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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 15:12

Sa poitrine, son ventre, sa bouche, tout son corps m’appelle. Je voudrais être partout à la fois sur elle et en elle.

 

Je m’enhardis et la prends au mot. Je présente mon bonbon rose à ses lèvres humides, je me faufile pour pénétrer aux confins de sa terra incognita. Pas de brusquerie, une simple glissade, un feulement. Mon sexe vient de disparaître.

 

Elle se redresse doucement et fixe son regard sur le point où notre union se scelle. Je décèle comme une fascination pour ce qu’elle voit. Débute alors une danse saccadée où mes coups de reins s’entendent répondre par des petits coups de gueule. Elle me mouille, me trempe de toutes parts, je coulisse à l’envie, elle couine et gémit.

 

Elle se laisse retomber puis ouvre grand sa bouche, je suis hypnotisé par ses deux seins qui paraissent virevolter. Elle veut se faire violence, elle accompagne mes gestes en se cambrant puis pose une main à sa fontaine en eaux vives. Ses doigts frôlent, s’affairent, s’affolent, le sang bat mes tempes.

 

Je l’empoigne, lui prends les hanches et lui intime de se retourner. C’est à quatre pattes que je veux pouvoir en elle mon bonheur expulser. Quel cul ! Tendu, dodu, rebondi …  Je le chope, et en deux temps trois mouvements j’en prends possession. Elle baisse pavillon à mon abordage et rend les armes. Je suis seul maître à son bord.

 

Je vais et viens, en ses trous je m’insinue. A la poupe, à la proue, je suis aux quatre cents coups. Elle rue dans les brancards mais pour mieux nous sentir. Son clitoris j’honore de caresses avant le bouquet final.

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 12:06

Elle se soulève puis vient me chevaucher. Je découvre enfin son corps, ses formes et sa peau. Elle ondule son bassin sur moi et se risque à quelques vas et viens son mon membre.

 

Elle me sait prêt maintenant mais se veut encore et toujours plus désirable. De ses mains fines elle empoigne ses deux seins et les rapproche. Ses aréoles brunes laissent à voir deux mamelons qui se dressent, deux tétons dont je voudrais bien tirer le meilleur à pleine bouche. Je me risque, me redresse sur les coudes mais elle me rejette en arrière, entre ses draps je ne suis que sa chose. De ses doigts elle pince, triture, étire la chair, ils descendent à son nombril puis viennent à son entre jambes.

 

Elle se saisit délicatement des pétales de sa fleur et me laisse à voir son pistil prêt à être fécondé. Je perçois la rosée qui s’est déposée sur lui, je me voudrais être insecte pour le butiner. Son désir monte, ses lèvres elle mordille, son visage se déforme d’un début d’ivresse.

 

La voici qui se ressaisit, elle ouvre ses mirettes et me regarde tel un repas à venir. Je sais d’ores et déjà que je vais passer à la casserole. Elle se retourne et me donne alors à admirer les tatouages qui coulent de ses épaules à ses cuisses. Son dos se tend, elle creuse ses reins et m’offre son cul à reluquer. Elle écarte vigoureusement ses fesses et entreprend de se titiller le cercle que je désignerais comme vicieux.

 

Je n’en peux plus de bander, je veux qu’elle fasse ce qu’elle veut de moi mais qu’elle le fasse enfin. Les odeurs qui baignent la pièce me retournent les sens, je pourrais me vider là sur l’instant tant l’excitation est intense. C’est à ce moment là que, d’un mouvement juste, précis et sur, elle agrippe ma verge, la fourre sans vergogne ni aucun procès dans la gueule de sa chatte qui n’attendait qu’elle pour se rassasier. Je suis aux anges, aux démons aussi…

 

Par je ne sais quel jeu de muscles qu’elle tend et relâche, je me sens aspiré, sucé, honoré de mille et une caresses. Je me croyais prêt mais il n’en est rien, elle sait entretenir la braise sans déclencher le feu. Parfois par de grands coups de cul, parfois par de doux mouvements elle se prend elle-même de mon dard raidi.

 

« Viens sur moi » me dit-elle en se laissant glisser sur le côté.

 

Je prends position, mon torse légèrement velu passe sur sa poitrine, nos corps frissonnent l’un de l’autre. D’une simple bascule elle balance ses mollets sur mes épaules et m’enjoint de la déflorer. Plus rien ne saurait retenir les chevaux qui veulent galoper et s’ébrouer.

 

Je la domine enfin, elle va savoir de quel bois je suis fait !

