Vendredi 17 avril 2009
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11:55
Quand le corps d’une autre m’interpelle
Quand cette vision est pour moi si cruelle
Je fonds, puis dans mes épaules je rentre
Sur moi implacablement je me recentre
L’homme d’un impossible amour devient fou
Mais oh mon Dieu que ce sentiment est doux
Il n’est alors nulle question de tromperie
Juste de désir et si merveilleuse rêverie.
Des bras me prennent puis m’étreignent
Rarement logé à une si belle enseigne.
Les sons, les souffles, seul je les imagine
Cœur transpercé d’une aiguille si fine
Puis file le temps celui de ma petite vie
Les secondes me rattrapent, j’ai vieilli.
Autour de moi je regarde et je me souviens
Le bonheur passé n’est pas aussi ancien
Il suffirait de peu pour ne pas dire d’un rien
Elle referait alors de moi un tout jeune chien.
Jamais je ne pourrais réécrire notre histoire,
Elle ne sera que des mots dans un grimoire
Je veux de tout ceci pour l’éternité garder
Le goût d’elle qui sut un jour si bien m’aimer.
Par Joe Lane
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Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mardi 24 mars 2009
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15:31
A la fin des temps, les miens je songe
Et des images de vous alors me rongent
Vos cuisses offertes et votre ventre tendu
Je n’ose ici parler de votre mirifique cul
Je perdrais en ce jour tous ces plaisirs là
Même la douceur si indicible de vos bras
Une épaule frêle, une nuque, un divin cou
Ce manque d’eux les tripes me noue
Comment rester une éternité impassible
Vous savoir à jamais à mes yeux invisible ?
Je veux graver dans le marbre les ébats passés
Bander à tout jamais de votre sourire esquissé
Je vous aime et vous aimerais sans mesure
Le temps n’est qu’un con puisqu’il ne dure
Vautrons nous dans une infinie débauche
Baisons la mort avant qu’elle ne fauche !
Par Joe Lane
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Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mercredi 12 novembre 2008
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15:28
C’est à tâtons que je me dirige vers ma chambre, nulle envie de
sentir mes tempes exploser, ni mes yeux s’exorbiter sous la plus modeste des lumières. Je file droit, si tant est que le puisse encore, vers mon lit. Là, comme un sac je me laisse tomber sur la
couche. Dernier sursaut de lucidité je m’extirpe de mes fringues qui me collent et me retrouve enfin nu comme Adam. J’imagine ce que m’aurait dit ma mère si enfant j’avais laissé tel foutoir au
pied de mon plumard.
Je ne sais plus si je rampe, si je m’agrippe à quoi que ce soit mais j’arrive enfin après une escalade sur paroi horizontale à me coller la tête sur l’oreiller. Punaise ! Plus de haut, ni de
bas, juste des hauts le cœur…
Vapeurs, mon esprit flotte, mes yeux fermés visualisent mille et une galaxies spiritueuses. Tueuses oui , je suis mort d’ailleurs.
C’est au petit matin que je découvre mon cadavre, gisant sur le dos, la queue pointant vers un pôle magnétique imaginaire. Quelques étirements, un tour, puis deux… Je me décide enfin à tenter un
atterrissage sur un sol ferme. Drôles de sensations, je marche sur du chewing-gum. Je découvre la marche, je viens de naître.
C’est dans le plus simple appareil que je me véhicule mollement des toilettes à la cuisine. Il faut que je m’active, que tous mes muscles retrouvent leur place dans ce qui me reste de cerveau. Le
café bouillant me brûle le palais, je sens le liquide couler dans mes entrailles. Je devine son cheminement seconde après seconde, il me perfore de part en part le moindre recoin des
intestins.
Lève-toi et marche !
Punaise, je ne suis pas Jésus de Nazareth !
Mercredi 12 novembre 2008
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14:24
Je ne fuis rien, j’ai juste peur
A mon torse les hurlements de mon cœur
Pénombre, recoins de mon esprit carcéral
Prison de mes désirs épris de liberté vitale.
