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Mardi 4 mars 2008
Elle ne peut pas mieux tomber, j’avais l’instant d’avant dans l’idée de l’emmener non loin de là.
 
Je connais à moins de cinq minutes un endroit des plus propices, un havre de paix qui m’appartient. Un membre de ma famille m’a offert hospitalité sur son domaine agricole, une bande de terre pas plus grande qu’un jardin de banlieue mais qui n’est qu’à moi.

Un bras du Morin se perd là, j’en ai fait ma plage, de celle où mes amis et moi nous baignons dans l’eau si fraiche. C’est ici que nous posons aussi nos canoës entre deux virées. Juste un lit d’herbe, un petit ponton aménagé et nous avons la sensation d’y être les rois du monde.

La nuit estivale n’a rien perdue en chaleur, il fait bon, si bon.

Sans un mot nous dévalons le sentier. Nous y voici. Le reflet de la lune sur l’onde éclaire la berge. Au loin, par-dessus la plaine, se font admirer les étoiles nimbées d’une brume légère. Moment de partage, celui ou les yeux s’émerveillent de la nature infinie.

Je la conduis comme vers l’autel tant l’émotion me gagne. Je vois son regard scruter le firmament, deux diamants brillent dans la nuit. Elle pousse un profond soupir puis se tourne et vient se serrer contre le semblant d’homme que je suis.

C’est à peine si je l’entends alors me susurrer à l’oreille : « Merci »

Elle est tremblante, petit oiseau tombé de son nid. Et moi grand échalas à peine sorti des jupes maternelles je suis son réconfort. C’est maintenant sans crainte que je me laisse faire, je devine ses mains glissant sous les pans de ma chemise. Ses doigts fins et frais parcourent mon dos avec une grande douceur. Je n’ai encore jamais connu telle sensation que de se sentir quelque peu désiré et choyé de caresses. Les sens s’éveillent, le désir aussi. L’enfant qui est toujours en moi devient honteux de son corps et des réactions de celui-ci.

 

Excitation. Pour la première fois de ma vie la mienne s’exprime à découvert, je la sais maintenant palpable par ma charmante compagne. Sentiment de honte qui monte, je me recule un peu. Avec tendresse elle me montre sa joie de me faire tel effet. Me prenant par la taille elle m’étreint et vient alors coller son ventre au mien. Un sourire se dessine, une œillade, ses lèvres s’approchent, elle me déguste.

La pénétration buccale se veut une bien belle entreprise à mon égard, nos langues s’accordent puis, entreprennent une danse délicate.

 

Elle se prend à déboutonner ma chemise et à me baiser le torse, frissons. Je me risque à lui rendre la pareille. Je ne sais si mes mots suffiront à retranscrire  ici le ravissement qui m’est alors offert. Mes mains frémissent en découvrant le grain de sa peau dans cette semi pénombre. Je fais glisser le tissu et son petit corsage ne tarde pas à rejoindre le vert pâturage sur lequel nous nous trouvons.

 

Vive émotion que d’entrevoir enfin ses courbes que la lune déflore.

 

Mon index s’octroie une promenade anatomique. Partant de son cou il s’égare un moment sur une épaule et en dessine le bord. Revenant à son point d’origine il subit alors non l’attraction terrestre mais une qui se veut bien plus forte, l’attraction physique. Une descente rapide et le voici en une vallée bordée de deux monts bien fascinants. Il devient plus hardi et même téméraire. Il se hasarde à suivre la bordure de soierie qui magnifie le décolleté puis s’y enfouit sans vergogne.

 

Ma partenaire tressaille.

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Mardi 19 février 2008

Leg

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Leg
 
Un furtif et simple arrêt sur image,
De ceux qui me rendent moins sage.
Juste le temps passé d'une inspiration
Et je veux clamer ici mon admiration
Comme un diamant dans un rai de lumière
Sa jambe découverte s'offre, une première.
Mes pupilles excitées du spectacle se dilatent
A ces beaux attraits je ferais bien une halte.
Elle, sur la pointe des pieds perchée, vulnérable
Moi, qui par mes pensées, d’ange deviens diable.
Mes yeux, caresses, filent sur sa cheville fine
 Son mollet excite lui l’appétit de mes rétines
J’aime ce repas que dame nature me propose.
Je la déguste un peu, et déjà mes sens explosent
Une courbe légère, une envolée, un galbe si gracieux
Sa cuisse est je pense pour un gourmet un met délicieux.
Je pourrais à cet instant d’elle me détourner
Mais ma faim est trop forte, je suis subjugué
L’espace d’un instant l’univers sa course arrête
Lunaire je l’entrevois, une si belle planète
Les bigots de toutes églises qui disent faible la chair
N’ont jamais connu la sienne et devraient donc se taire
Vous narrer ici ses monts et merveilles aperçus
Je ne saurais le faire, vous me penseriez éperdu
D’elle, je ne sais que peu de choses il est vrai
 Mais depuis cette seconde ma mémoire s’en repait
Cette perfection la n’est pas faite pour moi
Elle est reine de Sabah, jamais je ne serais roi.
Humble manieur de mots je suis et je reste
Devant une telle Œuvre, je me dois d’être modeste.
Elle vous dira pourtant que je la monte au pinacle
Ne la croyez surtout pas j’ai bien vu ce miracle.