 

.../...

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 15:56

Plongeant ses yeux dans les miens à ses lèvres la langue elle passe comme pour m’expliquer la gourmande qu’elle est et la faim qui est sienne. Se penchant sur moi elle expire une bise légère, ma bite frémit, un vent glacial vient de l’envelopper.

 

Je suis pris au dépourvu. Un bâton de glace entre mes cuisses bouillantes, je ne pensais pas la chose possible. C’est d’un délicieux… Mais pas le temps de m’habituer, déjà elle me gobe, m’enfourne, me fourre dans sa gueule. Je vibre, je me gorge, je vais entrer en ébullition. L’enfer brule maintenant à mon bas ventre, je suis tisonnier sortant des braises.

 

J’aime, oui j’aime. J’adore même ! Elle entend ma muette supplique et recommence son manège. Un coup je te souffle, un coup je te suce. Elle jubile de me voir ainsi, esclave de son bon vouloir.

 

« Ne gaspille pas ! » me lance t’elle.

 

D’un geste assuré elle se lève brusquement, attrape deux ou trois glaçons du saut à glace posé sur le chevet et les jette au pied de mon étendard. Effet immédiat garanti ! Blocage de la machine, on baisse les couleurs et ma fierté devient ma petite honte. Je rougis, elle sourit.

 

Reptilienne elle se glisse sur moi. Elle baise mon ventre, mon torse et vient torturer mon oreille en sifflotant en elle. Tout en tentant de m’arracher quelque secret à sa manière elle se défait de tout atour superflus. La voici nue, comme après une mue qui s’offre à moi. Je veux la baiser, là maintenant. Elle se veut sournoise et se dérobe. Elle me branle d’une main souhaitant faire revenir une raideur disparue. Je ne suis pas un mauvais bougre, je ne saurais trop me faire prier. Ils sont des efforts qui coutent bien moins qu’ils n’apportent…

 

Sa main de mon émoi prend la mesure. Son œil brille de plus en plus, elle semble imaginer à quelle sauce me déguster. Je la veux maître queue, qu’elle me cuisine et enfin finir par elle savouré.

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 13:29

Je ne sais plus mes mains, je ne sais plus les siennes. Sa plastique entière je dessine du bout des doigts, mon anatomie est sa toile. Mon premier festin de roi, je me rassasie de sa chair tendre, elle dévore tout ce qui s’offre à elle.

 

Minutes découpées en secondes, élasticité du temps, je ne sais plus quand nous sommes, je ne veux être que là. Je jouis de mes baisers, je tremble sous les siens.

 

Puis, vient ce que par dessus je redoute, la fin de ma première étreinte. Mutuellement nous nous rhabillons et  le chemin enfin reprenons. Je voudrais une vie ainsi ébahi, mais ainsi n’est pas la vie. Déjà les flonflons, notre dernière heure n’est pas loin de sonner. Je me plonge à son regard, la sers contre moi, son cœur me parle, il me dit adieu.

 

Les doigts se décroisent, s’effleurent puis se quittent. Une ultime fois elle se retourne, puis disparaît au cœur de la foule.

 

Je ne saurais jamais son non prénom ni elle le mien.  

 

Alors pourquoi Michelle me direz-vous ?

 

C’est sur les notes de cette chanson qu’elle vient de me quitter. A chaque passage de celle-ci sur les ondes, je me souviens, résonnent en moi des souvenirs impérissables.

 

Elle ne sera pas la dernière, mais qui peut prétendre l’être ?

 

Elle sera à tout jamais la première et rien ni personne ne saurait le lui retirer.

Par Joe Lane - Publié dans : Un mâle, des mots
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 11:06

La douche, enfin. Suffira-t-elle à me faire retrouver raison et esprit ?

 

Peu m’importe, il me faut me nettoyer, me laver de mes péchés de la veille. Mon corps tout entier est encore imprégné de l’odeur de mes ébats, mes organes eux-mêmes réclament entretien et lustrage. Je n’aime plus mon corps mais ça je vous l’ai déjà dit. Lui par contre apprécie que je m’occupe de lui, il aime se faire bichonner, dorloter. Peut être a-t-il gardé en mémoire le souvenir d’un temps ou d’autres s’en préoccupaient. Peut être qu’un jour, dans un autre univers quelqu’une saura lui faire retrouver de sa splendeur passée. Pour le moment pas l’envie, pas le désir de l’effort en ce sens. Pour qui, pour quoi ?