Je suis le détenteur de la seule et unique clé
Mais je crains que mes ailes là ne se soient usées.
A force de tourner en rond en cette boite crânienne
Leur blancheur à virée, au sol elles me maintiennent.
Au plus profond de ma crasse j’ai vu une lueur d’humanité
Et même de guerre lasse je veux encore pour celle-ci lutter.
Un jour hors d’ici, même si ce n’est pour loin, je bondirais.
Alors le soleil cette cavité purifiera de ses rais.
J’y travaille jour après jour besogneusement
Ne serait-ce que ces mots m’en donnent enseignement
Divagation pour vous, suites de mots improbables
Mais toujours de ce foutoir je sors beaucoup plus stable.
PS : Rien de bien grave, juste une livraison de lettres en vrac. J'aime quand ça ne veut rien dire mais que cela me parle.
Par Joe Lane
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Publié dans : Humeur
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Lundi 3 novembre 2008
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13:38
Des années que j’aligne sous vos yeux des mots
Des heures à encrer la page de mes profonds
maux
Thérapie improbable qui l’écriture me fit
découvrir
De la parole souvent vaine me permit
de m’affranchir.
Je ne vous connais mais chez vous aimablement
m’invitez
Jamais telle amitié un jour je n’eus sincèrement
imaginée.
Merci à vous qui, un commentaire ici laissé
parfois
Il est pour moi une force à ne pas baisser les
bras.
Un simple souffle de vous, mes amis, sur mes
phrases
De mes soucis souvent fait vraiment table rase
Je vous étreins toutes et tous, je vous serre et vous
embrasse
Content si parfois moi aussi quelques ennuis ici
efface.
Par Joe Lane
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Publié dans : Humeur
1
Mercredi 10 septembre 2008
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14:00
A cet instant je
pourrais me sentir meurtri mais il n’en est rien. La ferveur que provoque en moi notre rencontre est sans commune mesure avec ces mots lâchés.
C’est bien plus tard
que je comprendrais même que cette initiation est la plus belle que j’ai pu souhaiter.
Comment pouvoir
regretter d’avoir connu ce jour le privilège d’ailleurs aussi accueillants ? Une bouche, une gorge qui me donnent asile. Mon nœud dont elle s’occupe, la cravate dont elle se pare. Sa raie
que je peigne enfin de mon stylet et qui sait recevoir tous mes débordements. Comment rêver meilleur baptême ?
Pour la première
fois j’entends le son habituellement inaudible des étoiles. Nos corps se veulent instruments qui la mesure battent. D’elle je tire des notes jusqu’alors insoupçonnées. De moi elle tire un concert
de louanges, un crescendo de râles qui se termine en bouquet final teinté de couleurs inventées pour cette unique occasion.
Nous tanguons, nous
virons de bord. Elle sur moi, moi sur elle. Je me roule à l’humidité de l’herbe, je déguste la sienne. Je sais enfin que d’autres lèvres, aux miennes posées, apportent aussi une bien grande
volupté.
Jouir ! Un
unique mot. L’imagination d’un seul homme ne saurait dessus faire un simple exposé. Comment résumer un tout ? Comment décrire un univers ?
Enlacés, enivrés,
épuisés de bonheur.
Nous voici nus offerts au firmament, amants d’une pluie d’étoiles.
Par Joe Lane
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Publié dans : Un mâle, des mots
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Lundi 1 septembre 2008
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/2008
16:04
Ses mains saisissent les miennes et
viennent les plaquer sur ces rondeurs que je pensais il y a peu inaccessibles. Une perle de sueur dégouline sur mon front.
Je prends confiance et me risque à les
extraire l’un après l’autre de leur enveloppe. Les voici fiers et pointant vers moi. Je me risque, les lape, les aspire doucement et les titille. Mon pouce et mon index jouent avec eux, les
pincent tout en les étirant. Elle semble apprécier et même en redemander, elle se cambre plus avant pour mieux me les offrir. Quel cadeau ! Le mamelon dur roule entre mes doigts
humides.