Jolan le 12 février 2008
 
Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Lundi 18 février 2008

 

50.000 visites depuis ce week-end !

Merci à toutes celles et ceux qui viennent passer quelques instants à me lire.

Pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas, je dépose ici l'adresse de mon site :

 

http://purplesilk.site.voila.fr

Amitiés

Jolan

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Lundi 18 février 2008

On  devrait vivre la vie à l'envers :

On commençerait par mourir, ça éliminerait ce traumatisme qui nous suit toute notre vie.

Après tu te réveilles dans un asile de vieux, en allant mieux de jours en jours.

Alors on te mets dehors sous prétexte de bonne santé et tu commences par toucher ta retraite.

Ensuite, ton premier jour de travail on te fait cadeau d'une montre en or.

Tu travailles 40 ans jusqu'à ce que tu sois suffisamment jeune pour profiter de la fin de ta vie active.

Tu vas de fêtes en fêtes, tu bois, tu baises, tu n'as pas de problèmes graves.

Tu te prépares à faire des études universitaires.

Puis c'est le collège, tu joues avec tes copains, sans aucunes obligations jusqu'à devenir bébé.

Les derniers 9 mois tu les passes flottant tranquille, avec chauffage central, room service etc...

Et au final, tu quittes ce monde dans un orgasme !

Texte trouvé sur Internet

Par Joe Lane - Publié dans : Digression
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Vendredi 15 février 2008

Comme un goût amer, des relents de fiel.

Hier je me sentais fort et fier, ce jour je suis presque à terre.

Pourquoi verser tant de miel pour mieux vous humilier ?

A quoi bon ouvrir son coeur pour se le voir rendre en lambeaux ?

Et moi imbécile heureux, aveugle comme je l'ai toujours été !

Je me vomis parfois et aujourd'hui c'est le cas.

A trop donner et ne jamais recevoir je creuse seul le trou de mon désespoir.

Jolan trop bon trop con

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Mercredi 6 février 2008

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J’ai souvent rêvé de trouver mon âme jumelle
Jamais je n’ai pensé qu’elle puisse être réelle
Il y a peu dans mon ciel, une poussière de comète
Juste un point lumineux qui a mon regard se prête
Même si je la sais pour toujours impossible étoile
J’aime la scruter, parfois soulever le coin du voile
Plus je m’approche d’elle, plus je suis ébloui
Mon cristallin brille alors de découvrir cet infini

.../...

Les pleurs intérieurs ne laissent que des cicatrices 
Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Mardi 5 février 2008
Lorsque vous cassez un vase, vous pouvez  tenter de le recoller.

Il gardera  toujours en lui la marque des fêlures.

Par Joe Lane - Publié dans : Digression
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Mercredi 30 janvier 2008

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Etre aimé ne serait-ce pas simplement être valorisé par le regard de l’autre ?

 

Que reste t-il d’un couple quand les regards ne font que se croiser ?

 

N’être qu’une bulle transparente qui se meut dans l’espace vital de l’être aimé n’est pas pour moi de l’amour partagé.

 

Je pense que le couple se nourrit justement de la capacité de chacun à regarder l’autre.

 

Il ne faut pas bien sur perdre son sens critique, il faut juste déjà avoir envie de mieux continuer à se connaître mutuellement.

 

Le temps passe, les égos et perceptions de notre environnement changent.

 

Quoi de mieux que d’être toujours désireux d’apprendre de l’autre ?

 

Savoir encore parfois s’émerveiller de nos différences.

 

Je ne jette ici que des mots et des questions qui me viennent.

 

Pendant qu’ils sont ici ils ne me perturbent plus dans la tête.

 

Je sais les questions posées et où les retrouver.

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Vendredi 25 janvier 2008
Elle me lance alors une petite œillade qui jette un instant le trouble en moi. Elle aussi se met à me déshabiller. En tout cas si ce n’est pas le cas cela y ressemble bigrement.
 
C’est alors, d’un pas calme et posé qu’elle s’approche et se fiche face à moi. Il ne se passe pas plus de temps qu’une respiration, je sens déjà son souffle sur mon visage.
 
Ce que je découvre surtout c’est qu’elle vient de me choper allégrement le membre et ne feint pas d’en apprécier l’état de rigidité qui je peux vous le dire n’a rien de cadavérique.
 