 

L’eau me ramène à la réalité, son flux sur mon front me fait l’effet de milliers de bombes explosant simultanément. Je trésaille une seconde et me reprends. Frictionner, masser, éveiller cette masse endormie, voila ma mission.

 

Petit à petit je retrouve force. Je dirais même qu’une certaine vigueur s’empare de moi… J’en connais au moins un qui ne perd jamais le Nord dès qu’on lui porte la moindre attention. Le voici qui fait le fier et réclame sa minute de gloire.

Mais non mon grand ! Ce n’est pas l’heure à cela ! Et puis tu le sais bien, les plaisirs solitaires n’ont jamais été  de ceux que je pratique. Quand comprendras-tu enfin que je déteste l’après ? Cet instant où, le plaisir passé, je me retrouve seul face à moi, si seul. Comme un désespoir qui me saute à la gueule et me renvoie à mon désert affectif.

 

Allez zou ! A la niche et ne fais pas cette tête avec une mine consternée.

 

J’aime, oui j’aime me sentir frais, «  propre comme un sou neuf  » disait mon aïeul. Mon parfum qui m’enveloppe, mon enveloppe qui parfume mon chemin.

 

Sortie de bain, deuxième café, première cigarette.

 

Poumons arrachés, gorge brûlée, gueule cassée. Et pourtant là, je suis heureux. Ivre de tranquillité, empli du sentiment de liberté. A poil, seul mais heu reux !

Par Joe Lane - Publié dans : No title (en attendant d'en avoir un)
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Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 14:53

Sous un dais constellé d’étoiles trône un lit tel centre d’un nouvel univers.

 

La tête formée d’entrelacs de métal harmonieux, coussins plus moelleux les uns que les autres posés sur un nuage de plumes. Nulle couverture, juste des draps tissés. Broderies fines, mille chérubins ont du un bout d’éternité y travailler.

 

Elle contrôle l’espace et tient mon proche destin dans le creux de sa main. Je ne suis que le jouet d’une récréation qu’elle s’accorde. Elle fond sur moi, telle une toupie malicieuse fait des tours de passe-passe, je sens l’air sur mon corps, elle me déshabille comme jamais je ne l’ai été. Me voici dépouillé comme Adam, elle sera donc ma tentatrice.

 

Sans m’accorder un seul regard elle me projette en arrière, je me retrouve noyé dans le duvet soyeux de sa couche. A quatre pattes elle me grimpe et dodeline tant et plus. Elle fait de moi son objet, me lustre le corps de sa peau satinée.

 

Est-elle un ange ou un démon ?

 

Pas vraiment le temps d’y réfléchir, elle me dit :

 

« Je vais t’apprendre ce que veut dire souffler le chaud et le froid »

 

D’une main experte elle se saisit d’une fiole dissimulée sous un des oreillers et me la présente. Pate de verre irisée dont elle ôte le bouchon et s’enduit les paumes. Je scrute la pénombre et devine ses formes, je veux les chérir voire même les pétrir.

 

Frissons qui m’envahissent soudain, c’est elle qui s’occupe de mon petit pain. Tout mon appareil avec délicatesse extrême elle enduit, je discerne dans ses prunelles comme un contentement de l’effet qu’elle produit.

S’il est bien chose que je ne saurais lui cacher, c’est bien mon érection. Mon membre, à la courbure légère, ne voit pas comment à ses pratiques manuelles il pourrait marquer plus avant signe d’hommage et de respect.

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 12:07



Les minutes passent et défilent, je me laisse porter vers des ailleurs luxurieux. Cette femme plane dans les airs, le ballet qu’elle exécute est d’une précision machiavélique, elle sait son objectif et s’y tient.

 

Une main tendue, je me lève. Elle tourne et vire autour de moi sans jamais me toucher. Son visage empreint de joie laisse croire à un abandon prochain. Pourtant il n’en est rien, chacune de mes tentatives d’approche se conclue par un retrait de sa part.

 

Elle me glisse à l’oreille :

 

« Souvenez-vous de notre conversation » puis reprends sa sarabande.

 

Me revient alors à l’esprit nos moments de dialogue, de sa vision de l’emprise que l’on peut avoir sur une personne. Elle m’assurait alors pouvoir dominer sans contrainte aucune, en ayant même l’assentiment de l’autre. Je commence à comprendre, elle veut m’éprouver et me faire la preuve de ses assertions. Je crois que c’est à cet instant que j’ai décidé de participer à ce jeu sensuel avec elle.

