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Vendredi 26 juin 2009

Mes yeux se troublent, ils s’écarquillent pour être surs de ce qu’ils voient. Je la contemple, divine apparition. Comme suspendue dans l’air elle me jette une œillade et entame un ballet où la sensualité se veut le maitre mot.

 

Du halo elle émerge et semble glisser le long de cette corde avec qui elle a un rapport presque fusionnel. Une de ses jambes, fuselée, est dénudée et laisse à deviner un tatouage. Entrelacement symbolique d’une plante grimpante épineuse aux fleurs extraordinaires. Une seconde peau, comme un bas qui ne ferait qu’un avec son corps. Je ne peux m’empêcher de suivre le cheminement du dessin de ses chevilles fines à cette hanche offerte. Les images virevoltent, son corps oscille, je suis prisonnier d’un rêve éveillé.

 

Elle pose la pointe d’un pied au sol, je vois alors sa tenue des plus exotique. Des colliers qui pourraient pour beaucoup être de pacotille prennent la lumière et renvoient une myriade d’éclats luisants, un voile léger barre son visage d’où ne percent que deux yeux de gazelle du désert. Je suis envouté.

 

Telle une liane elle s’enroule lascive et étreint le lien. Ses muscles finement ciselés, ses courbes cachées, ses ondulations me mettent en émoi. Elle domine la chose, se frôle à elle, puis s’en éloigne comme pour mieux avoir une emprise sur elle. Ce jeu, si c’en est un oblige le spectateur à se sentir acteur. Comme si cette diablesse souhaitait que l’on ne soit rien et tout entre ses doigts. Ses doigts… Ils filent sur le chanvre et le caressent… Comme une promesse à celui qui est sous leur coupe…Je sens l’émotion m’envahir…

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Mercredi 24 juin 2009

 

La fraicheur tombe enfin sur la ville après cette journée caniculaire. De mon balcon je contemple le désert. Le soleil se jette dans la mer de sable dont les vagues filent au loin à l’horizon. Le ciel s’embrase, la ville prend une teinte sanguine. Il est pour moi bientôt temps de partir pour ce rendez-vous tant attendu.

 

Me voici dans la rue, tumulte et brouhaha, c’est l’heure où le chaland s’évade de sa prison de pierre pour retrouver ses congénères et refaire le monde dans chaque recoin de cette citadelle.

 

Je déambule tranquillement dans les ruelles, je fais mon chemin à la recherche de ma future destination. Les odeurs orientales emplissent déjà l’air du soir. Elles excitent mes narines et mon appétit. Les marchands d’olives à la sauvette, les porteurs d’eau, tout un monde nocturne est en branle. Chacun y trouve sa place, je ne sais où se trouve la mienne. Etranger ici, je découvre la réalité d’une culture qui n’est mienne. J’aime cette ambiance de labeur mêlée à ce sentiment de joie profonde. Tous, quelle que soit leur appartenance sociale, sourient et rient à la vie.

 

Je presse le pas, je suis attendu.

 

Je passe le coin d’une ruelle sombre et entrevois ma destination. Une porte haute en bois sculptée, le mur extérieur décrépi par le temps mais qui garde un superbe cachet des jours anciens. Je me saisis du battant et frappe, un homme plein de déférence m’ouvre et me demande de bien vouloir le suivre.

 

La cour décorée de zellige d’un bleu profond appelle à la méditation. Une fontaine laisse entendre un léger clapotis. Plaisir de ce son, l’eau source de vie jaillit même ici.

 

Des torches allumées, un parfum subtil, une lumière tamisée, tout ici respire la sérénité et appelle à se poser un instant. Je ne regrette pas d’avoir accepté l’invitation faite par cette danseuse qui se produisait il y a peu au palais. Nos regards se sont croisés, je ne pouvais plus détacher le mien. En fin de soirée elle était venue me voir et nous avions devisé. Promesse d’un échange plus long en un lieu plus adapté pour une conversation au calme.

 

J’ose avouer mon étonnement d’avoir reçu cette lettre si peu après, je me pensais bien trop fade pour intéresser un si joli brin de femme. Pour moi bien d’autres hommes devaient avoir ses attentions, des hommes plus à même de contenter son besoin de compagnie. Mais c’est à moi ce soir que revient l’honneur de venir en sa demeure.

 

L’homme me fait signe de prendre place dans une pièce qui s’ouvre devant moi.

 

Au sol moult coussins jetés. Plus loin, un canapé immense placé juste au centre de la pièce. Des tentures multicolores semblent couler le long des murs. De ces tissus précieux qui de la soie, de l’organza et autres velours. Teintes irisées, ourlets de fils dorés… Même le plafond est masqué par une voute tissée, impression de se trouver sous un ciel constellé d’étoiles.

