diminuer en ce moment »

 

L’importun referme la porte et j’entends son pas filer dans le couloir.

 

Je n’arrive pas à résister à cette douce attaque en règle. Déjà elle me fourre à sa bouche, sa langue s’active, elle salive sur mon membre excité. Sa main passe sous mon bas ventre et me masse. Je la vois à peine me sucer avec véhémence et bientôt je n’y tiens plus et me lâche. Quel bonheur !

 

Comme si de rien n’était elle s’extrait de sa cache et se relève. Elle se saisit de son café et le boit goulument.

 

« Hmmm ! Rien de tel qu’un bon crème pour commencer la journée !»  Glapit-elle me jetant un œil coquin.

 

« Si le cœur vous en dit, je reviens demain ! Moi je m’avoue impatiente de touiller mon jus avec un tel bâton »

 

Pas le temps de lui répondre, la voici qui tourne déjà les talons et repart me laissant seul face à la lourde tâche qui m’attend.

 

…/…

 

Ce matin comme tous les autres matins j’arrive de bonne heure au travail. Je jette un œil sur le courrier et traite un ou deux problèmes mineurs. Ceci étant fait je me tourne côté retour de bureau et allume mon ordinateur je dois finaliser un pensum pour ce soir. L’envie d’un jus me prend. Je prends les couloirs déserts et descends à la machine à cafés. Je m’allume une clope et tire une grande bouiffe.

Ce matin comme tous les autres matins je suis seul.

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Lundi 6 novembre 2006

Oh oui crois moi contre vents et marées

Je lutterais pour à ton corps rester amarré

Je veux là, maintenant à ton abordage venir

Chaque parcelle de ton pont enfin conquérir

De toi la moindre soute je désire visiter

Et même là des voix d’eau pouvoir provoquer

Sabordons-nous, coulons moments  heureux

Larguons les amarres et filons à mille lieues

Laissons-nous tanguer et porter par la houle

Dévoyons-nous loin des yeux de cette foule

Caresse moi oh mon amour le rouge pompon

Je te promets ensuite un bien fier harpon

Laissons en nous toutes ces vagues déferler

A en avoir nos deux coques imbriquées

Quand trempés à nos ondes divines finirons

Toi et moi sur la mer du bonheur naviguerons

Jolan le 6 novembre 2006

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Lundi 30 octobre 2006

Tous les  jours je m’émerveille de la nature

De sa complexité et de ses formes pures

Voyez l’épicentre de mon envie, de mon vouloir

Là où le chêne voudrait son gland laisser choir.

Il n’est que peu de plus belles choses que celle-ci

Même pas la Joconde que peint Léonard de Vinci

J’aime oh combien plus ce petit mont Fuji mammaire

Que tant d’autres œuvres toutes aussi éphémères.

Si la pulpe de mon doigt à cette fine peau se pose

Soyez en sûrs, de ce contact tous mes sens explosent

Je veux le prendre, le posséder, l’ingurgiter, le déguster

Et d’une bouche avide pouvoir enfin m’en rassasier

Mamelons rosés ou bruns à souhait je vous aime

Quand je vous touche je ne suis plus du tout le même

Faîtes moi une fois encore de vous ici bas frémir

Je vous promets de faire sous peu votre belle gémir.

Présomptueux ou prétentieux  ici me trouvez vous

Pardonnez moi, je me baisse et me mets à vos genoux

 

Jolan le 30 octobre 2006

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Vendredi 20 octobre 2006

Là, juste là j'aurais envie de...

Dites nous vos envies de l'instant

Par Joe Lane - Publié dans : Sondages
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Lundi 9 octobre 2006

Ce soir ne se veut pas comme tous les autres soirs

Il est de ceux qui restent gravés dans les mémoires

De ceux d’une première rencontre immortalisée

De ceux ou une glace est à tout jamais brisée.

Un repas, des mots et des regards échangés

Puis comme une envie là, ressentie, partagée.

La table tu as quittée puis une œillade m’as jetée.

Mirettes si coquines qui achèvent de m’exciter.