 

La voici qui à la suivre m’invite. Son corps découpe l’air avec grâce, un mamelouk ne saurait mieux manipuler son sabre. Je suis fasciné par tant de dextérité et de précision. Chaque geste est compté, le moindre mouvement, ne serait-ce que d’un doigt, est exécuté avec minutie. Moi qui pensais, il y a peu encore, seules les slaves capables de telles prouesses.

 

Je voudrais l’étreindre, la prendre là contre le mur mais mon esprit m’y interdit. Elle m’a jeté un sortilège, je suis à sa merci. Qu’il est doux de se laisser porter par l’instant fut-ce t’il même impossible à maitriser. Je veux entre ses mains n’être plus rien et être son tout. Etre la terre qu’elle malaxe, devenir son œuvre, me sentir le chef d’œuvre de ses envies.

 

Je ne sais plus où je me trouve, le dédale des couloirs, le parfum qu’elle laisse sur son passage troublent tous mes repères. Je ne suis plus qu’une aiguille folle qui tourbillonne sur une boussole, je perds le Nord.

 

Un rai de lumière filtre de l’entrebâillement d’une porte, elle se glisse là et m’enjoint de venir.

 

La pièce est digne d’un palais des mille et une nuits. Tout est sujet au plaisir.

 

Une table ornée d’une corbeille de fruits savoureux. Draperies, tapisseries, soieries émerveillent la vue. Encens enivrants. Musique diffuse au lointain. Si le paradis existe nous n’en sommes plus très loin.

 

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 14:56

Telle une liane elle s’enroule lascive et étreint le lien. Ses muscles finement ciselés, ses courbes cachées, ses ondulations me mettent en émoi. Elle domine la chose, se frôle à elle, puis s’en éloigne comme pour mieux avoir une emprise sur elle. Ce jeu, si c’en est un oblige le spectateur à se sentir acteur. Comme si cette diablesse souhaitait que l’on ne soit rien et tout entre ses doigts. Ses doigts… Ils filent sur le chanvre et le caressent… Comme une promesse à celui qui est sous leur coupe…Je sens l’émotion m’envahir…

 

D’un geste détaché elle tombe le masque, ses dents d’un blanc éclatant sont le point d’orgue d’un sourire radieux et aguicheur. Elle lâche prise et s’approche maintenant de moi. Déjà une senteur, mélange de fruits et de fleur d’oranger, me vient aux narines. Doux parfum, un trait d’insolence... Il doit être le reflet de cette femme, il se veut prenant et subtil à la fois.

 

La chorégraphie se veut de plus en plus entreprenante, elle me présente son ventre orné d’un bijou, arabesques légères. Mouvements du haut de son corps, ses épaules tremblent, elle se penche et m’offre à découvrir deux biens beaux fruits que le soleil à baignés de ses rayons. Heureux soleil qui a pu se poser sur eux…

 

J’ose avouer une goutte qui perle sur mon front…Moiteur, chaleur de l’ambiance.

 

La voici qui se plante face à moi, une pointe, son pied fend l’air,  vient se poser à mon entre jambes et se dérobe. Sourire amusé de la bayadère… Elle sait y faire la bougresse, la voici qui d’un déhanchement torride me fait l’honneur de connaître un côté gourmand de sa personne. Son petit cul bien rond luit sous les lumières, il se trémousse, se déchaine pour mieux attirer mon attention et attiser mes sens. Elle va gagner la première manche…Elle se penche un peu et là passe ses rondeurs comme caresses sur mon bas ventre. Rien de bien insistant, juste un effleurement…

 

Même sorti de la pièce j’ai comme la sensation que le charmeur de serpent fait effet à mon endroit. Le mien se dresse fier, prêt à se faire attaquer par la bête qui l’hypnotise.

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /Juin /2009 13:25

Mes yeux se troublent, ils s’écarquillent pour être surs de ce qu’ils voient. Je la contemple, divine apparition. Comme suspendue dans l’air elle me jette une œillade et entame un ballet où la sensualité se veut le maitre mot.

 

Du halo elle émerge et semble glisser le long de cette corde avec qui elle a un rapport presque fusionnel. Une de ses jambes, fuselée, est dénudée et laisse à deviner un tatouage. Entrelacement symbolique d’une plante grimpante épineuse aux fleurs extraordinaires. Une seconde peau, comme un bas qui ne ferait qu’un avec son corps. Je ne peux m’empêcher de suivre le cheminement du dessin de ses chevilles fines à cette hanche offerte. Les images virevoltent, son corps oscille, je suis prisonnier d’un rêve éveillé.