« Oh oh ! Le joli gourdin que voici … Celui-ci se serait-il quelque peu dégourdi en compagnie de notre chère Myriam qui elle n’a rien d’une gourde ? »
 
Je suis liquéfié, si je puis dire… Je suis démasqué ou plutôt identifié manuellement comme ayant récemment fauté.
 
« Pas de honte, il fallait bien qu’un jour elle te prenne entre les mailles de son filet »
 
Je ne peux m’empêcher un trait que je pense d’humour afin de tenter de m’échapper de ce piège.
 
« Filet oui, mais filet mignon … J’en reprendrais bien une tranche … »
 
Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Vendredi 4 janvier 2008
 
Seul, je file sur l’un des bancs qui délimitent la piste et là je m’affale. Me voici rassuré, je suis invisible au milieu d’autres congénères. Les spots diffusent une lumière chatoyante pendant que la boule à facettes tourne sans fin. La fascination qu’exercent les rais balayant la toile sur moi est indescriptible. Je suis comme hypnotisé par leur rythme et celui de la musique mêlés. Evasion, comme si je n’attendais que cela pour ne plus  appréhender mes craintes.
 
Il fait chaud, très chaud. Une moiteur étouffante envahit l’air puis diffuse au travers de mes vêtements qui, il y a peu encore fleuraient le frais. Je sens comme une gêne monter en moi. Même si je me sais propre, il me semble que la première personne venue pourrait penser le contraire en m’approchant. Je ne vais pas rester plus longtemps ici, là n’est pas ma place
 
Alors que je me lève pour quitter ces lieux, extinction des feux. Plus un bruit, juste une poursuite fichée sur le visage du braillard. Un simple accord, une phrase et là je frissonne. Entame de « Me and Mrs Jones », Billy Paul…
 
C’est à cet instant précis que m’est apparue Michelle fondant sur moi comme la misère sur le monde.
 
D’un pas sur et alerte, cette belle jeune femme aux formes déjà bien affirmées pour ne pas dire affermies, s’approche, tend sa main vers moi et me mène au milieu des danseurs sans que je ne puisse piper mot. Je n’ose dire ici mon état mêlé tant d’anxiété que d’excitation. Ses frêles mains sur mes épaules, les miennes qu’elle vient de déposer à ses hanches, la chaleur de sa poitrine collée à mon torse semblent m’apporter comme un fragment d’éternité.
 
Je sais aujourd’hui qu’à jamais je me souviendrais de ce moment précis où ma vie a basculée. Je viens de poser un pied dans l’univers des femmes, de la femme. Aussi émouvant pour moi que le fut le premier pas sur la lune d’Armstrong, mais là j’en suis l’acteur. A peine quelque mots échangés, nos prénoms, nos âges.
 
Qui suis-je donc pour intéresser une femme mon ainée de plusieurs années ? Et puis zut, peu m’importe en fait car là, je suis bien.
Ne plus être en un lieu, juste être. Elle et moi.

Avec délicatesse sa main se pose sur ma nuque, ses yeux mi-clos me revoient l’image d’une mer de tranquillité. Instant suprême que celui où, sa joue se pose contre la mienne. Je souhaite que tout reste ancré à ma mémoire et c’est le cas, je peux l’affirmer aujourd’hui.

Mes doigts remontent dans son dos, les siens filent sur mes reins. Légère étreinte, sa respiration et la mienne sont à l’unisson. Rien ne saurait déranger ni troubler l’harmonie de nos deux corps qui viennent de se trouver. Etourdissement des sens, inexplicable conjonction de pôles opposés qui s’attirent.

Pour faire ici un aveu ce n’est que beaucoup d’années plus tard que j’ai pu gouter à nouveau à tel sentiment. Mais cela vous le saurez plus tard, beaucoup plus tard.
 
Les notes s’enchainent, les musiques défilent et chaque fois une angoisse, que le charme soit rompu. Mais il n’en est rien, elle me sert avec tendresse et nous repartons dans la danse.

Arrêt sur image, fin des slows. Alors que mon cœur s’emballe de perdre ma cavalière celui-ci connaît une bien plus grande émotion quand elle se prend à me mener hors d’ici sans mot dire. Je suis fasciné, je ne sais plus réagir, elle exauce mon vœu le plus cher, rester encore un peu ensemble.

Nous déambulons main dans la main, arpentant les rues illuminées par la fête. Sa tête se pose sur mon épaule, machinalement mes doigts se baignent dans sa chevelure.

C’est en arrivant au bout du monde, là où la pénombre se jette sur vous, qu’elle me demande si je ne connais pas un endroit accueillant pour deux personnes en mal de calme comme nous.
Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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