Tu t’excuses, m’abandonnes et bientôt disparais

Mes rétines se régalent de tant et tant d’attraits

Tu me demandes de te rejoindre à la chambre

Je t’y découvre et pour moi ainsi tu te cambres

Il fait sombre et sur toi juste ce rai de lumière

Là sur tes fesses, sur ton magnifique cul si fier

En cascade tes cheveux à ton dos ruissellent

Jamais avant ce jour  je ne t’ai sue si charnelle

A venir bientôt tu m’invites, je me soumets

Tu m’exhortes, fiévreusement j’ôte mes effets

Tes mains douces l’offrande me présentent

Tu te donnes à moi oh ma bien belle amante.

Fruits de ma passion, exotiques gourmandises

Courbures de tes hanches qui mon désir attisent.

A ces monts et cette vallée creusée je me colle

Montent en moi tant d’images qui m’affolent.

Dans le silence cathédral tu restes impavide

Mon vit glisse sans honte à cette subtile ride.

Un murmure, une requête : « prends-moi ! »

Deux mots qui claquent, quel vibrant émoi.

Comment résister à plus bel encouragement ?

Je n’y tiens et mon âme à ce diable je vends

Ta crinière noire j’agrippe et en toi je m’insinue

Nous ne saurions prétendre être là deux ingénus.

Tu  râles, cries et vocifères à qui mieux mieux

Tu m’enfiles en toi et te délectes de mon pieu.

Je te déflore, t’explore, à l’envie je te fouille

De mon jus aimant ton cercle je mouille

Tu te cabres, tu te jettes enfin à mon bas ventre

Je suis fier archer qui a touché ton plein centre

Repus l’un de l’autre, chevaux fourbus basculons

Et pour un moment nos corps vides emmêlons.

Ce soir ne se veut pas comme tous les autres soirs

Il est de ceux qui restent gravés dans les mémoires

Jolan le 9 Octobre 2006

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mercredi 27 septembre 2006

Musique trop forte, épais brouillard de nicotine, alcool... rires gras, idiots, conversations douteuses ou insipides... tu es assis avec des "amis" à toi, au milieu du vacarme, en train d'enchaîner les tequilas frappées. Je m'approche pour te dire que j'en ai marre et que je voudrais rentrer, tu me gratifies d'un regard de poisson mort et te ressers un nouveau verre dans un sourire béat... j'abandonne.

Je m'en vais. Tu rentreras avec tes potes, ceux qui nous ont amenés ici. 


Enfin, si quelqu'un est en état de conduire.


 


Je marche un peu, l'air frais de la nuit me fait du bien ; un vent léger dissipe lentement l'odeur de cigarette accrochée à mes vêtements.

Deux taxis stationnent un peu plus loin, les chauffeurs sont sortis de leurs voitures et discutent. Je m'approche, m'excuse presque d'interrompre leur conversation. "Vous allez en banlieue ?" demande-je, m'attendant à ce qu'ils me répondent par la négative, comme c'est souvent le cas. "Pas de problème !" me réplique le plus jeune des deux en m'ouvrant la portière de sa voiture. Je m'embarque, soulagée. Il s'installe au volant, me demande mon adresse, et démarre.

La conversation s'engage, anodine à souhait ; je lui dis que c'est rare de trouver un taxi disponible pour une course en banlieue, il me répond que lui ça ne lui pose pas de problème mais que son collègue, en vrai "vieux de la vieille", ne dépassait jamais les Maréchaux ; nous enchaînons sur le temps qu'il fait, étonnés tous deux qu'il fasse encore si doux à quatre heures du matin. Puis, à court de banalités, nous nous taisons.

Dans le silence, je remâche mes désillusions, ma colère, contre toi mais aussi contre moi qui n'ai pas su voir à quel point nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. Je me pose enfin la question que mes proches me posent sans arrêt depuis notre rencontre : qu'est-ce que je fais avec un type comme toi ? Oh, bien sûr, il y a eu de bons moments, et puis tu n'as jamais été cruel ou violent envers moi. C'est ton égoïsme de petit macho, ton mépris ordinaire de mes envies de femme, qui me dégoûte peu à peu.

"Ca va, mademoiselle ?"

Mon chauffeur semble inquiet... je dois avoir une tête pas possible. "Oui, oui, ça va... c'est juste un petit coup de blues", lui dis-je dans un demi-sourire. Il a l'air à moitié rassuré.

Nous n'échangeons pas d'autre parole, mais je remarque qu'il ne cesse de m'observer du coin de l'œil, dans son rétroviseur. Un regard un peu inquiet. Attentif. Presque tendre. Plus tendre en tout cas que les regards que tu me lances habituellement.