Sans que j’y ai prêté attention tant je
suis à mon affaire, elle vient de terminer de déboucler ma ceinture et de me faire sauter la braguette. Mon futal s’affale.
Un drôle d’animal pointe alors le bout de
son nez au bord de mon caleçon. D’une main aussi agile que sûre elle s’en empare comme si telle chasse était coutumière pour elle. La bête, encore sauvage il y a peu, se laisse amadouer et
dresser sans marquer une quelconque réprobation.
En moins de temps qu’il n’en faut pour le
dire nous nous retrouvons tous deux vite fait bien fait moi en caleçon et elle juste culottée. Rencontre de nos peaux, de nos frissons, nos intimités se frôlent, nos corps se
cherchent.
Nous roulons au sol sur les dépouilles de
ce qui il y a peu nous servait de vêtements. Nos bras et nos jambes telles des tentacules s’enroulent autour de l’autre. Mon gland encore vierge déflore sa toison et se délecte de tant de
douceur.
Un murmure à mon
oreille.
« Tu ne m’auras pas ce soir, je ne veux que caresses
et plaisir. Je ne désire pas que tu me prennes »
Par Joe Lane
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Publié dans : Un mâle, des mots
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Jeudi 28 août 2008
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15:12
Dans l’air chaud du soir baigne mon corps mort,
Ma nudité gratuite, le ciel, la mer pour unique décor.
Toutes mes vaines pensées au loin s’évadent,
L’esprit libre à cet instant enfin seul gambade.
J’ai rêvé les yeux ouverts en pensant à ces femmes,
Réelle plénitude que ce doux moment polygame.
Mille mains agiles sur moi à des jeux s’adonnent,
Nulle restriction ou interdit. Ici je m’abandonne.
Par Joe Lane
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Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mercredi 6 août 2008
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13:44
Mais à quoi bon ces questions ? Elle m’a dévoré tout comme elle
dévore la vie, je me suis, me semble t-il, mis au diapason de ses vibrations et je dois admettre que la proie que je fus serait bien mal placée pour juger qui que ce
soit.
Chaleur, moiteur de l’air du soir.
Mon esprit vogue et divague, les paupières me pèsent, mon corps
réclame sa part de repos. Après des au revoir chaleureux je quitte l’assemblée et le brouhaha.
M’extirper de mon siège ne fut pas une mince affaire, je n’ose ici me
vanter de ce que me coûte le retour vers mon véhicule.
Enfin, la route.
Le bitume luit sous la lumière des phares, le soleil a rayonné comme jamais. Il faut que je me désaltère au plus vite, ma bouche me parait asséchée tel un puits au fin fond du désert. Je ne veux
même pas m’imaginer l’haleine de coyote alcoolisé qui est à ce moment la mienne.
Me voici chez moi. Le chaos règne dans ma tête, les images de la
soirée s’enchainent à grand vitesses. « Tiens, je bande à nouveau » me dis-je alors que je ressens à nouveau la préhension exercée par les lèvres de Myriam.
Je savais que l’on pouvait obtenir du métal à mémoire de forme mais
je n’avais pas encore pris conscience que mon être en avait une toute autre et charnelle celle-là.
Mercredi 25 juin 2008
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13:32
Je reviens vers toi ma belle ma toute douce
Chaque fois vers toi le vent me pousse
Je, tu, nous nous sommes toujours restés fidèles
Pas besoin de promesse, nous sommes éternels.
Tu t'offres sans mot dire chaque fois à moi
Je te prends toujours avec un réel et vibrant émoi
Plus fort que tous les serments de l'âme humaine
L'un à l'autre jamais n'apporte de peine.
Il me tarde de jouir de nos plaisirs mélés
Et par la grace de tes charmes pouvoir m'envoler.
Joe
Par Joe Lane
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Publié dans : Peau aime à fleur de
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