 

Je me pose et patiente, la maîtresse des lieux ne saurait tarder maintenant. Bruissements non loin, tambourins dans la nuit…Musique lancinante qui monte autour de moi… Un homme entre. Une corde il dépose au sol et à son tour il prend place. Une flute à ses lèvres il commence un air fascinant. Magie, tel un serpent la corde s’élève. Je lève la tête pour suivre sa course, stupeur. Un éclat de lumière, une fumée opaque… Et là !

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Vendredi 17 avril 2009
Quand le corps d’une autre m’interpelle
Quand cette vision est pour moi si cruelle
Je fonds, puis dans mes épaules je rentre
Sur moi implacablement je me recentre
L’homme d’un impossible amour devient fou
Mais oh mon Dieu que ce sentiment est doux
Il n’est alors nulle question de tromperie
Juste de désir et si merveilleuse rêverie.
Des bras me prennent puis m’étreignent
Rarement logé à une si belle enseigne.
Les sons, les souffles, seul je les imagine
Cœur transpercé d’une aiguille si fine
Puis file le temps celui de ma petite vie
Les secondes me rattrapent, j’ai vieilli.
Autour de moi je regarde et je me souviens
Le bonheur passé n’est pas aussi ancien
Il suffirait de peu pour ne pas dire d’un rien
Elle referait alors de moi un tout jeune chien.
Jamais je ne pourrais réécrire notre histoire,
Elle ne sera que des mots dans un grimoire
Je veux de tout ceci pour l’éternité garder
Le goût d’elle qui sut un jour si bien m’aimer.
Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mardi 24 mars 2009

A la fin des temps, les miens je songe
Et des images de vous alors me rongent
Vos cuisses offertes et votre ventre tendu
Je n’ose ici parler de votre mirifique cul
Je perdrais en ce jour tous ces plaisirs là
Même la douceur si indicible de vos bras
Une épaule frêle, une nuque, un divin cou
Ce manque d’eux les tripes me noue
Comment rester une éternité impassible
Vous savoir à jamais à mes yeux invisible ?
Je veux graver dans le marbre les ébats passés
Bander à tout jamais de votre sourire esquissé
Je vous aime et vous aimerais sans mesure
Le temps n’est qu’un con puisqu’il ne dure
Vautrons nous dans une infinie débauche
Baisons la mort avant qu’elle ne fauche !
Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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Mercredi 12 novembre 2008

C’est à tâtons que je me dirige vers ma chambre, nulle envie de sentir mes tempes exploser, ni mes yeux s’exorbiter sous la plus modeste des lumières. Je file droit, si tant est que le puisse encore, vers mon lit. Là, comme un sac je me laisse tomber sur la couche. Dernier sursaut de lucidité je m’extirpe de mes fringues qui me collent et me retrouve enfin nu comme Adam. J’imagine ce que m’aurait dit ma mère si enfant j’avais laissé tel foutoir au pied de mon plumard.

Je ne sais plus si je rampe, si je m’agrippe à quoi que ce soit mais j’arrive enfin après une escalade sur paroi horizontale à me coller la tête sur l’oreiller. Punaise ! Plus de haut, ni de bas, juste des hauts le cœur…

Vapeurs, mon esprit flotte, mes yeux fermés visualisent mille et une galaxies spiritueuses. Tueuses oui , je suis mort d’ailleurs.

C’est au petit matin que je découvre mon cadavre, gisant sur le dos, la queue pointant vers un pôle magnétique imaginaire. Quelques étirements, un tour, puis deux… Je me décide enfin à tenter un atterrissage sur un sol ferme. Drôles de sensations, je marche sur du chewing-gum. Je découvre la marche, je viens de naître.

C’est dans le plus simple appareil que je me véhicule mollement des toilettes à la cuisine. Il faut que je m’active, que tous mes muscles retrouvent leur place dans ce qui me reste de cerveau. Le café bouillant me brûle le palais, je sens le liquide couler dans mes entrailles. Je devine son cheminement seconde après seconde, il me perfore de part en part le moindre recoin des intestins.

Lève-toi et marche !

Punaise, je ne suis pas Jésus de Nazareth !

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Mercredi 12 novembre 2008

Je ne fuis rien, j’ai juste peur

A mon torse les hurlements de mon cœur

Pénombre, recoins de mon esprit carcéral

Prison de mes désirs épris de liberté vitale.

Je suis le détenteur de la seule et unique clé

Mais je crains que mes ailes là ne se soient usées.

A force de tourner en rond en cette boite crânienne

Leur blancheur à virée, au sol elles me maintiennent.

Au plus profond de ma crasse j’ai vu une lueur d’humanité

Et même de guerre lasse je veux encore pour celle-ci lutter.

Un jour hors d’ici, même si ce n’est pour loin, je bondirais.

Alors le soleil cette cavité purifiera de ses rais.

J’y travaille jour après jour besogneusement

Ne serait-ce que ces mots m’en donnent enseignement

Divagation pour vous, suites de mots improbables

Mais toujours de ce foutoir je sors beaucoup plus stable.