Est-ce la fatigue qui accentue ainsi mon malaise ? Des pensées confuses semblent se bagarrer dans ma tête, un ouragan s'empare de moi, je tremble, j'ai le vertige, je me sens me glacer, pâlir...

Le taxi s'arrête sur le bord de la route, le chauffeur se retourne vers moi. La douceur de son regard me frappe de plein fouet. "Vous ne vous sentez pas bien ?- Non", dois-je admettre d'une voix hésitante. Il descend du véhicule, en fait le tour, ouvre ma portière et m'aide doucement à sortir. "Venez, on va prendre l'air, ça va vous faire du bien..."

Nous faisons quelques pas le long de la route, lentement, mes jambes ont du mal à me porter. Il me tient par le bras, la chaleur de sa main sur ma peau est rassurante... et surprenante. Je vacille, il me retient par la taille...

C'est comme un électrochoc. Comme si j'attendais ses mains depuis toujours.

Je me retourne vers lui brusquement, il retire ses mains de ma taille, s'excuse, il ne voulait pas me gêner... je le sais bien... mon regard planté dans le sien, j'y lis ce que je n'avais jamais lu dans tes yeux, toi le soi-disant « homme de ma vie », une tendresse immense, vertigineuse. Une flamme douce et enveloppante... mais capable de tout ravager...

Dans son regard, je ne suis plus une femme déçue, déchue, je suis Femme, tout simplement, et si fort... Et je veux être femme pour lui, avec lui, contre lui, à lui... je veux qu'il me touche, qu'il m'aime, qu'il me prenne et me donne...

Les yeux fermés, je m'éloigne d'un pas, lui tourne le dos, essaie de reprendre mon souffle... je sens son regard m'envelopper de caresses...

J'ouvre les yeux, lui fais face à nouveau.

 

 

 Cri du cœur, cri du corps, ma voix se fait murmure... 


"Aimez-moi...".

Il s'avance vers moi, je prends ses mains et les pose sur ma taille. Le feu se propage dans tout mon être.

Ses lèvres s'approchent des miennes, hésitantes... il s'arrête à quelques centimètres à peine de mon visage, nos regards ne se lâchent pas, je l'attire contre moi, l'enlace... blottie contre lui, je sens poindre son désir...

Je laisse s'envoler de moi ces mots, dans un souffle..."Fais-moi l'amour..."

Son regard si chaud s'enflamme à mes paroles, son visage s'approche du mien, il me frôle, me caresse, me respire... je penche la tête en arrière, mon cou offert appelle ses lèvres... elles sont douces, si douces... dans un sillon de baisers légers comme une plume, je sens sa bouche remonter lentement, s'attarder au creux de mon cou, et enfin s'emparer de mes lèvres...

Notre baiser, d'abord tendre, se fait vorace, j'ai tellement faim de lui... nos langues se cherchent, se mêlent, nous ne respirons plus...

Mes mains caressent son visage, sa nuque, ses cheveux... il me serre très fort contre lui, ses mains ont quitté ma taille pour s'aventurer dans mon dos, il m'accroche à lui comme s'il avait peur que je disparaisse... brusquement, il m'attrape par les hanches et m'attire plus près encore, nos bassins se collent l'un à l'autre, il veut me faire sentir à quel point il a envie de moi, il me le dit, entre deux baisers pleins de fougue...

Sentir son sexe gonflé tout contre moi, même à travers le tissu de nos vêtements, m'attise encore davantage. 

 

Provocatrice, j'abandonne ses lèvres et laisse mes mains descendre le long de son corps, découvrant son torse... sa taille... ses fesses, auxquelles je m'accroche à mon tour, plaquant son bassin contre le mien... et mes hanches commencent à onduler, vagues sensuelles jouant avec ce rocher de désir qui ne cesse de croître... il accompagne mes mouvements... nos lèvres se sont détachées mais pas nos regards...

Nous n'échangeons pas un mot, les mots sont inutiles... nous savons très bien tous les deux que nous pourrions jouir comme ça... mais je sais qu'il veut me donner davantage, et il sait que c'est au fond de mon corps que je veux qu'il s'abandonne...

Soudain il s'éloigne de moi, je ressens comme une déchirure... Il prend mes mains dans les siennes et m'attire un peu plus loin, sur le bas-côté de la route... il n'y a pas de fossé, juste quelques arbres qui bordent une prairie, quelques étoiles, une clarté brumeuse au loin qui ressemble à l'aurore... "Viens..."