 

Elle pose la pointe d’un pied au sol, je vois alors sa tenue des plus exotique. Des colliers qui pourraient pour beaucoup être de pacotille prennent la lumière et renvoient une myriade d’éclats luisants, un voile léger barre son visage d’où ne percent que deux yeux de gazelle du désert. Je suis envouté.

 

Telle une liane elle s’enroule lascive et étreint le lien. Ses muscles finement ciselés, ses courbes cachées, ses ondulations me mettent en émoi. Elle domine la chose, se frôle à elle, puis s’en éloigne comme pour mieux avoir une emprise sur elle. Ce jeu, si c’en est un oblige le spectateur à se sentir acteur. Comme si cette diablesse souhaitait que l’on ne soit rien et tout entre ses doigts. Ses doigts… Ils filent sur le chanvre et le caressent… Comme une promesse à celui qui est sous leur coupe…Je sens l’émotion m’envahir…

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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 16:08

 

La fraicheur tombe enfin sur la ville après cette journée caniculaire. De mon balcon je contemple le désert. Le soleil se jette dans la mer de sable dont les vagues filent au loin à l’horizon. Le ciel s’embrase, la ville prend une teinte sanguine. Il est pour moi bientôt temps de partir pour ce rendez-vous tant attendu.

 

Me voici dans la rue, tumulte et brouhaha, c’est l’heure où le chaland s’évade de sa prison de pierre pour retrouver ses congénères et refaire le monde dans chaque recoin de cette citadelle.

 

Je déambule tranquillement dans les ruelles, je fais mon chemin à la recherche de ma future destination. Les odeurs orientales emplissent déjà l’air du soir. Elles excitent mes narines et mon appétit. Les marchands d’olives à la sauvette, les porteurs d’eau, tout un monde nocturne est en branle. Chacun y trouve sa place, je ne sais où se trouve la mienne. Etranger ici, je découvre la réalité d’une culture qui n’est mienne. J’aime cette ambiance de labeur mêlée à ce sentiment de joie profonde. Tous, quelle que soit leur appartenance sociale, sourient et rient à la vie.

 

Je presse le pas, je suis attendu.

 

Je passe le coin d’une ruelle sombre et entrevois ma destination. Une porte haute en bois sculptée, le mur extérieur décrépi par le temps mais qui garde un superbe cachet des jours anciens. Je me saisis du battant et frappe, un homme plein de déférence m’ouvre et me demande de bien vouloir le suivre.

 

La cour décorée de zellige d’un bleu profond appelle à la méditation. Une fontaine laisse entendre un léger clapotis. Plaisir de ce son, l’eau source de vie jaillit même ici.

 

Des torches allumées, un parfum subtil, une lumière tamisée, tout ici respire la sérénité et appelle à se poser un instant. Je ne regrette pas d’avoir accepté l’invitation faite par cette danseuse qui se produisait il y a peu au palais. Nos regards se sont croisés, je ne pouvais plus détacher le mien. En fin de soirée elle était venue me voir et nous avions devisé. Promesse d’un échange plus long en un lieu plus adapté pour une conversation au calme.

 

J’ose avouer mon étonnement d’avoir reçu cette lettre si peu après, je me pensais bien trop fade pour intéresser un si joli brin de femme. Pour moi bien d’autres hommes devaient avoir ses attentions, des hommes plus à même de contenter son besoin de compagnie. Mais c’est à moi ce soir que revient l’honneur de venir en sa demeure.

 

L’homme me fait signe de prendre place dans une pièce qui s’ouvre devant moi.

 

Au sol moult coussins jetés. Plus loin, un canapé immense placé juste au centre de la pièce. Des tentures multicolores semblent couler le long des murs. De ces tissus précieux qui de la soie, de l’organza et autres velours. Teintes irisées, ourlets de fils dorés… Même le plafond est masqué par une voute tissée, impression de se trouver sous un ciel constellé d’étoiles.

 

Je me pose et patiente, la maîtresse des lieux ne saurait tarder maintenant. Bruissements non loin, tambourins dans la nuit…Musique lancinante qui monte autour de moi… Un homme entre. Une corde il dépose au sol et à son tour il prend place. Une flute à ses lèvres il commence un air fascinant. Magie, tel un serpent la corde s’élève. Je lève la tête pour suivre sa course, stupeur. Un éclat de lumière, une fumée opaque… Et là !

 

Par Joe Lane - Publié dans : Purplesilk (mes textes érotiques ou pas)
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