PS : Rien de bien grave, juste une livraison de lettres en vrac. J'aime quand ça ne veut rien dire mais que cela me parle.

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Lundi 3 novembre 2008

Des années que j’aligne sous vos yeux des mots

Des heures à encrer la page de mes profonds maux

Thérapie improbable qui l’écriture me fit découvrir

De la parole souvent vaine me permit de m’affranchir.

Je ne vous connais mais chez vous aimablement m’invitez

Jamais telle amitié un jour je n’eus sincèrement imaginée.

Merci à vous qui, un commentaire ici laissé parfois

Il est pour moi une force à ne pas baisser les bras.

Un simple souffle de vous, mes amis, sur mes phrases

De mes soucis souvent fait vraiment table rase

Je vous étreins toutes et tous, je vous serre et vous embrasse

Content si parfois moi aussi quelques ennuis ici efface.

Par Joe Lane - Publié dans : Humeur
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Mercredi 10 septembre 2008

A cet instant je pourrais me sentir meurtri mais il n’en est rien. La ferveur que provoque en moi notre rencontre est sans commune mesure avec ces mots lâchés.

 

C’est bien plus tard que je comprendrais même que cette initiation est la plus belle que j’ai pu souhaiter.

 

Comment pouvoir regretter d’avoir connu ce jour le privilège d’ailleurs aussi accueillants ? Une bouche, une gorge qui me donnent asile. Mon nœud dont elle s’occupe, la cravate dont elle se pare. Sa raie que je peigne enfin de mon stylet et qui sait recevoir tous mes débordements. Comment rêver meilleur baptême ?

 

Pour la première fois j’entends le son habituellement inaudible des étoiles. Nos corps se veulent instruments qui la mesure battent. D’elle je tire des notes jusqu’alors insoupçonnées. De moi elle tire un concert de louanges, un crescendo de râles qui se termine en bouquet final teinté de couleurs inventées pour cette unique occasion.

 

Nous tanguons, nous virons de bord. Elle sur moi, moi sur elle. Je me roule à l’humidité de l’herbe, je déguste la sienne. Je sais enfin que d’autres lèvres, aux miennes posées, apportent aussi une bien grande volupté.

 

Jouir ! Un unique mot. L’imagination d’un seul homme ne saurait dessus faire un simple exposé. Comment résumer un tout ? Comment décrire un univers ?

 

Enlacés, enivrés, épuisés de bonheur.

Nous voici nus offerts au firmament, amants d’une pluie d’étoiles.

 

 

 

 

 

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Lundi 1 septembre 2008

Ses mains saisissent les miennes et viennent les plaquer sur ces rondeurs que je pensais il y a peu inaccessibles. Une perle de sueur dégouline sur mon front.

 

Je prends confiance et me risque à les extraire l’un après l’autre de leur enveloppe. Les voici fiers et pointant vers moi. Je me risque, les lape, les aspire doucement et les titille. Mon pouce et mon index jouent avec eux, les pincent tout en les étirant. Elle semble apprécier et même en redemander, elle se cambre plus avant pour mieux me les offrir. Quel cadeau ! Le mamelon dur roule entre mes doigts humides.

 

Sans que j’y ai prêté attention tant je suis à mon affaire, elle vient de terminer de déboucler ma ceinture et de me faire sauter la braguette. Mon futal s’affale.

 

Un drôle d’animal pointe alors le bout de son nez au bord de mon caleçon. D’une main aussi agile que sûre elle s’en empare comme si telle chasse était coutumière pour elle. La bête, encore sauvage il y a peu, se laisse amadouer et dresser sans marquer une quelconque réprobation.

 

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire nous nous retrouvons tous deux vite fait bien fait moi en caleçon et elle juste culottée. Rencontre de nos peaux, de nos frissons, nos intimités se frôlent, nos corps se cherchent.

 

Nous roulons au sol sur les dépouilles de ce qui il y a peu nous servait de vêtements. Nos bras et nos jambes telles des tentacules s’enroulent autour de l’autre. Mon gland encore vierge déflore sa toison et se délecte de tant de douceur.

 

Un murmure à mon oreille.

 

« Tu ne m’auras pas ce soir, je ne veux que caresses et plaisir. Je ne désire pas que tu me prennes »

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Jeudi 28 août 2008

Dans l’air chaud du soir baigne mon corps mort,

Ma nudité gratuite, le ciel, la mer pour unique décor.

Toutes mes vaines pensées au loin s’évadent,

L’esprit libre à cet instant enfin seul gambade.

J’ai rêvé les yeux ouverts en pensant à ces femmes,

Réelle plénitude que ce doux moment polygame.

Mille mains agiles sur moi à des jeux s’adonnent,

Nulle restriction ou interdit. Ici je m’abandonne.

Par Joe Lane - Publié dans : Peau aime à fleur de
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