Je le suis dans notre chambre nuptiale à ciel ouvert.

Encore un baiser, profond, presque sauvage, tandis que nos mains chassent nos vêtements avec impatience... j'ai hâte d'être nue contre lui, de fondre ma peau à la sienne...

Enfin plus aucun artifice ne nous sépare, nous nous éloignons légèrement pour nous regarder ; moi qui n'aime pas trop mon corps, je me sens belle dans ses yeux... Et lui... mon dieu qu'il est beau... ses épaules, son torse, l'éclat de son regard dans l'obscurité finissante... et son sexe érigé, impatient... comme ma bouche aimerait s'en emparer, là, tout de suite !

Je fais un pas vers lui, un océan chaud gronde dans mon ventre, la source entre mes jambes ne demande qu'à jaillir...

Il me fait allonger par terre, dans la rosée, et se pose tout contre moi, nos lèvres et nos langues se rejoignent à nouveau, mes mains parcourent son torse tandis que, du bout des doigts, il part à la découverte de mes seins... il ne fait que les effleurer, dessinant le contour des aréoles, s'attardant sur les pointes de plus en plus fermes... il les honore désormais à pleines mains, sa bouche abandonne la mienne, ses lèvres tracent un sillon ardent sur mon cou, mon épaule, à la naissance de ma poitrine... lentement, il vient emprisonner un téton, le faisant rouler sous sa langue, tandis que sa main, plus ferme mais si tendre, vient enrober l'autre sein... 
 

Je soupire...

Je le fais basculer sur le dos. A mon tour de m'occuper de lui...

De mes mains, de mes lèvres, je voyage sur sa peau, le déguste de mille petits baisers, m'approchant doucement de son mât dressé qui s'offre à moi, et m'éloignant à chaque fois, aiguisant son impatience... A mon tour j'embrasse ses tétons, les flatte de ma langue, tandis que ma main descend plus bas, toujours plus bas, et prend doucement possession de son sexe, dans une lente caresse...

Sans plus de retenue, je cède à mes envies, à nos envies... mes cheveux caressent son ventre, et mes lèvres se rapprochent, avides, jusqu'à effleurer son mât, de bas en haut... avec tendresse, j'embrasse son gland, en dessine les contours de la pointe de ma langue, il gémit... me supplie de ne plus le faire attendre... alors je l'emprisonne de ma bouche et commence à savourer sa chair... je le suce avec gourmandise, il est si doux, si chaud, je le sens palpiter sous ma langue espiègle...

Il se contracte, transporté par les va-et-vient de ma bouche autour de sa chair... "Attends... attends, ma belle, je vais..." ; mais je n'ai pas envie d'attendre, je veux l'emmener au bout de son plaisir...

Il jaillit dans un spasme, chaud, sucré... je savoure son élixir divin jusqu'au bout... il reprend doucement son souffle, je viens me blottir contre lui, il m'enlace, caresse doucement mon visage, ses yeux flamboient...

"A moi de t'aimer maintenant, princesse..."

Ses mains s'emparent tendrement de mon visage et l'approchent du sien, nos bouches s'offrent l'une à l'autre, gourmandes et passionnées... Avec une lenteur délicieuse, il caresse mes épaules, mon dos, je frissonne... Ses mains atteignent mes fesses, et la caresse se fait à présent un peu plus appuyée, audacieuse... il se promène du bout des doigts sur le sillon, reprend à pleines mains les deux globes de mes fesses et les écarte avec douceur, les rapproche, les écarte à nouveau... au fond de mon ventre les vagues de désir s'entrechoquent comme un jour de tempête...

Il me fait basculer sous lui, nos lèvres se quittent dans un soupir impatient. Au loin, la nuit commence à pâlir...

Il s'allonge à côté de moi, m'enveloppe de son regard... ma peau réclame ses caresses, ses baisers... il penche son visage vers mes seins, promenant sur eux ses lèvres, la pointe de sa langue... sa main s'est posée, légère, sur mon ventre et s'approche lentement, presque timidement... je m'ouvre doucement et sa main se faufile entre mes cuisses, à la recherche de la source chaude... oh ! Le divin frôlement de ses doigts sur mes rivages intimes... le tendre massage de ses doigts agiles qui s'appuient sur ce tout petit rocher saillant, à la pointe du mont de Vénus... je gémis de joie et d'impatience...

Brusquement il retire sa main, ses lèvres quittent ma poitrine, son regard plonge dans le mien, envahi de fièvre... et fond comme un oiseau de proie sur mon sexe offert, brûlant... sa bouche se pose, s'accroche, se régale de ma moiteur... sa langue s'enroule autour de ma perle, joue avec elle, l'abandonne et la retrouve aussitôt, me faisant trembler de chaleur... je fonds sous ses audaces, déversant dans sa bouche l'océan de mon plaisir,
tandis que sa langue s'engouffre dans mon estuaire, assoiffée, pour recueillir des vagues plus lointaines...

Noyée de joie, vaincu, abandonnée, je reprends mon souffle tandis qu'il pose sa tête sur mon ventre. Sa main s'est posée sur mon sexe comme pour le protéger des premières lueurs du jour. Il respire doucement, je sens le vent chaud de son souffle glisser sur ma peau, et bientôt ses lèvres dessinent de nouveaux itinéraires autour de mon nombril, vers mes hanches, un peu plus haut vers mes seins qui se tendent pour appeler la caresse. Ses mains répondent à l'appel, et me voici à nouveau emportée par l'envie de lui comme une naufragée par une déferlante...

Après un long et délicieux parcours nos bouches se retrouvent enfin, mes bras s'enroulent autour de lui et je réponds à sa langue dans un baiser incendiaire... serrés l'un contre l'autre, unis mais pas encore assez, nous savons tous les deux qu'il nous faudra un temps infini avant d'être rassasiés... je sens tout contre moi sa chair qui durcit et me réclame...

Les lèvres toujours abandonnées aux siennes, je renonce à toute patience, mes cuisses s'ouvrent et l'enserrent tandis que ma main descend à la recherche de son mât... je le trouve aisément, dressé de toute sa splendeur, je m'en empare comme d'un trésor, le caresse, le dirige vers l'entrée de mon estuaire... il s'y engage avec une terrible lenteur, il profite de chaque millimètre gagné dans ce territoire tropical, je l'accueille en moi dans un gémissement... il est là, en moi, au fond de mon ventre, j'aime, je l'aime... mon bassin s'anime de tendres vagues autour de son sexe, je veux le caresser de tout mon corps... il m'accompagne dans ce nouveau ballet, lentement, si lentement... peu à peu notre danse se transforme, il me suit, m'accompagne, me soumet à son rythme pour mieux me laisser ensuite lui imposer le mien... nos va-et-vient nous embrasent, nous envolent... nos lèvres se lâchent le temps d'un râle puis se reprennent, langues affamées, peaux enflammées... entre nos reins un merveilleux séisme gronde, là, juste à fleur de nos sens... là... je tremble... la vague monte, monte encore... nos cris s'envolent, portés par l'écho de la forêt toute proche, et vont se jeter dans le feu du soleil qui se lève... la terre gronde et se soulève, mon corps éclate en mille morceaux d'étoiles...son regard plein de flammes guette ma jouissance, il m'attend... il m'y emmène...oh ! Il me trouve ! Il me trouve si fort qu'il se perd avec moi ! Je peux lire dans ses yeux le plaisir qui le ravage, qui nous ravage, et sentir dans mon ventre les spasmes de sa chair, il se déverse en moi, j'aime la délicieuse brûlure de sa lave au fond de moi...

Lovés l'un contre l'autre, nous regardons au-dessus de nous. Il fait à présent tout à fait jour. Une voiture passe sur la route, là, à quelques mètres de nous... nous ont-ils vus ?

Cette simple pensée nous fait soudain éclater de rire...

Il se lève, me tend la main pour m'aider à me relever à mon tour, me serre dans ses bras, m'embrasse... m'embrasse encore... il y a tant d'amour dans ses yeux, dans les frôlements de ses mains, dans la douceur de ses lèvres...

Je ne sais pas son nom, il ne sait pas le mien. Je sais juste que c'est pour lui que tout à l'heure, en rentrant à la maison, je vais te quitter.


(septembre 2006)

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Lundi 11 septembre 2006

 

Que voyez-vous donc ici ?

Ne détaillez pas, jetez juste un regard et dites moi.

Dunes ?

Planètes ?

Abricot ?

Pêche ?

Autres ?

Je vous présente un péché mignon de Joe

 

Par Joe Lane - Publié dans : Digression
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